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DES ARTISTES S'ENGAGENT POUR LE CHANGEMENT EN ALGÉRIE

Chanteurs, cinéastes, plasticiens au rendez- vous!

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Chanteurs, cinéastes, plasticiens au rendez- vous!

Suite aux débuts des manifestations le 22 février dernier, de nombreux artistes se sont mis à s'intéresser à ce qui se passe dans leur pays. On citera ce clip dans lequel on voit des cinéastes, acteurs et autres personnes du bord de la culture participer à cette oeuvre intitulée Libérer l'Algérie, s'ensuivra ce titre coup de poing et néanmoins très émouvant appelé tout simplement Allô le système! de Raja Meziane. Un titre au texte très fort qui en dit long sur la situation politique en crise que vit le pays. D'autres artistes ont accordé leurs violons avec la conjecture. On pensera à Soolking qui vient de sortir un nouveau titre engagé en feat avec le groupe Ouled El bahdja. Intitulé La liberté, ce morceau décliné sous fond mélancolique est chanté par un Soolking qui dit tout son amour pour son pays, sous fond de souffrance de ce que vit le peuple algérien depuis des années. Un clip sobre où on voit Soolking rédigeant son texte entrecoupant de quelques taffes de cigarettes, assis devant un bureau, le tout éclairé par une bougie annonciatrice l'espoir d'un lendemain meilleur. A la fin du clip, on entend ce rire démoniaque, la marque de fabrique, désormais, de son personnage fétiche de bande dessinée. Ne s'arrêtant pas là, Soolking, comme de nombreux artistes, expriment son engagement par un tweet, tout comme le rappeur Fianso qui regrette de ne pas être en Algérie pour vivre ces grands et beaux moments historiques. Amazigh Kateb, le digne fils de son père Kateb Yacine, dont l'engagement n'est plus à présenter, a lui aussi signé un morceau appelé Roho pour dire «dégagez» au système. Sur insistance de la Toile sur les réseaux sociaux qui ont appelé Amazigh Kateb à être sur le terrain à Alger, Amazigh Kateb a fait le déplacement, la semaine dernière, et s'est confondu avec ses fans, avec lesquels ils n'ont fait qu'un pour dire avec instance: «Oui au changement.» Aussi, pas de concert, ni fan ou public, tout le monde était logé à la même enseigne, dans cette maison appelée, l'Algérie. Depuis on assiste à une déferlante d'artistes, notamment de plasticiens et cinéastes franco-algériens qui se déplacent pour être à la Grande-Poste, le grand jour, au rendez-vous, non pas avec le seigneur, mais avec ce grand rassemblement populaire unique en son genre, du jamais-vu jusqu'à aujourd'hui. Ils sont là nombreux, pour enregistrer en live ce qu'ils vivent, ces grands moments historiques pour notre pays.! Gageons que de nombreuses productions cinématographiques et autres plastiques verront le jour, suite à ce déferlement spontané et cet intérêt capital pour ces marches à part entière. Ce qui ne serait pas étonnant. Le «printemps arabe», en Egypte et celui du jasmin en Tunisie n'a jamais produit autant de films, courts, longs métrages, fiction ou documentaire autour de ce sujet depuis... Et ça continue... Fonds de commerce peut-être pour certains, mais oeuvres dictées par le coeur assurément pour d'autres. Et le meilleur qui saura se faire remarquer, qui sait, aura le privilège de faire la montée des marches à Cannes. N'ayons pas peur des mots. Mais, nous n'en sommes pas encore là... Laissons l'Histoire en marche qui nous le dira. Témoigner pour la postérité, c'est effectivement primordial pour l'humanité.

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