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INSTITUT DU MONDE ARABE (IMA)

Vernissage de l'exposition "Pour un musée en Palestine"

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Le président de l'IMA, Jack Lang, et l'ambassadeur de la Palestine auprès de l'Unesco, Elias SanbarLe président de l'IMA, Jack Lang, et l'ambassadeur de la Palestine auprès de l'Unesco, Elias Sanbar

La collection est gérée par l'Association d'art moderne et contemporain en Palestine, en attendant, comme l'a expliqué l'ambassadeur palestinien, de transférer le musée à El Qods, capitale de la Palestine...

L'exposition «Pour un musée en Palestine» a été inaugurée vendredi à l'Institut du monde arabe (IMA) de Paris, une année après celle d'une sélection d'oeuvres de la collection de solidarité du futur Musée d'art moderne et contemporain de Palestine.
Le vernissage s'est déroulé en présence du président de l'IMA, Jack Lang, et de l'ambassadeur de la Palestine auprès de l'Unesco Elias Sanbar, qui avaient signé tous les deux le 16 octobre 2015, un partenariat pour oeuvrer à la création en Palestine d'un Musée d'art moderne et contemporain. Inspiré par le «Musée de l'exil» créé dans les années 1980 par des artistes internationaux pour dénoncer l'apartheid en Afrique du Sud, le musée porté par l'IMA se veut celui pour la Palestine parce qu'il renferme une collection solidaire constituée de dons qui atteint actuellement 340 pièces, répertoriées et conservées pour le moment par l'IMA. La collection est gérée par l'Association d'art moderne et contemporain en Palestine, en attendant, comme l'a expliqué l'ambassadeur palestinien, de transférer le musée à El Qods, capitale de la Palestine. «Nous travaillons dans des conditions très difficiles.
Pour le site où sera érigé le musée, nous sommes dans la phase de repérage de l'assiette et nous avons besoin entre 3 000 et 5 000 m2», a précisé Elias Sanbar à la presse, indiquant que le projet «avance pas à pas», malgré sa vulnérabilité. Les premiers contacts avec de grands architectes ont été noués, a-t-il indiqué, pour envisager les modalités de leurs contributions, soulignant que les premières réponses sont «positives et encourageantes». Toutefois, a-t-il fait savoir, la collection s'enrichit de jour en jour de dons importants collectés par l'association, tout en affirmant que des Israéliens ont émis le voeu de participer à ce projet d'envergure. Pour sa part, Jack Lang a exprimé la fierté de l'IMA d'accueillir cette exposition, intitulée Nous aussi, nous aimons l'art, en attendant de regagner la Palestine. La cheville ouvrière de cette exposition, inspirée par un poème de Mahmoud Darwish Nous aussi, nous aimons la vie, est Ernest Pignon, un artiste plasticien qui avait joué un rôle important dans la campagne «Artistes du monde» contre l'apartheid. La collection du futur Musée d'art moderne et contemporain fera l'objet d'expositions itinérantes en Europe et dans le monde, et une partie des recettes sera versée à l'Association d'art moderne et contemporain de la Palestine. La première édition de cette exposition, qui s'est déroulée en février 2017, avait accueilli 6000 visiteurs, rappelle-t-on. Dans l'édition 2018 ouverte au public du 10 mars au 13 mai à l'IMA, seulement 20% de la collection du musée sont exposés, dont notamment l'oeuvre de l'artiste égyptien Hamed Abdalla (Al-Thawra/Révolution, 1968), Louis Cane (Nativite?, 2008), Anne-Marie Filiaire-Kalandia, (Palestine, 2004) et Robert Lapoujade (La Foule).

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