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Salon du patrimoine immatériel

Coup d’envoi à Tizi Ouzou

Les organisateurs ont donc choisi de placer cette nouvelle édition sous le thème générique de « Tajmaât, symbole des valeurs et des liens sociaux au sein des populations villageoises ».

Le coup d’envoi de la 4ème édition du salon du patrimoine culturel immatériel, qu’organise chaque année la direction de la culture de Tizi Ouzou a été donné dimanche à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri en présence de plusieurs personnalités culturelles et artistiques locales ainsi que des responsables du secteur. Une édition très particulière puisqu’elle a pour thème la mythique «Tajmaât» du village ou assemblée traditionnelle. Les organisateurs ont donc choisi de placer cette nouvelle édition sous le thème générique de «Tajmaât, symbole des valeurs et des liens sociaux au sein des populations villageoises». Le salon est l’occasion pour mettre en relief le rôle de Tajmaât du village et sa contribution à sauvegarde des valeurs ancestrales et collectives en renforçant l’attachement aux principes, comme a tenu à si bien le rappeler Nabila Gouméziane, directrice de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou lors de sa prise de parole à la cérémonie d’ouverture. La même responsable a indiqué que cet évènement a été créé afin de mettre en relief l’importance de la connaissance et de la reconnaissance de notre patrimoine immatériel qui fait la force de notre identité et de notre culture. Et de rappeler qu’en 2003, les efforts des Etats membres de l’Unesco engagés pour la sauvegarde du patrimoine immatériel ont abouti à l’adoption de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Selon cette convention, le patrimoine culturel immatériel – ou patrimoine vivant – est la source principale de notre diversité culturelle et sa continuation constitue une garantie pour une créativité continue. En effet, le patrimoine culturel immatériel se résume aux pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire – ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés – que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et les groupes, en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine. La 4ème édition de ce salon se veut être une tentative de se pencher sur la fonction sociale de Tajmaâth et l’élan de solidarité et de partage qui découle de cette structure traditionnelle, porteuse de valeurs et de liens mutuels entre les populations et les individus, tout en consolidant le sentiment de communion et d’entraide. «L’attachement de notre société à cette tradition millénaire est la reproduction permanente de la cohésion sociale, qui favorise le sens de la réciprocité, du dialogue, du respect mutuel et de solidarité», a ajouté la même oratrice.
Depuis dimanche, des journées d’étude sont organisées dans le cadre du même événement et les objectifs assignés à ces dernières est de revisiter, de redécouvrir et d’étudier de près les éléments aidant à la préservation et à la promotion d’un élément important constituant la richesse de nos valeurs sociales et patrimoniales ancestrales basées sur la mutualité et la communion.
En outre, cette manifestation culturelle vise à rendre hommage à deux figures qui ont contribué à la transmission du patrimoine culturel de la région, en l’occurrence Khadidja Djama, réalisatrice d’émissions radiophoniques qui ont bercé plusieurs générations et Mohamed Chami, archiviste, conservateur du patrimoine audiovisuel algérien.

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