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PROJECTION DE PARKOUR(S) À LA SALLE IBN ZEYDOUN

Comédie burlesque à l'algérienne

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Comédie burlesque à l'algérienne

Le film sortira en salles en septembre, a fait savoir la réalisatrice Fatma Zohra Zaâmoum.

Le nouveau film de Fatma Zohra Zaâmoum intitulé Parkour(s) anciennement Reset a été projeté en avant-première nationale, mardi soir, à la salle Ibn Zeydoun. Le film raconte une journée de la vie de plusieurs personnages qui se rencontrent à l'occasion de la fête du mariage de Kamila (Adila Bendimered) avec Khaled (Mohamed Bounoughaz). Deux personnages un peu acariâtres, l'une effacée et dégoûtée, même le jour de son mariage, l'on comprendra après pourquoi et l'autre, obsédé par l'argent... Une journée qui commence monotone et ne finit par prendre son envol que vers la fin du film. Et c'est là où le bât blesse. Le film qui amoncèle un tas de problèmes sociaux dans son sillage (exclusion sociale, chômage, mère célibataire, oisiveté, frustration...) met du temps avant d'amorcer son vrai rythme de comédie aux Mascarades de Lyes Salem.

Des personnages en marge
Si l'on s'ennuie au début et on ne voit pas du tout où ce film va nous mener, on se laisse au final embarquer par l'histoire d'amour improbable, entre cette jeune fille, qui divorce le jour-même de son mariage pour se marier avec celui qui tira une balle dans le ventre de son père! Et là, fort heureusement, on se dit: ce n'est qu'une fiction diluée dans le théâtre de l'absurde! L'autre qui aspire à se suicider pour sa dulcinée n'a aussi qu'une passion dans la vie: le parcours. Le film prend de l'épaisseur au fur et à mesure que les personnages se lâchent dans la vie comme dans le jeu. Qu'ils vivent leur interprétation à fond. La salle rit à gorge déployée. Pourtant l'histoire est plutôt dramatique. Certains croient voir carrément un sketch. On n'arrive pas à situer ce film. Est-ce finalement une bonne ou mauvaise idée de rire? Les dialogues sont parfois farfelus, les scènes pas très accrocheuses. L'on sent le manque de moyens. L'effet esthétique du cadrage qui souligne sans doute le décalage avec la réalité ou l'effet de style lié au sport du parcours, que pratique le Roméo algérien, dénote parfois.

Une comédie burlesque
Les images vidéos de ce jeune homme en train de sautiller, l'importance de se filmer ou de se prendre en photo, lors des moments cruciaux de sa vie, s'entre-choquent pour exprimer la force du temps qui passe, la contemporanéité de cette jeunesse qui transgresse à sa manière l'ordre établi. Elle n'a pas peur de se montrer, d'affirmer enfin ses désirs. Toutefois, l'on n'est pas très convaincu lorsqu'il s'agit de penser au «parcours» et de son utilité, même s'il permet au jeune homme d'échapper au filet de la police. L'on se dit que l'histoire aurait pu se suffire à elle-même sans l'attrait à ce sport qui n'est pas très intéressant à montrer n'était-ce la lourde métaphore qu'il suggère par le fait de courir, ou prendre son élan pour toujours rebondir et continuer sa route coûte que coûte... «Faut-il faire l'impasse sur ses rêves? C'est la question que pose le film.» peut-on lire sur le dossier de présentation du film. Farid Belhoul (Diaz) ex-MBS a écrit la musique du film et a participé activement au tournage. Il fait même une courte apparition bien remarquée. Tourné à Boufarik, Blida et Alger en janvier et février 2018. Et après une longue post-production, le film est terminé depuis fin février 2019.Ce film a vu la participation de comédiens professionnels et d'autres figures, dont c'est la première expérience au cinéma, notamment Nazim Hallaja, Houda Hachemi, Abderrahim Bouarour ou encore Redouane Nahar dans le rôle du Dj, amant malhonnête d'une msalmiya (Nadjia Laâraf, a déjà joué dans Kedache thabni Ndlr). Un bassiste réputé, dont c'est le premier rôle au cinéma, mais dont on n'espère pas qu'il soit le dernier...

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