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LE BRAS DE FER AZZEDINE MIHOUBI-BACHIR DERRAIS CONTINUE

Le film Ben M'hidi entre l'enclume et le marteau

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Scène du film Larbi Ben M'hidiScène du film Larbi Ben M'hidi

«Ce film n'est ni à vendre ni à acheter!» a répondu Azzedine Mihoubi, ministre de la Culture en marge de l'ouverture la semaine dernière du Festival international de la musique andalouse et des musiques du monde. Une réponse sans équivoque qui n'a pas tardé à arriver suite à l'annonce sur les réseaux sociaux par Bachir Derrais que des producteurs privés venant des Etats-Unis, Belgique et la France se proposaient d'acheter les parts sur le film Larbi Ben M'hidi celui du ministère des Moudjahidine qui s'élèvent à 26% et celui du ministère de la Culture qui sont de 40%. Le ministre de la Culture qui a avoué s'efforcer «à faire sortir ce film de cette impasse» a fait savoir fermement que ce biobic est «la propriété de ses financeurs et non pas du réalisateur qui n'est que le producteur exécutif» a-t-il martelé à la presse. S'agissant des 45 réserves émises par la commission de visionnage, composée selon le ministre par «des spécialistes et historiens dont la mission est l'étude des films relatifs à l'histoire réelle du pays», rappelons qu'il s'agit de la suppression de 60% du long métrage». A ce sujet Mihoubi a répondu: «Cette commission a demandé à Derrais de revoir pour la troisième fois les réserves émises sur le film. C'est une autre chance que nous offrons au réalisateur, mais s'il n'y a pas de résultats concluants, il y a d'autres solutions légales. Nous allons appliquer la loi.» Ayant vent de la réaction du ministre, Bachir Derrais qui considère les propos du ministre comme des menaces, estime dans ce cas «Je lui conseille tout de suite d'utiliser ses mesures légales car je ne changerai pas mon montage comme il le veut lui, donc autant passer aux mesures légales et gagner du temps.» Aussi, indique t-il, le film «est une coproduction entre entreprises, Les films de la source, le Centre algérien du cinéma et le centre des recherches historiques qui relève de la tutelle du ministère des Moudjahidine. Et d'indiquer: «Ce film appartient de fait à trois sociétés, ce n'est pas un film de commande et je ne suis pas producteur exécutif» et de s'indigner: «Pourquoi le ministre de la Culture s'en mêle? Personnellement je n'ai aucun contrat avec le ministère de la Culture, alors pour quelle raison le ministre de la Culture se prononce et enchaîne les déclarations, alors que les sociétés ont leurs directeurs généraux et que le président de la Commission nationale de contrôle audiovisuel ne s'est pas exprimé. Pourquoi se mêle-t-il?»

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