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CLÔTURE DU COLLOQUE INTERNATIONAL D'ALGER SUR LE PATRIMOINE CINÉMATOGRAPHIQUE EN DANGER

Des projets entre rêves pieux et propositions adéquates

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Un évènement et des promessesUn évènement et des promesses

Restaurer, numériser, oui, mais pour conserver où? Dilemme qui ne trouvera sa réponse chez nous que dans le déblocage de cette situation ubuesque liée à la construction hypothétique d'un centre national des archives. Daigne-t-il le ministre des Finances répondre d'abord au tél....

Beaucoup de choses se sont dites dimanche, jour de clôture du Colloque international d'Alger portant sur «la mémoire des films: préserver le patrimoine cinématographique qui s'est déroulé donc les 14 et 15 du mois en cours à la Bibliothèque nationale d'El Hamma. Un colloque très technique, mais fort intéressant même pour les non-spécialistes de l'avis de certains observateurs. Ils sont venus de partout parler de leur expérience. La journée de dimanche a été d'abord l'occasion de faire connaissance avec la Cinémathèque algérienne représentée par son directeur qui évoquera les avancées de cette structure. Le président du comité scientifique du colloque, Ahmed Bedjaoui fera remarquer pour sa part que ce colloque nous permet, nous pays du Maghreb d'apprendre des expériences des autres. C'est ainsi que deux importants organismes étrangers ont été appelés à se présenter, des plus importants dans le système d'archivage du patrimoine cinématographique dans le monde. Le premier est l'INA, l'Institut national de l'audiovisuel lequel était représenté par Madame Christine Bramer et Delphine Wibaux. Les intervenantes ont insisté sur les vertus de la formation dans le domaine du patrimoine cinématographique, photographique et audiovisuel: «Il faut former des formateurs! Former des encadreurs intermédiaires, des cadres techniques qui pourraient piloter des projets, tout en identifiant sur le terrain les personnes ressources qui peuvent endosser ce rôle, développer la formation initiale pour que les jeunes qui le souhaitent puissent se spécialiser dans ces métiers-là et trouver à l'université des formations professionnelles». A ce propos, Faycal Ouaret, directeur du programme patrimoine d'appui à ce colloque invitera l'INA à prendre en charge la formation de quelques professionnels de la Cinémathèque algérienne pour se perfectionner, arguant qu'il nous manque quelques bons techniciens dans ce domaine. «J'insiste sur le fait de les prendre non pas à la sortie de l'école générale, mais dans le vivier de ceux qui sont déjà engagés dans des actions et qui ont à cet effet une expérience évidente.» Aussi, un appel a été lancé pour collaborer avec l'Algérie dans ce sens. Pour sa part, Christophe Dupin, le directeur de la Fiaf, Fédération internationale des archives de film, notera que sa structure compte 164 affiliés dans 75 pays, dont neuf cinémathèques affiliées au continent africain. La Fiaf est née en juin 1938. Son prochain congrès va se tenir à Prague en avril prochain et aura comme thème «le partage». Il fera remarquer que son rôle est d'aider également à la formation en soutenant les propositions comme ce fut le cas récemment avec la Cinémathèque tunisienne. Prenant la parole, le directeur de la Fiaf, ajoutera quelque chose d'essentiel dans son plaidoyer, à savoir que
«former des professionnels sur les archives c'est bien, mais il faut avoir les lieux et les machines pour ce faire. Il faut qu'il y ait des lieux pour préserver ces archives et on sait que dans beaucoup de pays africains, il n'y en a pas. Former c'est bien, mais il faut le soutien politique, il faut qu'il vienne de l'intérieur du pays. Prenez exemple sur le gouvernement iranien qui donne un soutien massif au patrimoine cinématographique». Pour sa part Aboubacar Sanogo, secrétaire régional de la Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci) soulignera la nécessité pour les institutions telles le Cnca, l'armée et la Bibliothèque nationale par exemple de communiquer entre elles. Il faut que la dynamique de travailler ensemble puisse exister. La société civile doit aussi mettre de sa pression pour que les choses avancent. Il faut qu'un réseau se crée ici, avant même mon départ. J'ai regretté qu'un des piliers de la mémoire de la cinématographie algérienne ne soit pas présent ou invité à ce colloque (Boudjamaâ Karèche, Ndlr), tout le monde doit le solliciter même si l'on est pas d'accord avec lui. Il faut travailler ensemble. Dans l'immédiat, le plus important est de créer en 2018 les états généraux des archives en Afrique. Identifier les pôles où ça va mieux, qu'on établisse en quelque sorte un collectif Fepaci archiviste. Les archives appartiennent au peuple. Il faut qu'il soit impliqué à tous les niveaux. On voudrait bien évidemment collaborer avec la Fiaf afin d'identifier les films africains et créer une filmographie continentale rigoureuse. Ce sera notre base de données. A cela, Bedjaoui rétorquera que le travail de catalogage et d'identification des films africains devrait être l'apanage et le travail de nos chercheurs africains d'abord. Avant de prendre congé de l'assistance, quelques mots de la fin ont été prononcés. Le directeur de la Cinémathèque algérienne Semiane, concis dira: «Pour conserver, il faut restaurer.» Pour sa part, Faycal Ouaret mettra à plat un problème pour le moins saugrenu, lié à la construction d'un centre de conservation des archives en Algérie. Il dira quant à lui: «L'Etat a mis les moyens, l'argent existe, le terrain existe, la volonté politique existe; mais nous faisons face à un écueil administratif. Il nous manque un seul papier...» En effet, selon toute indiscrétion, les appels du ministère de la Culture au ministre des Finances demeurent aux abonnés absents et ce, depuis une année... Dans la conjecture actuelle de la restriction budgétaire, les priorités semblent être ailleurs. Comme dirait cette pub «Nous n'avons pas les mêmes valeurs!»...Notons enfin que les recommandations du colloque seront visibles prochainement sur le site Web du ministère de la Culture.

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