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ADIANAGA AKOUABOU A. FRANÇOIS, CHEF DE DÉPARTEMENT FESTIVAL AU FESPACO, À L'EXPRESSION

"L'édition 2019 sera grandiose"

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La 26ème édition du Fespaco, qui correspond au cinquantenaire, se tiendra du 23 février au 2 mars 2019. Pour en savoir plus le coordinateur du festival Adianaga Akouabou A. François qui était présent récemment au Fica (Festival international du cinéma d' Alger) vous dit tout sur les nouveautés, programme et autres activités parallèles instaurées cette année au sein du plus grand rendez-vous cinématographique africain dans le monde. Un événement auquel l'Algérie sera fortement présente...

L'Expression: Tout d'abord un mot sur le Fica dont c'est la troisième venue...
Adianaga Akouabou A. François: C'est un festival qui m'édifie à chaque fois que j y participe et c'est la troisième fois. Il m'édifie déjà à travers la sélection des films. Il y a des films que je ne vois qu'au Fica et nulle part ailleurs. Ce sont des films de très bonne qualité et cette organisation qui est mise en place il faut la féliciter aussi. Il y a des efforts qui sont fournis en termes d'activités aussi comme la table ronde, le master class qui nous permettent d'en apprendre davantage sur les métiers du cinéma. C'est un festival auquel je vais toujours venir à chaque fois que je serai invité. C'est aussi un festival que je vais recommander aux gens, aux cinéastes et professionnels...

Cette année, le Fespaco fêtera ses 50 ans. Un événement assez particulier. Comment se passent les préparatifs de cette grande fête cinématographique de Ouaga?
La 26ème édition, qui correspond au cinquantenaire, va se tenir du 23 février au 2 mars 2019. Le thème de cette édition est «Confronter notre mémoire et forger l'avenir d'un cinéma
panafricain dans son essence, économie et sa diversité» pour faire le pont 50 ans après entre la mémoire, ce qui a été fait donc et l'avenir. En termes de préparatifs on a déjà commencé avec la campagne de communication où on a dévoilé le visuel de cette année et on continue à travailler. Chaque département avec son organisation poursuit sa mission. Moi je suis au niveau du festival, je dois recenser la liste des invités et, notamment ceux qui viennent pour des activités précises. Ces personnes-là ont commencé à être listées. Elles vont recevoir les invitations ainsi que les festivals partenaires. Le gros des invités qui restent ce sont les réalisateurs des films en compétition car la sélection n'est pas encore prête. Dès qu'elle le sera, ils recevront leurs invitations. Ensuite il y a les membres du jury...

Y aura-t-il des nouveautés cette année au niveau du Fespaco?
Cette année il y a beaucoup d'innovations qui ont été introduites. L'innovation majeure ou du moins la première innovation c'est déjà de relever la compétition documentaire parce que la compétition documentaire est resté longtemps le parent pauvre du festival. Aujourd'hui on a décidé justement de s'ouvrir au documentaire long métrage à partir de 60 mn, car avant, il était à 52 mn. Nous avons décidé aussi de relever la valeur du prix. Avant, le Premier Prix était de l'ordre de 5 millions et maintenant il passe à dix millions. On nous a souvent reproché d'avoir négligé le documentaire qui est un genre tout aussi difficile que la fiction. L'étalon de Yennenga pour la fiction long métrage est à 20 million tandis que le Premier Prix du documentaire était à cinq millions. Le documentaire ainsi aura aussi un étalon d'or comme la fiction et son prix va ainsi augmenter. On a aussi introduit la section documentaire court métrage. Parce que cela n'existe pas au Fespaco. L'autre innovation consiste à créer une section de films en court métrage dans l'animation. On s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup de films d'animation qui étaient inscrits mais qui n'avaient pas d'espace. On les associait selon la durée au court métrage fiction ou au long métrage fiction. On a donc décidé d'ouvrir une section film d'animation. La troisième innovation c'est de faire en sorte que le Mica (marché international du cinéma et de l'audiovisuel) devienne beaucoup plus professionnel et qu'il ne se contente pas de projeter tout juste les films inscrits, mais qu'il soit un véritable marché où les professionnels puissent se rencontrer et où à partir de là il y aurait des signatures de contrats pour les productions, pour des achats de films, de ventes etc. Après, il y a les activités habituelles du Fespaco.
Les cérémonies d'ouverture et de clôture, la compétition telle qu'elle s'organisait, mais avec la spécialisation des salles. Parce que durant les années précédentes, quand vous alliez dans une salle vous aviez tantôt du court métrage, tantôt de la fiction, tantôt du documentaire, à un moment donné on ne se retrouvait pas. Il nous a été conseillé et on en a tenu compte de spécialiser les salles. A présent, on aura une salle qui sera dédiée uniquement au long métrage fiction, une autre salle uniquement pour les docs etc. On a en tout sept salles de cinéma. Car les films sont programmés la plupart du temps au moins deux fois.

