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72E ÉDITION DU FESTIVAL DE CANNES

Sous le signe du romantisme politique

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Sous le signe du romantisme politique

D'emblée, Thierry Frémaux, le délégué général annoncera, aux côtés de Pierre Lescure, président du festival, que cette 72e édition cannoise (14-25 mai) sera de tendance «romantique et politique». À l'énoncé de la liste des participants on est tenté d'être de son avis, en attendant de découvrir les films de cette cuvée. Mais l'on ne peut que se réjouir que le festival retrouve sa vocation première, celle de découvreurs de talents et non pas seulement d'«empires» (cinématographiques). C'est la meilleure façon d'injecter du sang neuf à un marché qui en aura de plus en plus besoin, ne serait-ce que pour alimenter les nouvelles plateformes de production et de distribution, que sont Netflix, Amazon et bien d'autres qui pointent déjà le bout de leur nez. Savoir que le grand public va découvrir la Sénégalaise, Mati Diop, fille du grand musicien Wassis Diop et nièce du mythique cinéaste Djibril Diop, l'Algérienne Mounia Meddour, fille du talentueux réalisateur, aujourd'hui disparu, Azzedine Meddour, la Marocaine Maryam Touzani, qui rejoint sous les projecteurs ainsi, son époux, Nabil Ayouch (avec lequel elle avait écrit «Razzia», y jouant aussi le rôle de Salima)... Sans compter le retour du Palestinien Elia Suleiman. Ajouter à cela un come back de noms qui sont devenus au fil du temps des références du cinéma d'intervention et de réflexion, à l'image de Marco Bellochio, Jim Jarmush, Werner Herzog, Terrence Malick, Arnaud Despleshin, Ken Loach, les Dardenne et tous ceux qui figurent sur ce tableau récapitulatif. Ajouter à cela, un effort de parité, hommes / femmes à souligner et d'ores et déjà à saluer et dont la symbolique s'incarne dans le choix de l'affiche de ce festival, porté sur la 1ère cinéaste de la Nouvelle Vague, Agnès Varda, décédée il y a trois semaines, à 90 ans. Enfin, saluons l'arrivée sur la Croisette, des «Hirondelles de Kaboul» de Yasmina Khadra, en film d'animation signé par Yolande Zuberman et Eléa Gobbé Mévellec
Et comme il est devenu de tradition, le festival, ne manquera pas d'ajouter dans les jours à venir quelques autres «surprises», qui pourraient avoir pour nom Abdel Kechiche, Quentin Tarantino, par exemple...

Compétition

Ouverture - The Dead don't die, de Jim Jarmusch, qui sortira en salles le même jour, c'est à dire le 14 mai.
Douleur et gloire, de Pedro Almodovar
Il traditore, de Marco Bellochio
Nan Fang Chez Zhan de Ju Hu (The Wild Goose Lake), de Diao Yinan
Gisaengchung (Parasites), de Bong Joon-ho
Le Jeune Ahmed, de Jean-Pierre et Luc Dardenne
Roubaix, une lumière, de Arnaud Desplechin,
Atlantiques, de Mati Diop
Matthias et Maxime, de Xavier Dolan
Little Joe, de Jessica Hausner
Sorry we missed you, de Ken Loach
Les Misérables, de Ladj Ly
Une vie cachée, de Terrence Malick
Bacurau, de Kleber Mendonça Filho & Juliano Dornelles
Les Siffleurs, de Corneliu Porumboiu
Frankie, de Ira Sachs
Portrait de la jeune fille en feu, de Céline Sciamma
It Must be Heaven, de Elia Souleiman
Sibyl, de Justine Triet
Hors-compétition
Les Plus belles années d'une vie, de Claude Lelouch
Rocketman, de Dexter Fletcher
Too Old to Die Young - North of Hollywood, West of Hell, de Nicolas Winding Refn

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