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CONCOURS CNID-UP DU JEUNE DESIGNER

Les trois lauréats dévoilés à Artissimo

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Les trois lauréats dévoilés à Artissimo

L'école d'art Artissimo abrite depuis dimanche une expo des trois lauréats issus du premier Concours national de l'innovation, design de récupération et du Upcycling 2019 - Cnid UP. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'un projet de coopération entre l'Algérie et l'Allemagne. Il est organisé par le ministère de l'Environnement et des Énergies renouvelables en partenariat avec la GIZ (Deutsche Gelellschaft für Internationale Zusammenarbeit). Il a été destiné aux designers professionnels ou encore étudiants ainsi qu'aux artistes en vue de concevoir un objet décoratif ou utilitaire issu des déchets (tout type de déchets que l'on peut trouver en Algérie et facile à trouver en quantité suffisante, mis à part les bâches d'impression). Notons que le premier lauréat se verra en principe reproduire son prototype par des femmes entrepreneuses lesquelles seront soutenues par les deux institutions précitées pour créer leurs entreprises. Ces femmes pourront reproduire le concept du projet gagnant et ainsi le commercialiser. Le premier lauréat récipiendaire d'un chèque de 100.000 DA est Ahmed Zaïd Amina, conceptrice d'un très beau luminaire conçu à partir de feuilles de carton. Le second lauréat dont le prix est doté d'un chèque de 20.000 DA est Zerrouk Rafaâ, a pour sa part conçu des sacs réalisés à partir de déchets de jean récupérés. Enfin, le troisième lauréat récipiendaire d'un chèque de 10.000 DA est l'artiste plus connu sous le nom La main du peuple alias Merine Hadj Abderahmane. Ce dernier a réalisé un transat, plus un tabouret, mais aussi un petit dessus de table, le tout réalisé à l'aide d'ampoules médicales contenant un produit de refroidissement. Cette cérémonie s'est déroulée en présence des jeunes designers, mais aussi des membres de jury, à savoir Karim Sergoua et Mouna Boumaâza. On pouvait aussi apprécier lors de ce vernissage d'autres objets tels un sac réalisé à partir de déchets de canettes, mais aussi des boîtes confectionnées à la main. Prenant la parole lors de cette cérémonie, Islam BenTahar, représentant de GIZ soulignera que «l'important pour nous était d'identifier les designers, ces personnes qui ont la capacité de transformer certains objets. Même si au départ le projet avait en ligne de mire des objectifs bien définis, nous avons redéfini ces objectifs pour pouvoir au moins se satisfaire et travailler ensemble sur des éco/objets qui serviraient pour certains. Il va falloir encore travailler pour valoriser le travail, mais surtout de monter en gamme en matière de qualité. Car s'il faut exporter ces produits là, il va falloir être rigoureux dans son cahier de charges, sur la qualité et la disponibilité du produit».

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