Pourriez -vous nous parler de la programmation dans l'ensemble vu que le programme n'est pas encore arrêté?
Au regard de ce qu'on a eu comme films déjà, je peux dire que la sélection va être très serrée, mais très dense en même temps. Inscrire un film c'est très important, mais quand vous avez la possibilité de programmer 150 films sur 1000 films inscrits c'est sûr qu'il y aura des frustrations, mais on espère que les cinéastes comprendront...

Quels sont les critères de sélection du Fespaco et que regarde le Fespaco en premier dans un film?
Déjà la thématique qui est traitée dans le film, ensuite il y a bien sûr la qualité technique et artistique du film. C'est indéniable. Il y a aussi après, l'interprétations surtout pour les fictions. Si vous présentez un film qui relève beaucoup plus du théâtre filmé ça pose un problème. Il s'agit de faire un film dans un format cinéma. Parce qu'on a une section série télé. C'est de faire en sorte que tous les films qui soient retenus aient à traiter d'une thématique assez poignante. Aujourd'hui, toutes les thématiques sont abordées au cinéma, mais très souvent la différence se situe dans l'angle du traitement. Il y a beaucoup de films sur l'immigration.
On voit ce qui est nouveau, ce qui est orignal. C'est ce qui est important comme critère en première sélection. Au moment où nous, on arrête nos inscriptions, ce n'est pas évident que les gens aient fini totalement la post-production de leurs films. Il y a certains aspects sur lesquels on peut être souple, notamment l'aspect technique car le film peut ne pas être étalonné ou mixé et on comprend, on se dit qu'il est déjà très bien et s'il est retenu, la copie du film ne sera que meilleure en termes de qualité.

Un mot sur la participation algérienne au Fespaco?
Je pense que l'Algérie sera fortement présente. Elle a toujours été présente au Fespaco dans la sélection officielle déjà. Elle a reçu des prix... Nous avons vu des films algériens. Il y a le film Zeus qui est arrivé, il y a Jusqu'à la fin des temps qui est arrivé aussi et deux ou trois autres films algériens aussi qui ont été inscrits. Je pense que parmi ces films là, certains seront retenus pour la sélection.

Comment voyez-vous cette édition de 2019?
On est convaincu que ça va être une édition phare. On regrettera ceux qui ne viendront pas et ne pourraient pas venir. Ça va être une édition très grandiose. On a un programme pour la compétition mais aussi un programme pour le cinquantenaire. Ce sont deux événements qui se dérouleront en même temps.

Qu'en est-il du programme tracé pour la célébration du cinquantenaire?
Le programme du cinquantenaire consistera en la présence d'anciens lauréats de l'étalon d'or. On envisage de les inviter tous. Ils sont 22. Leurs films seront projetés. Et puis il y aura un programme de mise en relation avec les jeunes cinéastes d'aujourd'hui. Pour le cinquantenaire on envisage aussi d'organiser un colloque sur le thème de l'édition. Le thème sera développé à travers d'autres sujets qui vont être développés lors de tables rondes. C'est pour cela que je parlais d'invités qu'on est en train de trier pour animer ce colloque. Il y aura aussi des ateliers qui sont prévus. Je citerai notamment des ateliers autour de l'écriture, du jeu d'acteur, sur la production et des forums qui vont se mettre en place pour permettre aux gens de se rencontrer. C'est ça qui est important. Quand vous avez un événement comme le Fespaco et où vous avez un minimum de 300 invités pris en charge par le festival sans compter tout ceux qui viennent par eux -mêmes, s'il n y a pas de cadre où les gens peuvent se rencontrer ça pose problème. Parce que les cinéastes, vous savez, ils ne sont jamais à un seul endroit. Il faut faire en sorte qu'il y ait un endroit de convergence où justement la jeune génération puisse rencontrer ses aînées.
C'est pourquoi ce thème tracé pour cette édition se justifie car on a longtemps compris qu'il y a beaucoup de gens, mais il n'y a pas forcément cette relation qui existe entre ces jeunes-là et les aînés d'où le thème de cette année «Mémoire et avenir», c'est vraiment pour créer ce pont entre l'ancienne et la nouvelle génération.

En termes de relation enfin, qu'en est-il alors avec l'Algérie?
Avec l'Algérie il y a toujours eu cette collaboration. Au-delà des collaborations politiques, c'est d'abord une collaboration entre festivals. Cela a été entre le Fesaco et le Panaf et avec le Fica aujourd'hui. Cette collaboration va continuer. Le Fica va être présent au Fespaco. Nous leur avons demandé solennellement d'être présents au Fespaco. Au-delà de ça, ça peut être un creuset pour des collaborations entre les cinéastes, les réalisateurs ou les producteurs burkinabés avec ceux de l'Algérie. Cela peut être aussi des collaborations entre les médias, ceux du Burkina et des médias algériens pour établir cette passerelle-là pour le cinéma en termes d'information et de partage. Le Fespaco 2019 sera grandiose en tout cas.

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