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NOELKA À L'EXPRESSION

"Notre société n'est pas tolérante"

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L'Expression: Comment présenter Noelka et quel sens donner à ce pseudo?
Noelka :
Noelka est avant tout une personne sensible qui aime décoder les émotions des autres, et son écriture lui permet de fixer ces émotions peut-être vécues, peut-être marquées par les histoires des autres autour d'elle.
Le pseudo Noelka vient d'un surnom que lui a donné une amie allemande, lors de la première publication des nouvelles, à Paris, son amie était présente à ses côtés pour choisir le pseudo.

Ce recueil est votre première publication en Algérie?
Oui, en effet, j'avais commencé par une première publication à Paris, puis j'ai médiatisé le livre à Alger grâce à l'aide de l'artiste plasticien Farid Benyaa lors de ma vente-dédicace à sa galerie d'art le 17 février 2017.

Les passions amoureuses constituent un véritable fil rouge qui relie les cinq nouvelles de l'ouvrage. Cela renvoie à quel regard sur la société algérienne?
Une minorité qui n'a pas la capacité de s'exprimer et qui est rejetée par la société, j'ai pour rôle de les représenter et de leur donner une voie pour casser le tabou qui entoure cette micro-société, mes histoires sont fictives, mais représentent beaucoup pour mes lecteurs qui ont déjà ressenti une des émotions que je décris ou j'ai vécu une histoire que je raconte.

Les cinq nouvelles se déclinent à la première personne du singulier et au féminin. Pourquoi ce choix?
Par amour à la littérature féminine et à sa sensualité, je trouve qu'on ne parle pas assez au féminin. On essaye toujours de globaliser les faits sociaux sans pour autant se pencher sur la femme algérienne et la société dans laquelle elle survit.

Est-ce que la ou les narratrices sont-elles des figures masquées de Noelka?
Absolument pas! Elles sont plutôt des figures masquées de la femme algérienne. Notre société n'est pas tolérante par rapport aux sentiments qu'on peut éprouver.

Votre - ou vos héroïnes- sont des femmes libres, libres de leur corps notamment. Quel chemin créez-vous entre le fantasme et le réel?
Je construis une identité à la femme algérienne, elle peut facilement vivre comme je le décris, mais tout en se cachant. Ce n'est pas le fait de créer quelque chose entre le fantasme et le réel, mais de faire comprendre au grand public que cela puisse aussi exister dans notre société.

Vos personnages évoluent dans une société de confort, ont souvent un statut social gratifiant. Ils peuvent apparaître assez éloignés de l'Algérie, de la précarité, des incertitudes. Dans quel contexte avez-vous construit vos histoires?
A Alger, en effet, il y a toujours eu pour moi deux Alger, deux visages différents, il y a notre Alger conservateur et notre Alger libre, ce sont deux Alger paradoxales, mais qui s'accordent tellement bien (le jour et la nuit).

«L'Amie» a toutes les apparences d'une véritable déclaration d'amitié. Selon vous où se situe l'amitié de et dans les histoires d'amour?
J'ai toujours cru que c'étaient deux relations qui sont détachées, mais lors d'un départ, le chagrin est le même, c'est pour cela que j'ai fini mes histoires avec une histoire d'amitié.
Quels sont vos projets d'écriture?
Adaptation cinématographique du premier roman, un nouveau livre (roman) prochainement...

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