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SUITE À L'ANNULATION DU SPECTACLE EN HOMMAGE À HASNI

Les amis du défunt reviennent à la charge

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Cheb Hasni, l'idole des jeunesCheb Hasni, l'idole des jeunes

«Nous sommes motivés par une volonté de fer pour faire d'une telle rencontre, un spectacle professionnel digne de nom, réussi», dira le bassiste Jari Nouri.

Il n'en fallait pas trop pour que les amis du défunt chab Hasni reviennent à la charge pour organiser, dans le conservatoire Ahmed Wahby, un spectacle qu'ils ont placé sous le slogan de «l'espoir».
La tenue, une deuxième fois, du spectacle a été décidée suite à l'annulation de la première rencontre artistique rentrant dans le cadre de la célébration de la 23e année de l'assassinat du «porteur de l'espoir», cheb Hasni.
Les amis du défunt, ahuris, plutôt révoltés pour la tournure qu'a pris une telle annulation, se sont regroupés en collectif qu'ils ont baptisés au nom de «Les Amis de Hasni» et plus déterminés que jamais ont, en l'espace de six jours, réuni toutes les conditions permettant l'organisation, aujourd'hui, d'une telle rencontre qui sera dédiée à Hasni et la ville d'Oran. «Oran et Hasni méritent mieux», dira Jari Nouri, ancien bassiste qui a accompagné plusieurs artistes et ami de Hasni.
Le bassiste n'en revient pas dans ses dires en décortiquant les différents rounds qui ont marqué la décision prise quant à l'annulation, à la dernière minute, du spectacle en hommage à Hasni. «Nous nous sommes retrouvés devant des pratiques mafieuses et des mauvaises intentions, d'où notre retrait et la décision prise quant à l'organisation de la rencontre de samedi (aujourd'hui, Ndlr)», a-t-il expliqué dans la conférence de presse tenue jeudi dans le siège d l'association Civ-OEil de Toufik Ali Chaouche. Sur sa lancée, il a ajouté que «nous sommes motivés par une volonté de fer pour faire d'une telle rencontre, un spectacle professionnel digne du nom, réussi». D'ailleurs, a-t-il cité, plusieurs chanteurs de renom ont confirmé leur présence à commencer par cheikh Nani, Dalila, Houari Dauphin etc. Le producteur Gafayti, ayant ouvert le bal des débats, n'y est pas allé avec le dos de la cuillère en revenant sur l'annulation du spectacle devant se tenir le 1er octobre dernier en hommage à cheb Hasni. Il tiendra des propos plus ou moins acerbes à l'égard des encadreurs, des organisateurs de la rencontre avortée, tout en s'engageant à faire du spectacle d'aujourd'hui, un gala réussi. «Nous sommes connus pour notre professionnalisme, d'autant plus qu'il s'agit de l'hommage à rendre à l'un des ténors de la ville d'Oran», a-t-il affirmé. Les intervenants ont, certes, focalisé leurs communications autour du spectacle d'aujourd'hui, ils n'ont toutefois pas omis au passage de déplorer les différends les ayant opposés avec l'ex-président de l'ex- président de l'Association pour la promotion et l'insertion de la chanson oranaise, Apico. «Ils ont agi comme s'ils sont dans l'Apico bis», a tancé le producteur Gafayti. Celui-ci est allé jusqu'à dire avoir été menacé par le biais des réseaux sociaux en l'occurrence facebook. En ce sens, il a annoncé la mise en marche de la machine judiciaire en déposant plainte, pour menaces et intimidations, contre le président de la défunte association pour la promotion et l'insertion de la chanson oranaise; Apico. Le débat ayant suivi la conférence a tourné autour du lieu désigné pour la domiciliation du spectacle d'aujourd'hui. Présent à la conférence, le sénateur Kazitani Abdelhak a estimé «exiguë la salle du conservatoire Ahmed- Wahby alors que Hasni mérite mieux en lui organisant une rencontre d'une grande envergure». Idem pour le metteur en scène et cinéaste, membre du collectif des Amis de Hasni, à savoir Boualem Abdelhafid, qui a estimée que «le raï draine des grandes foules alors que le conservatoire Ahmed- Wahby est de capacité d'accueil de 300 personnes». La décision prise est contre toute attente irrévocable, les Amis de Hasni sont plus que décidés à avancer dans leur besogne en ne changeant pas d'un iota le programme qu'ils ont concocté en le domiciliant dans ladite salle, question de marquer le coup avant de songer à d'autres activités à organiser au avenir. «Nous voulons, à travers notre action, démontrer que nous sommes capables d'organiser loin du brouhaha», dira, à son tour, Wahib El Goual, guide de la troupe antistatique El Madrassa.

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