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LA CINÉMATHÈQUE ALGÉRIENNE

Leila et les autres de Sid Ali Mazif

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La cinémathèque algérienne relevant du Centre national de la cinématographie et de l'audiovisuel (Cnca) a rendu hommage, samedi, au réalisateur Sid Ali Mazif par la projection de son film référence «Leïla et les autres» (1977), un travail qui marqua un tournant dans le cinéma algérien grâce à une présentation audacieuse et sa défense des droits moraux et matériels de la femme algérienne au sein d'une société qui a bafoué ses droits, notamment dans le monde du travail et du combat syndical.
Réalisé dans les années 70, le film aborde un sujet avant-gardiste pour le cinéma algérien, en l'occurrence le droit des travailleurs et la discrimination à l'égard de la femme ouvrière en mettant en image une grève déclenchée par les travailleurs d'une usine en réponse à l'humiliation, d'une de leur collègue, par son responsable direct. Le film, qui a enregistré plus de 600 000 entrées lors de sa projection, relate le parcours de Leïla (l'actrice décédée Nadia Samir) et sa collègue et la vision de la société vis-à-vis de la femme ouvrière.
La discrimination à l'égard de la gent féminine est mise en scène à travers des images montrant la souffrance de la femme, notamment dans les transports en commun. Le travail de Sid Ali Mazif, lauréat du Premier Prix du festival de Tachkent (Ouzbékistan), aborde également le mariage des filles à travers l'histoire de Meriem, élève en classe terminale qui affronte sa famille et la société pour éviter son mariage avec un homme riche qu'elle ne connaît pas. Cette réalisation a donné une image précise des mutations que connaissait la société algérienne durant cette époque, ainsi que de la vie à Alger, particulièrement à Belouizdad, quartier qui a servi de scène de décor pour tout le film.
Le réalisateur a également braqué les projecteurs sur les us et coutumes des Algériens, leurs comportements et les relations de voisinage dans les quartiers populaires. Sid Ali Mazif a choisi pour son travail plusieurs figures féminines ainsi que de nouveaux visages, qui auront plus tard une place importante dans le cinéma algérien à l'image de Aïda Kechoud, Beyouna, Rabah Lachaâ et d'autres acteurs connus à l'époque, à l'instar de Chafia Boudraâ. Né en 1943, Sid Ali Mazif étudie le cinéma à l'INC avec de célèbres noms du 7e art en Algérie, à l'image de Lamine Merbah. Il a réalisé plusieurs courts métrages avant de produire, début des années 70, son premier long métrage «Sueur noire» qui aborde la répression de la grève des mineurs algériens par le colonisateur français.

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