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L'ÉCRIVAIN ET DRAMATURGE AZIZ CHOUAKI N'EST PLUS

L'étoile d'Alger en deuil

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Un grand homme de la plume s'en vaUn grand homme de la plume s'en va

Une plume merveilleuse qui disait le vrai s'en va, laissant derrière elle, une oeuvre richissime et inoubliable...

La nouvelle est tombée comme un couperet, ce lundi 16 avril. Aziz Chouaki l'écrivain et dramaturge algérien est décédé ce mardi 16 avril à l'âge de 67 ans. Cette info a été relayée en partie par les amis du défunt, dont le compositeur Safy Boutella qui, affligé par cette nouvelle, écrivit sur son compte Facebook ces quelques mots bouleversants: «Mon ami et frère Aziz CHOUAKI, écrivain, musicien, dramaturge et poète, compagnon de route depuis 40 ans nous a quittés aujourd'hui. Bonne route mon frère et à bientôt! Courage à vous trois ma chère Yasmine, Joar et Maera. L'Algérie perd là un de ses meilleurs fils. Nous ne t'oublierons jamais.» Aziz Chouaki laissera à titre posthume une oeuvre riche et bien éclectique entre nouvelles, romans et pièces de théâtre dont Les oranges, un texte souvent joué sur scène, mais aussi Nenesse, ou encore plus récemment à l'affiche, Esperanza. Musicien à ses débuts, le jeune Aziz aimant la mélodie est attiré fortement par les mots. C'est ainsi qu'il s'essaya à la poésie puis aux nouvelles avant de publier son premier roman intitulé Baya. Les années 90 ne seront pas tendres avec lui et il dut s'exiler en France. Son livre que les Algériens connaissent beaucoup, L'étoile d'Alger, fera sensation. Il est adapté au grand écran des années plus tard, soit en 2016, par Rachid Benhadj. Mais le film est loin d'être à la hauteur du chef-d'oeuvre romanesque. S'ensuivra à l'époque aussi Les oranges, adapté pour sa part sur scène avec un style qui le caractérisera. Des mots incisifs et un ton cynique frondeur qui ne le quittera pas. Son engagement et sa soif de liberté se confirmeront encore plus en 2015, sa pièce Esperanza, consacrée à la migration clandestine, est interprétée au Festival d'Avignon, dans le cycle «Ça va, ça va le Monde»...C'est une cruelle perte dont le monde de la littérature et de la dramaturgie a été frappé. Il est vrai que ce sont les meilleurs qui partent les premiers...

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