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PROJECTION À CONSTANTINE DE «ERRIHLA EL MOUAJALA»

Immersion dans le monde des harraga

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Le film Errihla El Mouajala, présenté en avant-première samedi après-midi à la Maison de la culture Malek Haddad de Constantine, a opéré une immersion dans le monde des passeurs, ceux-là mêmes qui annihilent les rêves des jeunes en organisant des voyages «truffés de dangers» dans des embarcations clandestines. Le film, dont le scénario a été écrit et réalisé par le jeune Islam Menfouche, dépeint, pendant 50 minutes, les phénomènes du chômage et de l'émigration clandestine à travers l'histoire d'un groupe de jeunes chômeurs, en proie à plusieurs difficultés dans leur vie quotidienne, qui les poussent à tenter l'aventure à bord des embarcations clandestines, en quête d'une vie qu'ils croient être meilleure. Au fil des scènes, non dépourvues de suspense à travers lesquelles le réalisateur a réussi à captiver l'attention du public, ces jeunes volent la moto d'un expatrié algérien, dont le rôle est interprété par Farid Aït Amar, qui est rentré au pays, après avoir vécu une crise financière en France, où il résidait. Ces jeunes se sont, par la suite, rendus dans la ville de Skikda à la recherche d'un homme nommé Salah qui a pour habitude de transporter des harraga sur l'autre rive de la Méditerranée, mais par «malchance» ces jeunes sont tombés entre les mains d'un escroc qui leur a subtilisé leur argent en se faisant passer pour Salah. A la fin du film, ces jeunes rencontrent le vrai Salah, en l'occurrence le comédien Noureddine Bechkri, qui les informe qu'il a cessé de transporter des émigrés clandestins après avoir perdu l'un de ses fils au cours d'une expédition, en leur assurant qu'ils ne peuvent trouver mieux que l'Algérie. Dans une déclaration à l'APS, Islam Menfouche a fait part de son intention de donner suite à ce film pour mettre l'accent sur les pratiques des «commerçants de la mort» - comme il les a qualifiés- en laissant justement la fin du film ouverte à toutes les hypothèses. Il a également fait remarquer qu'il a sciemment rassemblé dans son film des acteurs expérimentés et d'autres nouveaux en vue d'échanger les expériences. Au fait des activités culturelles, Imed a loué «la performance des acteurs et du réalisateur», notant que de «telles initiatives doivent être encouragées pour promouvoir la scène artistique algérienne». En plus de Noureddine Bechkri et Farid Ait Amar, les autres rôles du film Errihla El Mouajala, dont le tournage a été réalisé à Constantine et Skikda, ont été notamment interprétés par Islam Menfouche, Mohcène Houari, Yassine Boudjaâda et Fatiha Nasrallah.

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