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AUX «RENCONTRES DE HOUNA QASSANTINA»

Abdelhamid Aberkane, militant de la citoyenneté

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On savait la vieille complicité entre l'interviewer et l'invité...On savait la vieille complicité entre l'interviewer et l'invité...

Recteur, ministre, député, sénateur, président de l'OMS, maire, Abdelhamid Aberkane est resté égal à lui-même en militant de la citoyenneté.

Nul n'avait vu le temps passer, les trois heures et demie qu'aura duré la rencontre, c'est dire à quel point la réception du professeur Abdelhamid Aberkane par «Les rencontres de Constantine» allait au-devant d'une réelle attente d'autant que l'on savait l'homme discret et habité d'une forme de pudeur.
Cette deuxième édition de la manifestation imaginée par Houna Qassantina aura pleinement validé la pertinence du concept et le public de qualité présent ne s'y est pas trompé qui a pris toute sa part au débat. On savait la vieille complicité entre l'interviewer et l'invité et
a-t-elle sans doute joué dans l'évocation, en ouverture, avec une perceptible émotion de l'enfance, du cadre familial de Abdelhamid Aberkane.
Natif du Khroub, fils d'une vieille filiation jijélienne, il rappellera «qu'il avait neuf ans au lancement de l'insurrection de novembre 1954» et on comprendra à quel point le poids de la guerre aura pesé sur la famille, qui vaudra au père Si Mokhtar, interprète judiciaire, près de quatre années de suspension.
La famille se retrouve en 1961 à Sétif où le père avait été autorisé à reprendre son travail et avec le jeune Abdelhamid brillant lauréat de la première partie du baccalauréat inscrit au lycée Albertini. «J'avais eu la surprise de retrouver mon ancien censeur du Lycée d'Aumale, M. Montlahuc, comme proviseur. Je lui avais dit que je souhaitai faire pion. «Fais tes études» avait-il tranché». Tout cela rapporté avec un brin de nostalgie.
A la modeste faculté de Constantine, il n'y avait que deux choix possibles, droit ou médecine. Constantine, Alger, des stages de courte durée en France, le concours de l'internat en 1967. «Le choix de la spécialité de réanimation tient sans doute aux conditions de disparition de mon père en 1969.»
Il se battra alors pour ouvrir et imposer la spécialité à Constantine, puis Annaba où il sera en charge de l'université en qualité de recteur dont il allait assurer l'algérianisation et la création de nouvelles filières. Auparavant, il aura, avec détermination et souvent contre les réserves et les blocages bureaucratiques, pris une part décisive dans la création de la Faculté de médecine de Constantine.
«Sans doute ce dont je suis le plus fier», dira-t-il en réponse à une question du public. «Vous êtes de la génération des bâtisseurs», affirmera l'un des participants et est-ce l'empreinte la plus marquante d'un itinéraire exceptionnel. Il est difficile de comptabiliser les projets que Abdelhamid Aberkane a lancés ou auxquels il aura été associé.
De la réforme du système éducatif initié par Kasdi Merbah en passant par la réglementation du statut de médecin spécialiste qu'il mettra en place en qualité de ministre de la Santé jusqu'à l'unité de recherches, au Journal de Médecine et aujourd'hui à la résidence Waha d'accueil des cancéreux, Abdelhamid Aberkane, c'est en battant qu'il s'engage et l'assistance retrouvera dans cette énergie la trace discrète, mais claire d'un enfant de la guerre. Le professeur Aberkane réagira aussi lors du débat à la lancinante grève des résidents et dira comprendre leurs revendications. Il y a eu donc, notamment lors des échanges avec le public, de l'émotion, de la complicité, mais pas que. Les pérégrinations en 1962 du jeune Aberkane embarqué dans le Festival international de la jeunesse d'Helsinki entre Constantine, Alger, Milan, Varsovie, Helsinki; Moscou; Paris; Casablanca, feront sourire «d'autant que je n'avais pas de passeport», précisera-t-il. Il se défendra aussi d'avoir été un mauvais gardien de but de l'ASK,son club de coeur. C'est bien l'image d'un militant de la citoyenneté qu'auront retiré ceux qui ont été samedi dernier à la rencontre de Abdelhamid Aberkane et savent qu'ils ont respiré un air d'Algérie sans les miasmes des corruptions et des égoïsmes.

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