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Hommage à Ouazib Mohand Améziane

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Hommage à Ouazib Mohand Améziane

Un hommage appuyé a été rendu, vendredi à Alger, au chanteur algérien d'expression kabyle, Ouazib Mohand Améziane, à l'occasion de ses 40 ans de carrière, par l'Office national des droits d'auteurs et droits voisins (Onda), devant un public nombreux.
Un public de fans venus essentiellement de Kabylie, -notamment du village historique d'«Ighil Imula» où l'appel du 1er Novembre avait été rédigé et tiré à plusieurs exemplaires-, était présent à l'auditorium du Palais de la culture Moufdi-Zakaria, pour assister à l'hommage, empreint d'émotions, rendu par l'Onda au «fils du pays», le chanteur Ouazib Mohand Améziane. Soutenu par un orchestre dirigé par Ahcène Nath Zaïm, composé de sept musiciens et une chorale d'autant de voix, dont quatre féminines, l'artiste, pris d'émotion, a fait une entrée triomphale devant un public debout. L'hommage a débuté par la remise du disque d'or et du trophée honorifique, des mains du directeur général de l'Onda, El Hocine Samy Bencheikh, et du secrétaire général du ministère de la Culture, Smaïl Oulebsir, respectivement, sous les applaudissements prolongés et les youyous nourris du public. Brandissant son disque d'or, l'artiste, gagné par l'émotion, a tenu à le dédier à son «Cher public» qui l'a soutenu, a-t-il dit, «durant 47 ans de vie artistique», avant de permettre à plusieurs de ses amis, artistes et anonymes, de lui témoigner leur respect et leur affection, le parolier poète Boudjemaâ Rabah et le chanteur Ferhat Medrouh, notamment. Alternant son passage, dans une ambiance festive, avec quatre voix parmi sa chorale, passées à tour de rôle pour interpréter d'autres chansons du patrimoine kabyle, Ouazib Mohand Améziane a entonné plusieurs de ses chansons, révélant au public la sortie d'un double album qui contient 16 nouvelles chansons. Donnant le ton à la cérémonie, la jeune «Kenza» a entonné avec une voix cristalline,» Oufigh doro dhil kaâ» (j'ai trouvé un sou parterre), un achwiq du grand Idir, suivie par Tinhinane, une autre choriste à la voix suave, qui a enchanté le public avec deux titres célèbres, «Oh aya zerzour» et «Thilawine», des regrettés, Na Cherifa et Chérif Kheddam, respectivement. Jouant de sa mandole frappée d'une étoile au centre de la caisse de résonnance, le chanteur mis à l'honneur, en posture debout, a ensuite enchaîné une dizaine de ses titres, dont «A Thamurthiw» (Mon pays), «Al aâslama su horri» (bienvenue au pur), «Math'vghidh adhak'neggal» (si tu veux que l'on te jure), chantée sur une musique de la regrettée Hnifa et «JSK, aslem fellaouen» (JSK, nous te saluons). «Idurar an leqvayel» de la regrettée Noura, figure parmi les chansons également rendues par la voix étoffée de Lifa Hennad, suivie par Malik Bachi, deux autres choristes qui sont intervenus lors d'un entracte accordé à Ouazib Mohand Améziane, avant de revenir et reprendre le micro pour interpréter d'autres chansons, dans des atmosphères conviviales. D'une famille révolutionnaire, Ouazib Mohand Ameziane est né au maquis, en 1958 à Bounaâmane dans la daïra d'Iwadhiyen (les Ouadias- Tizi Ouzou), découvrant la vie, selon un des témoignages, «dans les bras du martyr et héros de la révolution, le colonel Amirouche Ait Hamouda» (1926-1959), auquel il aurait été remis après sa naissance. Commençant sa carrière artistique en 1974, il est révélé au grand public grâce à l'émission radiophonique «Micro caché» de Mejahed Mouhoub avant de prêter sa voix au théâtre radiophonique, aux côtés de Nouara, Djamila, Drifa, Mhenni, Ammar Ouyakoub, Bouaraba et Arezki Nabti. En 1976 il sort ses deux premiers titres et écrit quelques chansons au groupe «Les Abranis», pour signer quatre ans plus tard «Ayidurar»(O montagnes), une chanson qui fera son succès, dans laquelle il chante les montagnes de l'Est algérien où il venait d'accomplir son devoir au service militaire. Membre de l'Onda depuis plus de 40 ans, Ouazib Mohand Ameziane, chantant l'amour et le patriotisme, a donné à la chanson kabyle près de 400 chansons.

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