Prévisions pour le 15 Decembre 2018

 Adrar Min 7 °C Max 17 °C
32
 Laghouat Min 5 °C Max 13 °C
32
 Batna Min 2 °C Max 9 °C
39
 Biskra Min 8 °C Max 18 °C
23
 Tamanrasset Min 8 °C Max 21 °C
34
 Tlemcen Min 3 °C Max 13 °C
30
 Alger Min 8 °C Max 16 °C
39
 Saïda Min 2 °C Max 12 °C
30
 Annaba Min 12 °C Max 16 °C
23
 Mascara Min 3 °C Max 14 °C
30
 Ouargla Min 10 °C Max 17 °C
32
 Oran Min 8 °C Max 17 °C
30
 Illizi Min 5 °C Max 16 °C
32
 Tindouf Min 10 °C Max 20 °C
32
 Khenchela Min 1 °C Max 8 °C
11
 Mila Min 7 °C Max 12 °C
39
 Ghardaïa Min 7 °C Max 15 °C
32
Accueil |Culture |

FESTIVAL INTERNATIONAL DU THÉÂTRE À BÉJAÏA

Un grand intérêt pour les conférences

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
Un grand intérêt pour les conférences

En dépit d'un budget très réduit, cette 9ème édition a tenu toutes ses promesses grâce à la collaboration de l'Onda et l'APC de Béjaïa.

La 9ème édition Djamel Allam du festival international du théâtre de Béjaïa se poursuit. Elle est à son septième jour aujourd'hui. Quatre activités quotidiennes sont au programme chaque jour depuis le coup d'envoi de cette nouvelle édition inscrite sous la thématique générale «paroles de femmes». La touche de Benaïssa qui avait pensé installer les conférences-débats au campus universitaire d'Aboudaou a été bénéfique à plus d'un titre, puisque les étudiants ont affiché un grand intérêt à des débats de qualité.
Quelque 500 étudiants du département de langue et littérature françaises de l'université Abderrahmane Mira ont suivi durant quatre jours de suite quatre conférences thématiques liées à la question femme dans le théâtre. Après le Marocain Fertat qui a consacré sa conférence à la femme dans le théâtre marocain, c'était au tour du professeur Cheniki de l'université de Annaba de lui emboîter le pas par une conférence intitulée ««Sur les traces d'Ariane Mnouchkine». Ahmed Cheniki a donné en substance une lecture de fragments d'une vie liée au théâtre, un décryptage centré sur cet axe du théâtre révolutionnaire qu'est cette puissante femme comédienne, créatrice, dirigeante, novatrice. La troisième conférence a été l'oeuvre de l'Italienne la professeure Chiara Montini qui nous a proposé un voyage en fragments vers un pays qui a perdu sa langue, via un décryptage centré sur une pièce de théâtre de 1980 «Translations» écrite par Brian Friel en trois actes. «Je vous parlerai de l'Irlande, un pays qui a perdu sa langue d'origine, je m'appuierai sur le texte de la pièce «Translations» de 1930». C'est donc pour le moins original, dans le public, rares sont les personnes qui connaissent ce pays et cette histoire de «langue volée» avait-elle résumé. Cette professeure chercheuse indépendante et traductrice, dont les axes de recherche sont, la critique génétique, le multilinguisme, l'autotraduction, la théorie et pratique de la traduction et l'immense Samuel Beckett.
Mes mêmes étudiants ont découvert une autre conférencière, une Américaine polyglote, Janice Gross, invitée du 9e Festival international du théâtre de Béjaïa, qui leur a présenté une conférence intitulée: «Prises de paroles au féminin: enjeux du «je» dans le théâtre maghrébin (algérien)», modérée, comme à chaque fois par le professeur Ammar Belhimer de l'université d'Alger 1. Janice Gross est professeure émérite, au département de français de l'université privée des «liberal arts» - GrinnellCollege, à Grinnell (Etat de l'Iowa), aux USA. La conférence examine des défis de mettre en avant et sur scène le «je» au féminin par rapport à une triple problématique à laquelle toute femme est confrontée, et en particulier les femmes algériennes: celle de s'affirmer comme individu libre dans sa singularité (le devenir femme) au sens existentiel (Simone de Beauvoir), celle de revendiquer son égalité et son droit de dire et de se dire dans la société (le devenir citoyen) au sens politique et de la quête pour trouver sa place dans un avenir commun avec autrui (le devenir pluriel).

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha