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EN SIGNE DE SOLIDARITÉ AVEC LE PRODUCTEUR YOUCEF GACEM

La corporation se mobilise...

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La corporation se mobilise...

Le 7 janvier dernier, Youcef Goucem, un producteur télé, s'est s'immolé par le feu devant le siège de Dzair Tv pour non-payement de son salaire depuis des mois. Une nouvelle glaçante, voire choquante qui, pourtant n'a pas fait le tour des réseaux sociaux, tant que ça! On était même amené à se poser la question du pourquoi de ce silence gênant émanant de la corporation.Quelques jours après, nous tombons sur une lettre ouverte et quelques signataires.

Un nombre qui s'est agrandi depuis
Pas de pétition, ni branle-bas de combat. Cependant, après l'électrochoc subi suite à cette accablante nouvelle, l'on se décide enfin à bouger. Hier donc, un rassemblement dit «fraternel» a eu lieu devant l'hôpital de Douéra, en soutien à Youcef Goucem. Cet appel s'adressait aux professionnels du cinéma et de l'audiovisuel algériens. Cette fameuse lettre ouverte dite «des professionnels du cinéma et de l'audiovisuel» a été écrite par Amina Haddad, elle-même productrice. Une lettre qui s'adresserait au premier responsable du pays, au ministre de la Culture? Aux directeurs des chaînes télés? Oh que nenni, mais plutôt à «eux-mêmes... Et aux autres» autrement dit aux gens du secteur, sans nommer la nature exacte de ces «autres». Un début d'action en tout cas, un appel au ralliement surtout et à la prise de conscience? Datée du 10 janvier, cette lettre fait état de la triste nouvelle de ce père de famille, Youcef Goucem qui dut par désespoir s'immoler dans le hall d'une télévisions privée, au sortir de la direction, après que celle-ci n'eut pas répondu favorablement à ses attentes. La lettre souligne la grande solitude, l'anxiété et les problèmes qu'encourent les professionnels et notamment les techniciens laissés pour compte face à la précarité de leur situation de non-payement de leurs salaires durant des mois, voire des années, en plus d'autres problèmes du quotidien liés à ce secteur qui vous tue à petit feu et ce, faute de réglementation claire qui régit le secteur de l'audiovisuel en Algérie. Sans apporter de solutions ou d'actions concrètes pour combattre ce fléau, la lettre pose plutôt énormément de questions, à savoir «quels moyens pouvons-nous assurément déployer pour lui venir en aide et tenter de réparer l'irréparable? Vers quelle entité représentative et légitime allons-nous nous tourner pour faire valoir ses droits et les nôtres? De quel sceau allons-nous viser la position unanime de nôtre corporation pour dénoncer et interpeller en vue de porter sa voix et la nôtre, à qui de droit? Jusqu'à quand allons-nous continuer à nous accommoder d'être les témoins passifs de nos incapacités propres à servir notre intérêt commun? Quand allons-nous enfin fixer notre responsabilité pour mieux considérer celle des autres?» Et de considérer: «Il est des drames où la réaction ne saurait être différée. Mais elle n'aura de portée que de «fossoyer» nos colères et d'atténuer notre sentiment d'impuissance.» Puis de souligner un peu plus loin: «Il est aussi des silences accusateurs, mais qui ne sauront être audibles qu'en vertu d'une action structurelle et structurée, d'un sursaut déterminé et d'une volonté à tout rompre. Youcef Goucem, nous aura chèrement appris que chacun de nous est potentiellement une femme ou un homme seul(e), à la merci de la défaite et du renoncement. Son passage à l'acte, devra nous pousser à nous élever vers des initiatives de rassemblement, en vue de l'amélioration de nos moyens de travail, la reconquête de nos espaces de parole et de créativité, l'exercice de nos droits et la préservation de nos acquis.»Aussi, cette lettre appelle, enfin, à la canalisation des énergies, à bâtir des associations, rétablir des syndicats etc...Une lettre somme toute sensible au drame qui vient de frapper la corporation, mais qui s'apparente vainement à un énième prêche de bonnes paroles sous-tendu par un aveu d'échec qui ne dit pas son nom. Prochaines étapes de revendications, nous dit-on, intercéder auprès du ministère de la Communication et l'ARAV...

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