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FESTIVAL DU FILM AMAZIGH DE TIZI OUZOU

La qualité, ce grand absent

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La qualité, ce grand absent

Hier, mercredi, c’était la dernière journée de la 16e édition du Festival du film amazigh de Tizi Ouzou et le constat est unanime : le cinéma d’expression amazighe souffre de l’absence de qualité ces derniers temps.

Ce constat a été établi aussi bien par les spectateurs que par les quelques spécialistes ayant eu à visionner les quelques productions qui y prennent part. Ainsi, en plus de la faiblesse du nombre de films en compétition (seulement trois longs métrages!), un deuxième problème et non des moindres a été constaté, c'est celui du niveau «faible» des productions proposées pour concourir à l'obtention du Prix de l'Olivier d'or. Un constat qui ne souffre d'aucun équivoque.
Le manque de formation (voire l'absence de formation dans la majorité des cas), ajouté à l'improvisation et à la faiblesse des moyens financiers, sont les principales causes du déclin de ce cinéma selon Mme Lafer, qui a été membre de la commission ayant sélectionné les 17 sur les 45 films proposés pour prendre part à ce festival ayant duré de samedi dernier jusqu'à hier, mercredi.
La même spécialiste, intervenant dans le cadre de cette 16e édition du festival s'est abstenue de donner plus de détails concernant les 17 produits en compétition pour ne pas influencer le jury qui devrait choisir les lauréats du festival. Elle a toutefois rappelé que le cinéma d'expression amazighe est naissant. Mme Lafer a rappelé qu'il n'existe jusque-là qu'un seul livre sur le cinéma d'expression amazighe. Il y a donc du pain sur la planche, a-t-elle souligné.
Cette dernière a rappelé que pourtant, le cinéma d'expression amazighe était bien parti avec «La Colline oubliée» de Abderrahmane Bouguermouh, «La montagne de Baya» de Azzedine Meddour et «Machaho» de Belkacem Hadjadj. C'est l'absence de relève à ces ainés qui pose donc problème actuellement. Concernant l'affluence du public, il faut dire que cela dépend des films proposés. On a constaté que l'affluence au niveau de la grande salle de spectacle était un peu plus consistante lors de la projection des trois longs métrages en lice pour l'Olivier d'or.
En revanche, les documentaires n'ont pas séduit grand-monde alors que les courts métrages étaient plus ou moins appréciés par les spectateurs dont certains s'attendaient à des films qui ressemblerait un tant soit peu à «La colline oubliée» ou encore à «La montagne de Baya». Deux films qui ont marqué les esprits. On a remarqué cette année également l'absence de grandes figures du cinéma algérien comme ce fut le cas de l'avant-dernière édition ayant vu le Festival du film amazighe être rehaussé par la présence notamment de grands et talentueux acteurs algériens comme Bahia Rachedi ou Mohamed Adjaïmi. Le budget de ce festival revu à la baisse de manière considérable est pour beaucoup dans ce déclin.
Même au volet des conférences, les organisateurs ont fait appel uniquement à des conférenciers locaux de la wilaya de Tizi Ouzou mais sans pouvoir inviter des spécialistes des autres wilayas du pays et de l'étranger comme c'était le cas dans le passé. Ce qui a déteint sur l'éclat de cet événement. Des participants ont insisté sur la nécessité d'observer une halte concernant ce festival et le cinéma amazigh en général car, au train où vont les choses, le risque est élevé de voir le secteur noble du cinéma être pris d'assaut par des intrus.
L'absence des références en la matière comme les réalisateurs Belkacem Hadjadj et Ali Mouzaoui, qui ont la langue amazighe dans le sang, à ce festival, nous pousse à nous poser plusieurs questions sur ce festival du film amazigh qui a pourtant connu des éditions très retentissantes comme celle de Sétif où de grands films y ont été projetés et primés à la grande satisfaction du public et des cinéphiles et même des militants de la cause amazighe.

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