Prévisions pour le 24 Juillet 2018

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ETAT DU QUATRIÈME ART ALGÉRIEN

Productions diversifiées et priorité au texte algérien

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Le retour au texte algérien, la multiplication des manifestations et la perpétuelle quête du public a constitué l'essentiel de l'actualité, assez dense, du quatrième art algérien qui clôt 2017 avec une moisson estimée à une cinquantaine de nouvelles productions. Présentée lors du 12e Festival national du théâtre professionnel, tenu en cette fin d'année à Alger, la production des théâtres régionaux, pour une large part, s'est appuyée sur des textes de dramaturges algériens, aux côtés de quelques expériences d'adaptation et de traduction.
Cette volonté de renouer avec le texte algérien, s'est traduite par la présence de 11 textes de dramaturges et romanciers algériens sur les 16 inscrits à la compétition du 12e Fntp et révèle une option prise par les hommes de théâtre pour établir des passerelles entre le roman et le théâtre algériens, une exigence longtemps négligée. Entre théâtre dramatique et théâtre comique, les pièces produites en 2017, inscrites dans le registre du psychodrame et de la satire politique avec un regard critique sur la société, renseignent également sur un changement dans le discours -qui s'efforce de trouver une langue intermédiaire- et une rupture avec les classiques algériens des années 1980 marqués par l'engagement politique et le souci de repousser toujours plus les limites de l'expression.
L'évènement phare dans le 4e art pour 2017 a été sans conteste le 9e Festival du théâtre arabe dédié à la mémoire de Azzedine Medjoubi -comédien et metteur en scène assassiné en 1995 par les terroristes, organisé à Oran.
La capitale de l'Ouest algérien a été la co-hôte de la manifestation avec la ville voisine, Mostaganem, qui devait, elle, abriter une compétition dédiée au théâtre universitaire.
«Capitale du théâtre» en 2017, Mostaganem a récidivé en accueillant, coup sur coup, les semaines théâtrales, le 50e Festival national du théâtre amateur et plusieurs autres manifestations, journées d'étude et rencontres sur différents thèmes liés au 4e art.
Outre les rencontres de Sétif, Constantine, Batna, Sidi Bel Abbès et Annaba, des manifestations locales et nationales ont été suivies par un public relativement nombreux, à l'instar des Journées du théâtre Azzedine-Medjoubi à Skikda, du Festival maghrébin du théâtre à El-Oued, des Journées nationales du théâtre et des arts dramatiques de Tissemsilt ou encore les Journées du monologue et de l'humour de Jijel et Médéa. Bien qu'affectées par des restrictions budgétaires, certaines productions, essentiellement portées par la créativité de leurs concepteurs et le talent des comédiens, ont tout de même réussi à se frayer un chemin et à se faire distinguer hors frontières. C'est le cas de la pièce «Carte postale», mise en scène par Kada Chalabi et produite par le théâtre régional de Mascara, primée au 24e Festival du théâtre en Jordanie, alors que le metteur en scène Okbaoui Cheikh était honoré en Roumanie après quelques représentations en Espagne du spectacle «La dernière pièce».
De son côté, l'association culturelle «Slilwan» de Tizi Ouzou a également participé au Festival international du théâtre de Jemna (Tunisie), au moment où la pièce «Bahidja» mise en scène par Ziani Chérif Ayad était en lice aux 19e Journées théâtrales de Carthage (JTC). Si le public déserte les salles de spectacle depuis des années, il existe cependant, selon des professionnels, des expériences notables qui montrent que le théâtre doit «apprendre à communiquer et à se vendre», «à mettre à jour» ses canaux de communication et se «rapprocher» du public, surtout dans une conjoncture économique difficile où ses moyens matériels ne cessent de s'amenuiser et où l'inventivité et l'exigence de se surpasser sont de mise. Pour exemple, le théâtre pour enfant, dont la tenue coïncide avec la période des vacances scolaires, a connu un succès tel que les organisateurs ont décidé d'en prolonger la programmation dans des villes comme Béchar, Oran, Constantine ou encore Médéa.
Une aubaine qu'il faudra savoir «exploiter» sur les moyen et le long terme pour «former le spectateur de demain» et constituer un public pour le théâtre, recommandent les observateurs.
Une autre expérience qui mérite d'être rappelée est celle du Théâtre régional d'Oran qui a investi en 2017 les réseaux sociaux et créé sa propre Web TV pour se rapprocher du public et le fidéliser. Outre une communication de plus en plus maîtrisée de sa programmation, établie à l'avance, le TRO a développé plusieurs activités autour du spectacle, comme les ateliers de danse, un club de lecture et un café littéraire. Cette nouvelle stratégie s'est avérée payante: depuis plusieurs mois le théâtre Abdelkader Alloula affiche complet à toutes les représentations et concerts qu'il abrite, ce qui a imprimé une nouvelle dynamique lui permettant aujourd'hui de réaliser des rentrées d'argent supplémentaires en ces temps de raréfaction des ressources. Autre exemple d'efficacité, la promotion de la pièce «Torchaka» de Ahmed Rezzak, entretenue essentiellement sur la Toile, qui a porté ses fruits lors de sa tournée. Après 2016, le succès de la pièce auprès du public s'est confirmé en 2017 avec 500 entrées en moyenne pour chacune de ses représentations.

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