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MOHAMED ABDELLAH, LE PLUS JEUNE ECRIVAIN DU SILA, À L'EXPRESSION

"Je me suis toujours intéressé aux relations algéro-françaises"

Par
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Agé d'à peine vingt ans, Mohamed Abdellah, originaire de la wilaya de Tlemcen, vient de publier son premier roman aux éditions Necib d'Alger: «Entre l'Algérie et la France, il n'y a qu'une seule page.» Un véritable pavé de plus de 600 pages où on retrouve la beauté de la langue française et l'histoire de deux pays et de deux peuples, l'Algérie et la France. Dans sa première interview accordée à un média, Mohamed Abdellah nous parle de sa passion et de son livre.

L'EXPRESSION: Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?
Mohamed Abdellah:
Je suis un auteur algérien de 20 ans, qui a grandi à cheval entre l'Algérie et la France. J'ai commencé l'écriture assez jeune, et c'est cette année que je publie mon premier roman, «Entre l'Algérie et la France il n'y a qu'une seule page». Deux points attirent l'attention dans votre roman. D'abord, le thème développé, comment un jeune auteur peut-il s'intéresser à ce point au sujet des relations entre l'Algérie et la France? Il y a aussi le volume. Plus de sept cent pages pour un premier roman, c'est impressionnant: d'où avez vous puisé autant d'inspiration? Si je m'intéresse autant aux relations algéro-françaises, c'est parce que j'ai remarqué l'importance qu'elles tiennent dans la vie des deux pays, dans nos vies, et cela alors même que l'indépendance est désormais vieille de 55 ans! Deux événements aussi importants que la colonisation française et l'émigration algérienne qu'elle a entraînée ont fait en sorte que presque toutes les familles algériennes ont, d'une manière ou d'une autre, une histoire avec la France. Notre histoire commune a façonné nos sociétés, je pense que ce lien est assez unique au monde, et c'est ce qui m'a amené à me pencher sur ce sujet. Évidemment, compte tenu de mon âge, je ne peux prétendre écrire un essai historique, mais seulement aborder l'histoire des relations entre les deux pays sous un angle plus léger, plus romanesque. Mon inspiration m'est venue des multiples débats auxquels j'assistais depuis mon plus jeune âge. Ces débats concernaient des sujets aussi variés que l'éducation, la religion, la question de l'égalité hommes-femmes dans nos sociétés, des thèmes souvent repris dans mon roman. Quant au volume de mon livre, au delà de la diversité des sujets abordés, il y a tout simplement l'étendue temporelle de la période concernée: on parle d'un demi-siècle d'histoire algéro-française traversée par mes personnages! J'ai souvent eu à couper certains passages pour conserver une longueur raisonnable et attrayante pour le lecteur.

Pouvez-vous nous raconter votre histoire d'amour avec l'écriture qui a commencé à l âge de 14 ans d'après la préface de votre ouvrage?
L'écriture de ce roman s'est faite de manière progressive, c'était un cheminement qui s'est construit pas à pas, au départ je me contentais de coucher sur le papier quelques idées, puis je me suis rendu compte au fur et à mesure que c'était un roman qui était en train de prendre forme. Si je devais dater un événement décisif, un coup d'accélérateur à mon écriture, ce serait le cinquantenaire de l'Indépendance en 2012. C'est à partir de là qu'a germé dans mon esprit l'idée d'écrire un roman qui couvrirait peu ou prou un demi-siècle d'histoire algéro-française.

Quel sont les auteurs qui ont nourri vos lectures préférées?
Si je devais citer quelques auteurs qui m'ont le plus marqué, ce serait évidemment ceux des deux rives de la Méditerranée: Mohammed Dib, Mouloud Feraoun, Assia Djebar, Victor Hugo, Honoré de Balzac, Emile Zola. C'est grâce à eux que j'ai commencé à approcher une forme de maturité littéraire, après les romans et contes de la littérature jeunesse comme ceux de Keepling ou de J.K Rowling qui ont été les premiers à m'éveiller au goût des lettres.

C'est toujours difficile de trouver un éditeur pour un premier roman, racontez-nous votre expérience avec les éditions Necib?
J'ai eu la chance de rencontrer un éditeur, Noreddine Necib, qui a immédiatement cru en ce roman, a été convaincu de sa valeur, et a dès lors tout fait pour donner corps à mon rêve. C'est un privilège inouï pour un auteur débutant comme moi d'être écouté, valorisé et surtout aidé par quelqu'un d'aussi généreux et humain que Monsieur Necib. Je le remercie une nouvelle fois de m'avoir fait le plus beau cadeau qu'un éditeur puisse faire à un auteur, a fortiori de mon âge: il m'a donné ma chance.

C'est votre première participation au Sila en tant qu'écrivain, quelles sont vos impressions sur cet événement culturel de dimension internationale...
Mes impressions sont on ne peut plus laudatives: c'est à la fois un peu intimidant et surtout très excitant de se retrouver au coeur d'un tel bouillonnement intellectuel. Je découvre un nouveau monde, et j'essaie de m'y faire une petite place. Pour reprendre l'expression de mon éditeur, le Sila, c'est le «hajj» du lecteur!

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