Prévisions pour le 13 Decembre 2018

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30
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PRÉSENTATION DE LA PIÈCE CHORÉGRAPHIQUE ERAKCH DE AHMED KHAMIS

Comment façonner son âme et son esprit par le corps?

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Amoureux de la danse contemporaine vous êtes conviés sur initiative de l'Etablissement Arts et Culture pour assister à un très beau spectacle avec des artistes de talent.

La représentation sera donnée aujourd'hui 2 juillet pour les gens des médias et le 3 juillet elle sera ouverte au public. Elle est intitulée Erakch en arabe ou comment façonner une matière en la sculptant en lumière et en couleurs. Une pratique prisée dans l'art islamique, à savoir l'enluminure. Aussi avec ces 10 danseurs et une seule danseuse vous êtes conviés à assister à un spectacle qui vous introduira dans cette façon métaphorique de travailler notre esprit, notre âme, notre affection et rapport à l'Autre, tout en mouvements et gestuels sensuels, où parfois le rythme d'une musique familière, un pas de danse spontané entrepris dans la rue, dans un mariage, ou à n'importe quel moment de notre vie où la musique vous envahit, finit par être le prétexte à une démarche chorégraphique plus ample, plus généreuse, pensée où la danse folklorique devient le début de quelque chose d'inattendu, un pas de danse fulgurant qui tend vers autre chose, un forme nouvelle abstraite ponctuée de musique de transe, lancinante, de songe, de martèlement de notre corps qui se fait marteler, pénétrer, transformer, et même figer à un moment donné comme une statuette et se métamorphose toujours au gré des rencontres, des liens tissés, des silences noués ou séparés...c'est ce que nous a inspirés le peu que nous avons pu voir jeudi lors des répétitions à l'école de musique de Vieux Kouba, mais le propre de la danse et l'art contemporain en général, c'est de laisser libre cours à l'interprétation de l'imagination de chacun... Alors à chacun de voir et ressentir ce qu'il veut... Ils sont 10 jeunes entre 19 et 24 ans animés tous par l'amour de la danse. Certains suivent Ahmed Khamis depuis plus d'un an. Ils viennent de différentes régions d'Algérie. Tilelli a 28 ans. Elle est la seule fille du groupe. Originaire de Tizi Ouzou, elle est ravie de faire partie de l'aventure. Elle nous confie que son rêve est de consacrer sa vie à la danse contemporaine, mais regrette toujours que les gens lui posent cette question fatidique: «Mais tu fais quoi en dehors de la danse?» Tilelli nous confie avoir commencé toute petite à faire de la gymnastique. Trouvant un peu ringard l'aérobic, elle commencera à s'intéresser à la danse contemporaine et au jazz. «A Tizi Ouzou il n'y a rien en question de danse contemporaine. En 2015 j'ai participé à un workshop au Ballet national. J'avais bien aimé le spectacle de Ahmed Khamis, Le voyage de poussière, qui avait été donné dans le cadre du Festival international de la danse contemporaine. J'ai commencé à apprendre la danse avec Nouara Idami mais c'était beaucoup plus traditionnel. J'ai trouvé cela ennuyant. Là, je n'arrête pas d'apprendre. Le groupe est tout simplement génial. Je m'entends avec tout le monde. Mes parents m'ont toujours encouragée. Le spectacle qu'on va donner inspire la beauté.» A propos de son rôle de danseuse, Tilelli estime qu'elle n'a aucun statut en tant que danseuse. «Quand on a des invités à la maison je ne peux pas dire que je suis danseuse. Les gens ne comprennent pas. J'ai été enseignante de française, mais j'ai arrêté. Si mes parents ne m'avaient pas encouragée j'aurai lâché cela il y a longtemps. Je profite des occasions pour satisfaire mes désirs de danseuse. Mais je ne fais pas n'importe quoi. Je refuse les clips vidéo. J'en ai fait un seul pour Lila Borsali. Je ne danse pas seulement pour danser ou gigoter. J'aime bien exprimer quelque chose de profond avec les mouvements..» Pour sa part Gourine Housam, 25 ans est originaire d'Oran. Il a commencé la danse à l'âge de 12 ans, dans la rue. «Je n'ai fait aucune école. J'ai fait quelques stages de danse contemporaine grâce à l'Institut français d'Oran. Je suis avec Ahmed Khamis depuis un an. Pour moi, c'est le meilleur chorégraphe ici en Algérie. C'est pour cela que j'ai tout lâché pour venir ici à Alger. J'ai un diplôme de cuisine et de mécanique mais je sais que danser. C'est ça ma vie. J'ai des rêves d'enfance à réaliser. J'ai essayé même la photo modèle. Je ne lâche rien.» Deux exemples de jeunes qui ont la «niaque» et rêvent de percer dans ce milieu qui hélas n'a pas vraiment de débouchés en Algérie. Une utopie? En tout cas ce que vous allez voir ces 2 et 3 juillet prochain sera bel et bien la réalité et une de très belle...

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