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YVES NILLY, VICE-PRÉSIDENT DE LA CISAC

"L'Algérie a affiché son soutien total..."

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«Le message important que nous comptons envoyer, y compris chez nous, en Europe, en Amérique latine mais aussi en Asie Pacifique est qu'en Afrique une alliance a été créée, que des réalisateurs, des scénaristes, des auteurs africains et des auteurs du livre vont nous rejoindre dans ce réseau international». C'est ce que nous a affirmé l'écrivain, auteur et scénariste français, président de Writers & Directors Worldwide et vice-président de la Cisac (Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs, dont le président n'est autre que Jean-Michelle Jarre, Ndlr). Après deux jours de réunion du bureau exécutif de la Cisac à Alger, Yves Nilly nous présente ici le bilan, mais aussi son sentiment après cette réunion tenue au Sofitel d' Alger (16 et 17 avril) et nous fait part des objectifs quant à l'avenir de la protection des droits des auteurs audiovisuels, notamment en Afrique.

L'Expression: Un mot sur cette Alliance panafricaine des scénaristes et réalisateurs, dont vous avez parlé tout à l'heure?
Yves Nilly:
On l'avait annoncé ici à Alger en septembre en commun avec la Fepaci et là elle vient de passer. L'Alliance panafricaine des scénaristes et réalisateurs ne concerne pas seulement les auteurs, ça traitera aussi de la question des salles de cinéma, la restauration des films, etc. Elle brasse des projets très larges. C'est une grosse structure. Les jeunes auteurs n'ont pas l'idée de travailler avec la Fepaci, donc on a décidé avec les auteurs africains de créer cette fédération. On l'a lancée à Venise en novembre dernier. Y ont assisté entre autres Laza, réalisateur malgache et responsable d'un festival de courts métrages à Madagascar, Cheikh Omar Sissoko, secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci), mais aussi des auteurs algériens sont venus. Et donc, on l'a lancée officiellement et créé un comité exécutif avec Laza comme président. Il devait venir mais il a son festival qui se déroule actuellement. Il y a déjà un site Internet qui est prêt. Maintenant on va aller à l'organisation et la logistique. On réfléchit pour savoir s'il va y avoir un bureau ou pas. Il y a de fortes chances pour qu'Alger soit partie prenante de l'endroit où est installé l'Apaser, même s'il va y avoir certainement des petites antennes dans d'autres pays, car il y a plusieurs pays qui sont intéressés.

C'est l'Algérie qui va s'en occuper?
Oui parce qu'on a vraiment le soutien de l'Algérie, du ministre de la Culture, de Samy Bencheikh El Hocine de l'Onda aussi. Je ne peux pas vous dire clairement si Alger sera le siège de l'Apaser, mais je pense que ce sera l'endroit de départ de nos activités.

Etes-vous satisfait après ces 48 h passées ici?
On est satisfaits. On a juste manqué d'auteurs, ici, qui ne pouvaient pas venir hélas comme je vous l'ai déjà dit. Laza avait son festival, Cheikh Omar a été bloqué à Bamako cette nuit, ça on le regrette, car on voulait faire une réunion de l'Apaser, mais on va le faire demain et après-demain ici car il y a d'autres auteurs qui viennent et ce sera une réunion interne. Ce qui est important pour nous, c'est que le message que nous allons envoyer, y compris chez nous, en Europe, en Amérique latine mais aussi en Asie Pacifique est qu'en Afrique une alliance a été créée, que des réalisateurs, des scénaristes, des auteurs africains et des auteurs du livre vont nous rejoindre dans ce réseau international, c'est le message le plus important. Ce qui reste aussi et ce qui nous a marqués est le soutien réaffirmé du gouvernement algérien. L'Apaser est officiellement membre du comité exécutif. On a aussi un auteur algérien qui y figure, un réalisateur, je pense que c'est Saïd Ould Khelifa... On veut avoir aussi des femmes et des jeunes. Pour l'instant, on essaye de mettre en place la logistique. Mais évidemment comme on a le soutien de l'Algérie il va y avoir des auteurs algériens qui seront présents. Quand on est venus en septembre on a visité la cinémathèque, on a été invités aux différents festivals ici, pour que ça crée un réseau et des contacts avec les auteurs algériens.

Vous êtes dans quel état d'esprit pour la suite?
On est très optimistes, surtout quand on a vu ce qui a été réalisé ailleurs. On a créé de belles choses ici. Il n'y a pas de raisons pour qu'on ne fasse pas la même chose ici.
L'Algérie est le pays qui a le système juridique le plus avancé, le plus protecteur et le mieux développé. On a une société de gestion collective qui marche bien, qui collecte bien, on a la copie privée..Au niveau de la Cisac, en Afrique on identifie deux pays, l'Algérie et l'Afrique du Sud, cette dernière dont la musique a une longue tradition déjà. Mais ça ne fonctionne pas bien pour eux en ce qui concerne l'audiovisuel, alors qu'en Algérie on a tous les répertoires de films. Ce sont les deux pays locomotives, en termes de protection des droits d'auteur. Mais on sait bien que malgré la bonne volonté des autorités, les auteurs ont beaucoup de mal à faire des films. Nous sommes un réseau d'auteurs. On ne peut pas aider financement or, le but de l'Apaser est justement de mettre en réseau tous les partenaires qui peuvent aider à la production. On sait qu'en Algérie, restaurer des anciens films, c'est bien, mais l'important est d'en réaliser des nouveaux. Les jeunes cinéastes, notamment ne pourront le faire que s'ils sont bien protégés, qu'ils puissent être rémunérés et vivre de leurs oeuvres. L'objectif de l'Alliance panafricaine est de mettre en relation des ressources. Le but est de pousser les gouvernements à avancer sur la question des droits. Par exemple, on a changé la loi au Chili, en Colombie aussi. On a travaillé vraiment auprès des autorités. On s'est réunis ici pour chercher de nouvelles idées, parmi lesquelles effectivement écrire une lettre aux différents attachés culturels des ambassades européennes et autres, car il faut parfois les utiliser et hisser le message au plus haut sommet du pays. On va continuer à se battre. On est de simples auteurs. On fait ça sur notre temps, on le fait de manière bénévole. Ça relève du militantisme.

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