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Akli Yahiatène séduit Bouira

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Dans le cadre du riche programme d´animation concocté à l´occasion du mois sacré de Ramadhan par la direction de la culture de Bouira, la belle salle bleue de la maison Ali-Zamoum s´est avérée trop exiguë pour contenir la foule qui, chaque soir après les taraouih, vient se divertir. Hier soir, c´était le tour du grand Akli Yahiatène.
Après Mourad Djaâfri, Kamel Chenane, Benzina... la chanson kabyle classique était au rendez-vous. Égal à lui-même, plein de vitalité et d´énergie malgré le poids des années, Akli Yahiatène, un maître incontesté de la chanson kabyle, a émerveillé le public.
Le fils des montagnes du Djurdjura, l´enfant d´Ath Mendas, wilaya de Tizi Ouzou, a, pendant deux heures, mis en transe, jeunes et moins jeunes, et créé un état d´extrême allégresse. Cumulant des années d´ancienneté dans le domaine de la chanson, l´artiste a puisé dans son répertoire riche et varié. Akli Yahiatène n´a pas tardé, lors de cette soirée, à faire redécouvrir ses anciennes oeuvres aux centaines de jeunes qui le voyaient, peut-être pour la première fois, comme à chaque rendez-vous avec ses fans. La soirée ne pouvait atteindre son paroxysme sans l´intarissable génie du chanteur. L´menfi (l´exilé), Ay axxam et autres chansons merveilleuses de l´artiste ont transporté l´assistance sur un nuage de nostalgie, rappelant de temps à autre aux jeunes, les faits héroïques de nos martyrs, les invitant à aimer cette patrie qui est leur bien, le chanteur, à travers ses oeuvres, invite tout le monde dans un voyage à travers le temps. Deux pans de l´histoire personnelle du chanteur se retrouvent dans ce répertoire.
La première génération d´émigrés, dont il fait partie. C´est sa manière de rendre hommage à ces hommes qui sont allés jusqu´au bout du monde, laissant souvent une jeune femme, des enfants juste pour acquérir de quoi subsister. Le moudjahid revient toujours dans les chansons relatant l´époque coloniale.
Les soirées, qui se succèdent et qui attirent de plus en plus de public, sont une véritable occasion de relaxe aux citoyens et citoyennes de Bouira.
Les arrêter ou les annuler serait tout simplement un crime contre toutes ces mamans qui, toute la journée, sont dans leur cuisine et qui le soir, sortent respirer un peu.

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