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HÔTE DE LA LIBRAIRIE CHEIKH

Tizi Ouzou accueille à bras ouverts Hamid Grine

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Hamid Grine en pleine dédicaceHamid Grine en pleine dédicace

Ce sont donc des moments de convivialité et d'échanges culturels d'une extrême intensité auxquels nous avons eu droit samedi dernier.

En plus des lecteurs, de nombreux écrivains de la région de Tizi Ouzou ont marqué de leur présence la séance de vente-dédicaces de Hamid Grine, à l'instar de Mohammed Attaf, Youcef Merahi, Mustapha Rafai ainsi qu'El Hadi Ould Ali, le ministre de la Jeunesse et des Sports.
Ce sont donc des moments de convivialité et d'échanges culturels d'une extrême intensité auxquels nous avons eu droit samedi dernier, dès 14 heures, à la librairie Cheikh de Tizi Ouzou. L'équipe de cette librairie, à leur tête son gérant, Omar Cheikh, ont fait preuve d'un savoir-faire en matière d'organisation qui a été beaucoup apprécié par le romancier Hamid Grine, venu dédicacer son tout nouveau roman «Clandestine», après l'avoir signé dans d'autres grandes villes algériennes comme Alger et Constantine, il y a quelques jours. En plus des auteurs suscités, Hamid Grine a eu droit à un public fin connaisseur en matière de littérature et de culture générale. Ce qui l'a impressionné d'ailleurs.
Hamid Grine ne s'est pas lassé d'échanger durant des heures avec le public, dont une bonne partie a lu ses anciens livres, mais aussi des livres de sommités littéraires mondiales ayant donné l'occasion à Hamid Grine d'en parler. Puisque sa plume et son goût pour la littérature s'est forgé, entre autres, grâce à la lecture de ces auteurs exceptionnels et prolifiques dont l'un des premiers a été Honoré de Balzac. Hamid Grine avait à peine 15 ans quand il a lu ses écrits. «Quand j'avais seize ans, mon père discutait avec un ami à lui en ma présence. Je les écoutais. Mon père alors dit à propos d'une autre personne: ce dernier, même s'il est constamment souriant, on peut lui faire confiance car il est sérieux. J'ai alors répliqué spontanément: on ne peut pas faire confiance à quelqu'un qui sourit tout le temps. Interloqué, mon père me demanda qui m'a appris cette réflexion. Je lui répondis que je l'ai lu dans un roman de Balzac.»
Cette anecdote, racontée par Hamid Grine et tant d'autres ont constitué le sel de cette rencontre littéraire où les visiteurs se sont rués sur «Clandestine», le roman de Hamid Grine mais non sans profiter de cette occasion pour parler littérature avec un auteur qui revient à Tizi Ouzou pour la énième fois grâce notamment à la volonté dont sont dotés les travailleurs et gérant de la librairie Cheikh qui organise une séance de vente-dédicaces tous les samedis, sans jamais faillir à ce rendez-vous. Parfois, sont invités des auteurs en herbe, qui publient leurs premiers livres, et d'autres fois, les invités sont des écrivains qui ont à leur actif plusieurs livres. L'échange d'idées a été très riche, notamment avec l'écrivain et romancier Mohammed Attaf qui s'apprête à publier un livre biographique sur le grande chanteur, le regretté Samy El Djazairi. Mustapha Rafai, ancien joueur de la JSK et auteur d'un livre très riche sur ce club de la Kabylie, était aussi de la partie ainsi que le poète de Tizi Ouzou, Youcef Merahi, qui ne rate presque jamais aucun rendez-vous littéraire dans la ville de Tizi Ouzou, sur laquelle il gagnerait d'ailleurs à écrire un livre, lui qui a tant de choses à raconter avec la langue française ciselée qui est la sienne. C'est donc un public de choix qui était en face de Hamid Grine.
