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AVANT-PREMIÈRE DE FOUILLEURS-NÉS À LA SALLE IBN KHALDOUN

Un navet de plus!

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Un navet de plus!

«Mon film parle de la cocaïne, voilà pourquoi il a été écarté du festival d'Oran du film arabe...», dira remonté le réalisateur Djamel Azizi.

Il a signé des films comme Message d'Alger, Le blouson vert, Transporteurs de bonheur, Prophète en son pays, Transporteur de rêves, J'ai 50 ans, ou encore Le dernier Safar. Lui, c'est Djamel Azizi dont le nouveau film Fouilleurs -nés a été projeté dimanche dernier à la salle Ibn Khaldoun en avant -première. Que pourrons-nous dire? D'abord, que c'est le meilleur de tous ces navets. Ce film réalisé il y a 4 ans a mis plus de 16 mois pour être vu et retrouver son public....plutôt une bonne partie de l'équipe de tournage puisque la salle n'était pas totalement pleine. Avant la projection, le réalisateur a tenu à faire savoir, sans doute en faisant allusion à la polémique qui oppose Bachir Derrais au ministère des Moudjahidine sur son film, Larbi Ben M'hidi qu'un film doit être vu en salle puis critiqué par le public. Il criera par la suite, haut et fort, son indignation d'avoir vu, selon lui, son film écarté de la sélection du festival d'Oran du film arabe. Et de dénoncer aussi le fait que le Cadc n'ait pas pris le soin de payer les billets aux acteurs du film, ce dernier ayant été sélectionné dans un festival de cinéma à Montréal. Prise de parole et règlements de comptes passés, place à la projection. Le film relève du genre policier qui vire malgré lui à la comédie par moment. Le thème, bien que d'actualité, peine pourtant à être bien traité sur grand écran, d'autant plus qu'évoquer la corruption, les bonnets de la mafia de la drogue et les enfants pauvres qui s'adonnent au système D, quand ils ne se droguent pas, sont des sujets forts qui auraient pu émouvoir plus d'un. Manque de bol, le scénario pèche par certains trous à des endroits et cela s'en ressent sur écran. Les personnages pour la plupart font figure de marionnettes qui gesticulent ou récitent leur texte sans aucune âme. Seuls les deux personnages principaux, Omar et Rachid, sauvent ce film du désastre. Le film Fouilleurs-nés suit le parcours de deux policiers algérois qui viennent de découvrir un cadavre dans une décharge publique à la périphérie d'Alger. Il faut donc identifier le corps. Il s'agit d'un pharmacien ayant disparu depuis deux semaines, mais personne n'a demandé après lui. Le duo va tenter de remonter le fil pour savoir qui l'a tué et surtout pourquoi? Cet homme richissime ne s'est pas suicidé comme le dit son avocat, mais il a bel et bien été assassiné. En fait, tout le monde est complice, de l'expert comptable, au beau-frère jusqu'à plus haut dans la hiérarchie...Les deux policiers, alias Mustapha Laribi et Ali Zarif, se disputent souvent d'autant plus qu'ils font face à des personnalités haut placées et risquent leur place. Si l'un est marié et a une fille, l'autre est célibataire et passe son temps à fumer. Ce sont là les deux caractéristiques qui dessinent nos personnages. Mais dans ce tohu bohu criminel, l'on retrouve Ahmed Benaïssa dans le rôle d'un propriétaire de café au bord de la mer qui tente d'éclairer son fils, ce jeune policier et l'éloigner de cette sombre vie qui n'apporte que des problèmes. Hélas, ironie du sort, le vieux trouvera la mort dans une embuscade avec des malfaiteurs et nos deux policiers mettront la main sur un gros paquet de drogue camouflé dans un camion. Les scènes d'action redoublent au niveau de la casbah d'Alger où la musique de Enion Morricone dans la bataille d'Alger est aisément discernable bien que les arrangements soient différents. Un polar qui semble avoir eu des difficultés de sortie et bloqué durant des mois par l'Aarc. Voilà pourquoi le réalisateur sous-entendait la censure au tout début. La Casbah comme décor pittoresque est un élément intéressant dans le film, les deux personnages ont du répondant. Cependant Fouilleurs- nés n'arrive pas à dépasser le niveau des séries B ou autre téléfilm lambda qui passent le mardi sur M6. L'on s'ennuie par instant, d'autant plus que le film nous laisse sur notre faim sur pas mal de séquences mal réalisées. La beauté de l'image n'en fait rien. L'émotion n'est pas au rendez-vous. A mi-chemin entre le feuilleton algérien ou égyptien, les gros plans sont parfois trop soulignés et finissent par tomber dans le cliché de la mafia fumeuse de cigares... En buvant de la grenadine! Pas sérieux...pour ne pas dire infantile!

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