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BOUIRA

Ali Amrane enflamme la Maison de la culture

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La directrice de la Maison de la culture Ali Zaâmoum en fine connaisseuse sur le plan culturel a clôturé son programme d'animation pour ce mois de Ramadhan en apothéose. En effet et pour la soirée du mardi elle a choisi et fait appel au chantre du rock kabyle, Ali Amrane. Devant une salle comble, mais où, et c'est une première la gent féminine était totalement absente, le grand artiste a enflammé la scène avec ses succès: Aqlalas, Amek Ddan Wussan, Tizi n' Leryah, Anefet-Iyi Kan, Xali Sliman, Anef-As I Tuzyint... depuis 1988, où il a rejoint la «compagnie» théâtrale Meghres à l'université de Tizi Ouzou comme musicien pour la chorale, l'enfant prodigue de Igariden, Maâtkas en Haute Kabylie a sillonné les capitales du monde. Dans un bref entretien accordé à notre journal, il revient sur son rôle dans le combat identitaire en se démarquant de toute appartenance politique. «Je ne milite pas politiquement. Sur le plan de la cause, c'est une passion et j'essaye d'apporter un plus à notre culture. Les acquis sont là, mais il faut continuer à revendiquer, les réussites sont les résultats de la lutte, il ne faut pas dormir sur ses lauriers» dira entre autres Ali Amrane qui, faut-il le rappeler, a fait un passage de trois années par l'Institut de langue et cultures amazighes de l'université de Tizi Ouzou pour des études de magister. Sa réponse quant à la création de l'Académie de la langue par les pouvoirs publics, est sans équivoque: «L'Académie est une création sur le papier, attendons pour voir.» Concernant l'activité artistique Ali Amrane qui dans sa tendre jeunesse s'est inspiré des Beatles, Idir, Simon and Garfunkel, Moustaki, Cabrel, Inasliyen, les Pink Floyd, Abranis, Cat Stevens... mais qui a lancé un style unique en Algérie, est revenu sur l'avenir immédiat. «Un nouvel album est prévu pour le début de septembre prochain. Ce passage, le second à Bouira après celui de 2015, n'est dû qu'à des contacts personnels. Non, l'Onda ne me programme pas. Un gala est retenu pour le 25 du mois courant à Thadarth Oumoussa, un autre hommage à Matoub après celui du Bataclan avec la totalité des artistes amis et fans de Matoub. Pour la programmation ici en Algérie, je ne sais pas comment se passent les choses. A Béjaïa et Boudjima, l'organisation a été prise en charge et l'oeuvre d'opérateurs privés, ici et ailleurs je reçois des invitations de personnes qui me connaissent et on arrange tout», nous dira Ali Amrane.

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