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NACYM BAGHLI, ARCHITECTE ALGÉRIEN, À L'EXPRESSION

"Faire de la baie un symbole du futur"

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Ils sont la tête pensante de Djisr El-Djazaïr, cet extraordinaire projet de société, qui peut s'apparenter à une utopie. Un projet qui est né tout doucement, mais sûrement, pour finir par aller enfin à la rencontre du public, l'exprimer ouvertement, démocratiquement et pourquoi pas fédérer des énergies et gagner d'autres forces créatrices et réflectives qui partant, pouvant y croire également et faire ainsi partie de l'aventure! Il ne faut pas se leurrer, ce projet phénoménal prendra le temps, mais ses initiateurs Nacym Baghli et sa femme Sihem, tous deux architectes urbanistes, ont toute la patience et les idées surtout pour le faire mûrir, non pas seuls, mais avec le concours de tout le monde et y compris la nouvelle génération. Aussi, samedi dernier, le Musée d'art moderne d'Alger (le Mama) a abrité ainsi «La rencontre d'Alger», placée sous le thème: «Vers un urbanisme disruptif.» Alger aura été évoquée sous toutes ses coutures à travers l'initiative lancée par Djisr El-Djazaïr, ainsi que le concours international d'idées, Algiers20xx, dont les lauréats ont été proclamés récemment par un jury international. Plusieurs panels de discussion ont émaillé cet après-midi et ce, grâce à plus d'une vingtaine de personnes issues de domaines différents (architecture, arts plastiques, cinéma...). Une journée riche en débats et propositions. Pour parler de ce projet concrètement, nous avons tenté de comprendre ce qu'il y a derrière ce Djisr- El Djazaïr avec son fondateur Nacym Baghli...

L'Expression: Djisr El-Djazaïr est un projet sociétal bien ambitieux, voire utopique. Qu'en est-il exactement?
Nacym Baghli:
Djisr El-Djazaïr c'est d'abord une vision, mais c'est aussi le reflet d'une passion, pas d'architecte uniquement, mais celle d'un Algérois, citoyen, d'un habitant de quartier etc. Alger nous a vus naître. On ne l'a jamais quittée. Elle coûte absolument pour nous. La question qu'on se pose est quelle serait notre contrepartie? Nous avons étudié en Algérie, nous avons eu tous les avantages en réalité de par notre société. Que pourrait-on faire? Chacun dans son métier devra agir. Pour nous c'est un projet fédérateur. Djisr El Djazaïr peut être lu sous différentes façons. Il peut avoir plusieurs lectures. Ça peut être un pont, mais ça peut être aussi un vecteur social, ça peut véhiculer aussi des ambitions économiques, créer un Alger nouveau qu'on a appelé un «New Djazaïr». Ce dernier on l'imagine dans la partie Est.

Justement, plus concrètement sur le plan urbaniste c'est quoi exactement, d'autant que vous avez parlé de points A, B et C...
Ce sont les trois points d'ancrage du pont, qui se situent au niveau d'El Kettani, du jardin d'Essai et de Tamenfoust. C'est un pont en Y avec deux bras au centre, ce qu'on a appelé les îles flottantes. Il s'agit d'un territoire. Ce sont des îles qui vont permettre d'aller visiter la baie. C'est-à-dire que vous allez traverser la baie, soit par le pont, soit par des passerelles, que nous avons prévues, soit par les connexions maritimes, (des petits bateaux taxis). Vous allez profiter de pleind'activités touristiques, de loisirs, de sport, de détente. Vous allez vous rendre compte que c'est quelque chose de précieux.

Vous avez déclaré que le projet mettra cinq années pour se mettre en place?
Cela peut se faire en 5 ans. Le défi n'est pas de cet ordre-là. Le défi, en fait, ce sont les études. Il faut mettre du temps et de l'argent dans les études. Car, une fois que les études sont bien finalisées, tout est facile par la suite.

Par-delà l'aspect architectural, il y a celui du tourisme donc, qui sera développé, mais aussi de l'image de la ville que vous comptez restaurer..
Bien entendu. Il s'agit d'un symbole. Imaginez Alger symbolisée par sa baie. Il faut savoir qu'elle est polluée, qu'elle est complètement abandonnée. On veut sauvegarder cette baie et en faire un symbole du futur. Ceci, on compte le faire par l'infrastructure, les îles flottantes...en fait d'avoir cette identification à une structure, comme je le disais pour la tour Eifel pour Paris par exemple, le pont de San-Francisco, ils sont tous un symbole d'une ville...

Vous avez fait appel à des jeunes architectes à travers un concours..
Oui? il y a eu 400 inscrits et 55 nationalités. Nous sommes très fiers d'avoir un algérien comme lauréat, mais nous avons aussi une kényenne, une polonaise, un autre groupe d'Algériens. Ils ne vont pas réfléchir sur le projet. C'est un exercice théorique. On n'est pas dans la matérialisation de ce projet. On est encore dans l'idée. Dans la réflexion. Tous les apports sont les bienvenus.

Et l'apport culturel dans tout ça?
L'apport culturel est indéniable. Il est dans le projet. Il fait partie de l'identité du projet. Quand vous voyez les panels que nous proposons aujourd'hui, vous comprenez directement que c'est un projet transdisciplinaire et transversal qui fait appel à toutes les forces créatrices.

L'Etat vous soutient -il?
Le projet est inscrit dans «Alger Smart city», un programme de la wilaya d'Alger. On l'a présenté au niveau du CIC lors de la grande conférence internationale. Il y a eu un intérêt. Mais on prend notre temps. Il ne s'agit pas de faire vite, mais de faire bien.

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