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AMUSNAW AK D UMDYAZ DE MOHAMED GHOBRINI

Si Mohand et Cheikh Mohand revisités

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Les poètes Si Mohand Ou Mhand et Cheikh Mohand Oulhocine continuent de susciter un intérêt particulier auprès des auteurs et surtout des traducteurs qui se penchent de plus en plus sur leurs vers.
Le journaliste Mohamed Ghobrini vient de publier un nouvel ouvrage aux Editions «El Amel» de Tizi Ouzou, intitulé Amusnaw ak d umdyaz (L´ascète et l´esthète).
L´ouvrage de 168 pages comprend des versions en tamazight de poèmes de Si Mohand Ou Mhand et de Cheikh Mohand Oulhocine avec des traductions à la fois en langues arabe et française.
Mohamed Ghobrini précise que consacrer des contributions à des chantres qui ont marqué leur époque n´est pas seulement un honneur mais un devoir auquel tout un chacun doit réfléchir. L´auteur ajoute que parmi les aèdes qui ont marqué leur époque en lettres d´or, Si Mohand Ou Mhand et Cheikh Mohand Oulhocine ne peuvent que figurer en pole position dans la mesure où ils font partie de ces poètes qui ont donné à la culture orale algérienne la dimension qu´elle mérite et toute sa grandeur.
Plus d´un siècle après leur mort, ils demeurent toujours une source de références inépuisable qui contribuera pour longtemps à alimenter toute recherche dans le domaine de la littérature orale berbère, enchaîne le traducteur: «C´est dire que ces poètes qui ont déjà inspiré des générations d´hommes et de femmes d´horizons divers, demeurent le symbole d´un destin unique ayant, à un moment de la vie, réuni les deux hommes auxquels on doit beaucoup, à commencer par ces beaux paysages qu´ils ne cessent de nous décrire, avec un style dont eux seuls détiennent le secret.»
Mohamed Ghobrini est un ancien journaliste ayant exercé dans plusieurs journaux, notamment dans les quotidiens El Moudjahid et Horizons, dans l´hebdomadaire Le Pays et a été le directeur du journal Le Midi. En plus de son métier de journaliste, il a animé plusieurs émissions littéraires radiophoniques aux côtés des regrettés Arezki Nabti et Ali Abdoun.
Ses premiers essais sur la poésie amazighe remontent aux années quatre-vingt-dix, alors qu´il avait été choisi pour faire partie des jurys devant présider le premier festival sur Si Mohand Ou Mhand et les Poésiades de Béjaïa.

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