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LE SYNDICAT NATIONAL DES ÉDITEURS DU LIVRE (SNEL) CRIE AU MÉPRIS

Le livre brûle...

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«Nous demandons à Mme la ministre de la Culture d’en juger en son âme et conscience», a déclaré Fayçal Houma.

A croire le Syndicat national des éditeurs du livre (Snel), tous les points des thèmes débattus par les spécialistes en la matière à la librairie Socrate autour du marasme que subit le monde du livre, se confirment. Pour preuve, le siège de l´Union nationale des écrivains algériens a abrité, mardi dernier, une conférence de presse, organisée par le syndicat pour crier haut et fort devant un parterre de journalistes, la «magouille», qui entoure l´organisation du Salon international du livre d´Alger 2009 (Sila). Cette conférence décevra sûrement la «famille» du livre pour plusieurs raisons. Dans une causerie qui a pour thème «dénonciation et abus», on s´attendait instinctivement à une prise de position sur les problèmes du jour, bien sûr d´une manière purement formelle. En effet, ces ont un rapport avec le problème général que nous nous posons ici, à savoir: qu´est-ce que la vocation des uns et quel sens peut-elle revêtir? Maintenant, entamons notre sujet. Selon La Bruyère: «Un homme qui vient d´être placé ne se sert plus de sa raison et de son esprit pour régler sa conduite et ses dehors à l´égard des autres; il emprunte sa règle de son poste et de son état: de là l´oubli, la fierté, l´arrogance, la dureté, l´ingratitude.» Dans le même sens, «l´ancien président du Snel, destitué de son poste suite à une assemblée générale des membres du Syndicat, Abdelkrim Aït Oumeziane, affiche un mépris flagrant à l´égard de ses ex-camarades», a affirmé, l´actuel président du Snel. Fayçal Houma, explique que «le torchon brûle entre les deux parties depuis la période de la préparation du programme du Panaf 2009». Précisant que «les membres du Snel l´avaient sollicité en tant que président pour savoir quelle serait leur participation dans le cadre du Panaf, il a répondu clairement qu´il n´en savait rien et a rejeté toutes les propositions des membres». Quelques mois plus tard, il s´est avéré qu´il était mandataire pour l´organisation d´événements littéraires et aussi de l´édition et l´impression de près de 250 ouvrages parus sous l´égide du ministère dans le cadre du Panaf. Suite à cet état de faits, les membres du Syndicat, ont déclenché une assemblée générale pour le destituer pour retrait de confiance. Mais, entre-temps, de l´autre côté, une promotion lui a été octroyée en le nommant commissaire du Salon internationale du livre. Il va de soi que dans la réalité, des motifs extrêmement puissants, commandés par la peur ou par l´espoir ou l´ambition, conditionnent l´obéissance des sujets, soit la peur d´une vengeance, soit l´espoir en une récompense; mais elle peut également être conditionnée par d´autres intérêts très variés. Fayçal Houma, affirme que «le Snel a tourné la page. Mais le Sila 2009 a coupé tous les liens avec nous. Sachant que nous sommes partie prenante au règlement intérieur du Sila. Non seulement il ne répond pas à nos sollicitations, mais en plus, il nous informe par courrier signé par ses soins, qu´il nous attribue un espace de 12 m² au lieu des 54 m² que nous avons demandé. Cela illustre le mépris qu´entretien, le commissaire avec l´ensemble du Syndicat». La «passion pour l´égalité» rend inacceptable l´idée d´une quelconque subordination, encore moins lorsqu´elle est signifiée avec mépris. À cette situation, il faut apporter deux types de réponse. D´une part, il faut s´adresser à ceux qui sont arrogants en apaisant leur sentiment d´insécurité ou de mépris et en valorisant mieux la fonction et leur travail. D´autre part, à ceux qui subissent l´arrogance et se réfugient dans le refus de l´autorité, il faut faire la démonstration que l´autorité concernée peut se départir de l´arrogance qui l´a caractérisé, jusqu´à présent. A cet effet, le projet de la charte de l´éditeur, distribué aux journalistes présents, sera incessamment sur le bureau de la ministre. Son objectif principal est «l´éthique que doit respecter l´éditeur en s´imprégnant de ses recommandations qui orientent de manière intelligible la profession et la protège de tout dérapage». A l´analyse, le livre est otage. La raison de l´ampleur et de la soudaineté de cette réaction collective est ailleurs: sa libération résonne en nous comme un symbole que notre propre libération reste possible. A cet effet, ne savant plus à quel saint se vouer, le président du Snel, Fayçal Houma, a déclaré: «Aujourd´hui, nous sommes là pour une demande d´audience à la ministre de la Culture, fin de poser les problèmes que subissent les membres du Snel et dire à Mme la ministre de la Culture, en son âme et conscience, d´en juger.»

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