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GALERIE SIRIUS

Des états vertigineux de l'art

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Deux visions, deux sensibiltés artistiquesDeux visions, deux sensibiltés artistiques

L'artiste peintre Valentina Ghanem ainsi que la jeune photographe Chafia Loudjici exposent actuellement leur vision du monde jusqu'au 8 février.

La galerie d'art Sirius, sise au 139 Boulevard Krim-Belkacem, Télemly, vous invite à découvrir depuis le samedi 20 janvier une belle expo et pénétrer deux mondes différents représentés par le duo d'artistes féminines, les peintures de l'artiste plasticienne Valentina Ghanem Pavlovskaya et le monde visuel de la photographe Chafia Loudjici.
En effet, le choix de cette jeune photographe n'est pas fortuit, car elle témoigne de sa façon de capter, selon elle, le pouls d'Alger et principalement les dédales de la casbah d'Alger entre ombre et lumière. «Ce qui m'a toujours fasciné dans la Casbah ce sont les ruelles étroites. C'est aussi cette lumière spéciale d'où se dégage ce clair-obscur, pas comme au centre-ville, c'est différent. Il y a aussi tous ces détails comme ceux des portes, les murs, qui m'attirent. Ça me parle», nous a-t-elle confié. Vous remarquez que certaines de ses photos rivalisent avec l'aspect pictural et en cela la jeune photographe nous avoue avoir pris la photo en mode macrophoto. Le spot de lumière étant dirigé vers le fond de l'image.
De façon à accentuer à la fois le clair et le côté obscur. «C'est un flou qui donne un effet pinceau», conclut-elle. A propos de sa participation en duo à cette exposition en combinaison avec Valentina Ghanem, l'artiste fait remarquer que «l'ancre et les lumières chaudes que dégage la peinture ont un certain rapport avec la photo. Aussi j'admire énormément comme artiste Valentina Ghanem.
Faire une expo avec elle, c'est comme un rêve qui se réalise.» Pour sa part, Valentina Ghanem nous propose un patchwork hétéroclite de ses travaux picturaux déclinés en peinture à l'huile. Les toiles qui sont visibles sur les cimaises de la galerie Sirius appartiennent à plusieurs périodes de sa vie. Nous y découvrons pêle-mêle des peintures iconographiques, d'autres plus abstraites ou encore certaines déclinées dans un format plus géométrique qui appartient au trait cubique ou enfin des peintures qui relèvent beaucoup plus du genre classique, bien que le regard affûté soit bien ordonné à travers cette exposition qui vous met plein la vue. D'Alger vue du ciel comme une cartographie imaginaire, mais bien diluée et discernable, lorsqu'on prête bien attention à ces corps sveltes de femmes qui baignent dans une aura vertigineuse surplombant des morceaux architecturaux urbains que l'on peut aussi distinguer çà et là, l'on voyage assurément dans les tréfonds de l'artiste. En effet, une de ses toiles attractives représente ces silhouettes qui nagent entre les toits et les immeubles pour souligner cet état d'âme planant de l'artiste. Cette partie d'ailleurs relève de l'exposition «Vertige» qui date de 2003 et qui n'a rien perdu de sa superbe. Bien au contraire! «J'ai voulu montrer qu'on change chaque jour ou presque. Il y a les peintures de «Vertige» qui se regardent dans quatre sens. Une partie de mon expo présente aussi la Casbah vu d'en haut que j'ai déjà montrée dans 'Toit à moi''.
Le travail sur Alger rejoint celui de Chafia. C'est pour cela que cette expo se présente comme un patchwork des émotions et des étapes de la vie. Une autre partie de cette expo dévoilent mes toiles inspirées du Sud que j'affectionne beaucoup. En tout cas, cette expo aspire à montrer mes vertiges, mes états vertigineux et mon amour pour le Sud en général comme pour Alger. Ça synthétise tout ce que j'ai vécu, ce qui m'est cher.
Il y a le travail en pastel aussi. J'ai voulu exposer avec Chafia pour montrer son regard et le mien, c'est-à-dire deux univers différents qui peuvent voir chacun à sa manière le même lieu. Comme la Casbah par exemple. C'est autour de cette vision que je me questionne, comment les êtres voient les choses, chacun selon sa façon de regarder.
On pourrait notamment prendre cinq ou six artistes et leur demander de peindre la même chose. On aura des résultats complètement différents. C'est cette beauté et énigme propres à nos regards, sensations et rêves que j'aime explorer» achève de dire l'artiste. Pour rappel, cette exposition tiendra jusqu'au 8 février prochain à la galerie Sirius.

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