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FILM LARBI BEN M'HIDI

L'étau bientôt desserré?

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Khaled Benaissa dans le role de Ben M'hidiKhaled Benaissa dans le role de Ben M'hidi

«Aucune scène n'a été coupée...», a fait savoir dans un communiqué jeudi le réalisateur Bachir Derrais suite à son entretien, mercredi, avec la commission de visionnage du ministère des Moudjahidine...

Est -ce bientôt la fin de la saga qui oppose depuis une dizaine de jours le réalisateur Bachir Derrais au ministère des Moudjahidine? Après une réunion qui a rassemblé ces deux parties mercredi dernier, pour trouver une sortie de secours favorable pour le bien du film surtout, le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, aurait affirmé à l'APN que le réalisateur du film biographique sur le martyr Larbi Ben M'hidi a répondu aux observations de la commission de lecture et que «toutes les réserves seront levées incessamment». Et d'ajouter: Le réalisateur a compris les réserves exprimées et a répondu favorablement aux observations des membres de la commission», faisant savoir que «ces réserves seront levées incessamment» pour procéder, par la suite, à la projection du film «qui n'a jamais été interdit comme rapporté par certains médias»... Tayeb Zitouni a fait savoir en outre que «Ceux qui ont mené la Révolution ne sont ni des prophètes ni des anges mais nous ne devons pas les stigmatiser», a déclaré Tayeb Zitouni, affirmant que «si le scénario validé par la commission de lecture, composée de chercheurs et d'historiens, avait été respecté, cette polémique n'aurait jamais eu lieu». Dans un communiqué publié sur sa page facebook, le réalisateur qui vit depuis quelques jours une pression sans précédent contre un film jugé «politique» et inapproprié, car sujet à des polémiques qui peuvent heurter «l'histoire officielle» du pays, fait savoir clairement: «Hier, moi et mes proches collaborateurs, nous nous sommes réunis avec les membres de la commission de visionnage du ministère des Moudjahidine, ainsi que les principaux cadres pendant quatre heures. L'ambiance était très cordiale. Lors d'une discussion franche et directe, il s'est avéré qu'il y a eu un malentendu sur beaucoup de ses réserves, nous avons défendu le film et analyser le contenu scène par scène et nous avons tout argumenté devant ces membres, ils nous ont semblé très coopératifs et attentifs à nos arguments.» Et de préciser: «Nous n'avons fait aucune concession sur les séquences à couper. Nous avons été attentifs et très coopératifs sur les petites erreurs de dates et quelques petites références historiques qui ont glissé par inadvertance que nous avons déjà corrigées dans la nouvelle version que nous allons visionner tous ensemble dimanche prochain. Quant aux scènes qui dérangent, ils ont reconnu leur véracité historique et j'ose espérer les convaincre de les accepter telles quelles. Car je ne fais aucune concession comme je l'ai toujours déclaré et aucune scène n'a été coupée. Je répète aucune scène n'a été coupée.» Aussi le réalisateur de 10 millions de centimes se dit optimisme, quant au dénouement proche de cette affaire qui a défrayé la chronique et suscité moult remous, autour d'un film dont le contenu dérange avant même sa sortie. Et l'on se demande pourquoi cette peur et ce paternalisme saugrenus sur un réalisateur que l'on accuse de ne pas avoir respecté l'Histoire, alors que ce dernier se dit prêt à se défendre lui-même, livres et documents historiques à l'appui? Le réalisateur n'est-il pas mûr et vacciné pour se défendre lui-même s'il est amené à être attaqué en justice? Et si le film ne plaira pas au public, n'est-ce pas là le sort de n'importe quelle oeuvre cinématographique, sachant que personne ne peut prévaloir du succès ou pas d'un film ou peut prédire de son flop, même un Spielberg? Alors pourquoi vouloir interdire un film qui a mis 5 ans à se faire et qui plus est, respecte tous les faits historiques, et est conforme au scénario tel remis au préalable au ministère des Moujahidine et de la Culture comme le souligne son réalisateur? La question qu'on devrait se poser aussi est de savoir à qui appartient cette oeuvre? Au réalisateur ou au ministère des Moudjahidine qui ne détiendrait en fin de compte même pas 30% du budget? Si tous les faits tels que rapportés dans le film existent dans les livres vendus dans toutes les libraires en Algérie, pourquoi interdire un film qui ne fait que copier ces mots, voudrait- on ainsi insinuer que l'Algérien est bête et ne lit pas? Ou mieux encore, ne connaît pas son histoire? Une première en effet dans les annales du cinéma en Algérie où un réalisateur est soumis à un vrai lynchage bureaucratique en bonne et due forme et surtout à un procès d'intention autour d'une oeuvre artistique, fusse-t-elle un film politique! Depuis quand un film peut-il menacer la stabilité d'un pays, l'Algérie est-elle à ce point fragile pour qu'un long métrage puisse ébranler et menacer sa sécurité? L'Algérie qui a survécu au terrorisme et continue à laisser circuler en toute impunité des malfrats et criminels se soucie-t-elle à ce point d'un film qui évoque l'intelligence d'un grand martyr qui a tout fait pour libérer le pays du joug colonial d'abord par ses idées et ensuite par les armes? A-t-on vraiment besoin de voir encore du sang couler sur nos grands écrans et autres scènes de violence et de torture pour comprendre que la violence est multiforme et que la guerre se gagne aussi avec la force des idées? N'a-t-on pas assez vu des corps déchiquetés et des morts ces deux dernières décennies? Le réalisateur n'a t-il pas enfin le droit de faire le film qu'il veut s'il est conforme à l'Histoire? Si zones d'ombres il y a, il faudrait peut-être les chercher au niveau des raisons véritables de ces réserves...Tel un éclaireur «Fanonien» Ben M'hidi était «avant tout un homme politique et il est impossible de le montrer avec une arme à la main sinon je ferai une contre-histoire...» soutient Bachir Derrais. On attend donc le verdict... Notons enfin que Tayeb Zitouni a souligné l'importance de l'écriture de l'Histoire, «dans le sens de l'unification du peuple algérien», devrions -nous comprendre donc que le film de Bachir Derrais risquerait de la menacer? Ce ne serait pas un peu gros non? Plus que l'islamisme ravageur alors? on doute fort...

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