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INAUGURÉE VENDREDI DERNIER À BOUDJIMA

Une statue à l'effigie du chanteur Arezki Oultache

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Une statue à l'effigie du chanteur Arezki Oultache

Le regretté Arezki Oultache est un artiste qui demeure méconnu par le grand public, mais il est l'un des plus grands chanteurs kabyles de sa génération.

Il a passé toute sa vie loin des feux de la rampe. Par choix et modestie. Mais, ses fans et ceux qui suivent de près la musique et la chanson kabyles connaissent ses chansons et savent qu'elles figurent parmi les plus belles dont la magistrale «Ruh ruh». Ses fans ne sont pas, non plus, sans savoir que des dizaines de chansons composées par Arezki Oultache ont été chantées par d'autres artistes et ont constitué des succès énormes. Pour immortaliser le nom et la figure artistique de Arezki Oultache, la population de son village natal, Tarihant, dans la commune de Boudjima (daïra de Makouda) dans la wilaya de Tizi Ouzou, a érigé hier, vendredi 14 septembre une statue à l'effigie de cet artiste exceptionnel. L'initiative de cet hommage revient à un collectif constitué de citoyens du village Tarihant ainsi que de membres du mouvement associatif local. Quant à la statue, elle a été réalisée par un artiste de Tala Bouzrou, en l'occurrence Hakim Challal alors que le socle de ladite stèle est l'oeuvre d'un groupe du même village, limitrophe de Tarihant. Ce qui a caractérisé cet hommage, c'est son caractère purement populaire et loin de tout cachet officiel. En effet, ce sont les membres de la famille de Oultache Arezki qui ont, en quelque sorte présidé ladite cérémonie. De nombreux chanteurs et des dizaines de citoyennes et de citoyens étaient présents à la cérémonie de recueillement qui a été précédée par un dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe de Arezki Oultache au cimetière du village Tarihant. Parmi les chanteurs kabyles qui ont marqué de leur présence cet hommage, on peut citer Belkheir Mohand-Akli qui est de la même commune que le regretté Arezki Oultache. Il y avait également Athmani et Taleb Tahar, Youcef Guerbas... Après une brève prise de parole où a été rappelé succinctement le parcours artistique de Arezki Oultache, les présents ont observé une minute de silence à la mémoire du regretté compositeur. Après quoi, la foule s'est dirigée vers la placette où a été érigée la statue pour procéder à son inauguration. Sur place, l'un des organisateurs a remercié toutes les personnes ayant tenu à être présentes à cet hommage, à commencer par le réalisateur de ladite statue, à savoir Hakim Challal. Suite à quoi, une grandiose cérémonie de témoignages s'en est suivie au niveau de l'école primaire du village Tarihant où les dizaines de personnes et d'invités de la région se sont rassemblés. Il y a lieu de souligner que le programme de cette journée commémorative comprenait aussi une exposition sur l'oeuvre artistique et le parcours d'Arezki Oultache, notamment des articles de presse et autres photos. Une conférence-débat sur la chanson kabyle ancienne était aussi prévue hier vendredi ainsi qu'un gala artistique, en soirée, au stade du village avec la participation de plusieurs chanteurs kabyles, anciens et nouveaux, ont indiqué les organisateurs. Notons Arezki Oultache est né en 1931.
En 1953, il quitte sa région, Tarihant alors qu'il avait 22 ans, vers Paris pour chercher du travail. «Le hasard lui fait fréquenter le cabaret «El Djazaïr» où se produisait l'orchestre Missoum. Akli Yahiatène, Youcef Abdjaoui, Rachid Mesbahi, Fatma Zohra et Farida Chouchou émergeaient du lot sous la houlette de Missoum et de Farid Ali qui les ont initiés au solfège, leur donnant ainsi, une dimension professionnelle», témoigne un biographe de Arezki Oultache. Et d'ajouter Arezki Oultache se consacra alors à la composition. «En tournée à Marseille, Oultache fit la connaissance d'un jeune virtuose de la percussion, admirateur de Hsen Saïd, qu'il imite à ravir: Hammad Mohand Saïd. Ce dernier intégra la troupe et fut pris en formation par Missoum et Oultache. Il interprète avec brio 'Diru Mzya'', 'Wach Jrali Ya Ness'', 'Ruh Ruh'' et 'Bezaf Itrugh'' (J'ai tant pleuré)», ajoute la même source. C'était au début des années soixante. En 1964, Oultache qui voue une amitié inconditionnelle à Missoum, rencontre à Jouquet-Montparnasse Ramdane Hammoumène. Arezki Oultache compose pour Hammoumène quatre chansons dont la plus célèbre porte le titre annonciateur déjà des nouvelles réalités culturelles de l'émigration: «Jaquette américaine». «Le langage mythique et la parabole du verbe transcendant de Hasnaoui cèdent sous la nécessité de dire le vécu, la quotidienneté du prolétaire émigré. Après la mort de Missoum, en 1969, Oultache rentre au bercail en 1970», indique en outre le biographe de Arezki Oultache.

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