Ce dernier a trouvé du mal à se libérer pour faire des déclarations aux journalistes de la Chaine 3, radio Tizi Ouzou et à L'Expression. Grâce à «l'aide» de Omar Cheikh, le gérant de la librairie, on parvient à avoir enfin un moment pour que Hamid Grine s'adresse exclusivement aux journalistes. Nous parler de son roman «Clandestine» a été le premier point bien que systématiquement d'autres sujets ont suivi. C'est le cas par exemple de la polémique qui oppose le romancier Rachid Boudjedra à d'autres écrivains comme Boualem Sansal, Kamel Daoud et Yasmina Khadra. Hamid Grine ne trouve aucune gêne à en parler. «Tout débat, quelle que soit sa teneur, est le bienvenu tant qu'il porte sur les oeuvres», souligne-t-il en rappelant qu'il y a quelques décennies, nous avions déjà assisté à un débat suite à la sortie de «La colline oubliée» de Mouloud Mammeri. A l'époque, Mustapha Lacheraf et Mohamed Cherif Sahli se sont attaqués à Mouloud Mammeri, rappelle Hamid Grine qui affirmera qu'il aurait été souhaitable que ces deux intellectuels parlent plutôt de la valeur littéraire du roman «La colline oubliée». «Là aussi, on a condamné l'homme et non pas parlé et critiqué l'oeuvre», rappelle Hamid Grine. Ce dernier souligne que, s'agissant de la polémique de Rachid Boudjedra et les autres écrivains, «ça a débordé». «Le débat n'est pas resté dans les limites des oeuvres, mais il s'est glissé sur le terrain personnel. On est passé de la critique de l'oeuvre aux critiques personnelles», regrette Hamid Grine. Mais, insiste ce dernier, ce n'est pas la première fois qu'on assiste à ce genre de scénario qui s'est produit même sur les scènes littéraires d'autres pays comme la France. Et de citer la célèbre polémique à couteaux tirés ayant opposé Albert Camus à Jean-Paul Sartre. Pour revenir au bras de fer Boudjedra d'un côté et Sansal, Khadra et Daoud de l'autre, Hamid Grine, pour terminer avec une pointe de positivisme, a affirmé que ces écrivains sont tous des Algériens, quelles que soient leurs positions politiques: «Ils constituent de ce fait la richesse littéraire de l'Algérie, au-delà de leurs convictions politiques et idéologiques», ajoute Hamid Grine.
Concernant son tout nouveau roman, «Clandestine», Hamid Grine a déclaré aux journalistes qu'il ne s'agit point d'un livre sur le terrorisme ou qui raconte uniquement la vie de la femme, personnage principal. «C'est un roman sur l'Algérie et la femme. C'est un roman sur le courage des Algériens en général et des femmes algériennes en particulier, qui n'ont pas courbé l'échine durant la décennie noire et grâce à leur combat, l'Algérie s'est relevée encore plus forte que jamais», résume Hamid Grine. Ce dernier précisera que son éditeur (Casbah) et lui ont décidé d'un commun accord «d'amputer» le roman d'une trentaine de pages dont le contenu a été jugé pouvant choquer car décrivant l'horreur du terrorisme. «Nous avons enlevé ces passages, non pas par censure, mais à titre préventif pour ne pas heurter la sensibilité du lecteur car parfois la réalité est choquante», explique Hamid Grine.
Ce dernier rappellera que, contrairement à ce que l'on pensait, son roman est à 99% imaginaire. Il n'y a que Hayet, le personnage principal qui existe et qui a vécu l'horreur du massacre de Bentalha. Tout le reste est le fruit de son imagination. Le roman a été écrit entre 2001 et 2004 alors que les événements dont il s'est inspiré se sont déroulés en 1997. «C'est le roman qui m'a été le plus difficile à écrire», avoue Hamid Grine. Pourquoi? l'interrogeons-nous. Parce que, dans ce roman, je suis complètement absent contrairement à mes autres livres où d'une manière ou d'une autre, je fais intervenir mes expériences personnelles.
Hamid Grine quitte Tizi Ouzou à 18 heures avec un réel sentiment de satisfaction, non sans avoir écrit quelques mots sur le livre d'or de la librairie Cheikh, devant le gérant de cette dernière qui lui tend un document qui démontre que cette librairie est l'une des plus anciennes d'Algérie. Le document officiel en question démontre que ce lieu culturel et du livre existe depuis 1929. Dans 12 ans, la librairie Cheikh fêtera son centenaire.

Il sera à Oran le 16 décembre
Après Alger, Constantine et Tizi Ouzou c'est au tour d'Oran d'accueillir l'écrivain Hamid Grine qui retrouvera ses lecteurs autour de son dernier roman intitulé Clandestine, paru aux éditions Casbah.
La rencontre aura lieu samedi 16 décembre à la librairie Livres, Art et Culture, 22 rue Moulay Mohamed (centre-ville), à partir de 14h30 pour une vente- dédicace.
Le public est cordialement invité.

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