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Julien Clerc fête ses 50 ans de carrière à Alger

Des retrouvailles uniques !

Fringant dans son costard noir et veste qui brille, Julien Clerc a retrouvé dans le faste et l’émotion son public algérois, plus de 40 ans après…

Un concert qui a commencé avec un peu de retard devant l’impatience d’un public qui n’a pas hésité à frapper des mains pour dire son mécontentement. Sans doute qu’il a fallu attendre les retardataires en raison du déluge qui s’est abattu dehors ? Peut- être. L’artiste à la franche allure a d’emblée demandé s’il y avait dans la salle des spectateurs qui étaient déjà venus le voir à la salle Atlas. Et ça date ! Faut dire que ce n’est pas la première fois que Julien Clerc se produise à Alger. C’est en effet en 1975 que l’artiste est venu animer trois soirées consécutives au grand bonheur de ses fans. A l’occasion de la «tournée des cinquante ans» qui coïncide avec la fin de l’année de 2019, Julien Clerc, la soixantaine, n’a pas caché son enthousiasme en tout cas de revoir le public algérien. Sa voix est restée intacte. Le son et la lumière de l’Opéra étaient impeccables.

Magnifique ambiance
Une aura intimiste se propulsait dans la salle dès que l’artiste se met à chanter ou parler. De la poésie pure. L’artiste interprétera la majorité des titres des plus connus jusqu’aux derniers qui figurent sur son nouvel album. «À quoi sert une chanson si elle est désarmée ? (…) Comme la lune fidèle à n’importe quel quartier. Je veux être utile à ceux qui m’ont aimé. À ceux qui m’aimeront. Et à ceux qui m’aimaient. Je veux être utile. À vivre et à chanter…» C’est par ces paroles de chanson, qui en disent long sur la carrière de l’artiste que le concert a débuté. «Quel bonheur de revenir chez vous !», dira Julien Clerc. Et puis d’enchaîner avec «fais moi une place» et un autre morceau clin d’œil à son grand-père qui vient de la Guadeloupe. Julien Clerc rendra hommage aussi à d’autres grands artistes de la chanson français avec lesquels il a collaboré dont Maxime Le Forestier avec lequel il avait co-écrit une chanson sur les enfants issus de couples divorcés, comme ce fut le cas pour les deux. Il évoquera notamment son ami Gilbert Bécaud dont il assura à de nombreuses reprises la première partie de ses concerts à l’époque , en interprétant une de ses chansons, à savoir «C’est en septembre…» .

Bécaud, Aznavour etc.
L’artiste qui communique avec le public, en distillant par-ci par-là des anecdotes à propos des chansons qu’il a composées, alterne les chansons mélancoliques avec d’autres plus joyeuses ou entraînantes à l’image de « Ce n’est rien » qui a mis de l’ambiance dans la salle et où le public n’a pas hésité à frapper des mains pour suivre le tempo du morceau. Il évoquera aussi Charles Aznavour non sans parler de sa relation de meilleur ami/ennemi du monde avec Gilbert Becaud dont les deux carrières respectives ont grandi à l’ombre d’une autre icône de la chanson française, à savoir Edith Piaf. Et d’entonner «Formidable» avec tout le public de l’Opéra Boualem Bessaïeh comme chœur. L’ artiste revient à son répertoire personnel en interprétant cette fois «Ma préférence à moi » et puis « Je t’aime, etc.» qui est aussi le titre de son dernier album. Et d’annoncer : «Je vais vous présenter deux copines à moi.»
Et de citer en chanson deux prénoms, le premier «Hélène» et puis «Melissa», chanson très appréciée et fredonnée par le public. Et de remonter encore dans le passé en interprétant «laissons entrer le soleil» de l’époque de la comédie musicale Hair.

Un artiste moderne
«Avec mon cœur de rockeur» ou encore «il voulait aller danser» mettront le public en ébullition et certains se lèveront carrément de leurs chaises pour se trémousser sous l’œil amusé et satisfait de l’attaché culturel à l’ambassade de France, mais aussi de l’ambassadeur de France him self qui a tenu à être présent à ce concert/évènement. Julien Clerc laissera le meilleur pour la fin, à savoir le fameux morceau romantique «Femmes je vous aime» qui récoltera des salves de youyous en guise de remerciements de la part de ses fans de la gent féminine. Et de quitter la scène non sans se faire bisser par le public. L’artiste ne se fait pas attendre et revient interpréter un ultime titre remerciant, l’Institut français d’Alger, l’organisateur du spectacle, son public entre grands et petits et ses amis musiciens qui l’ont accompagné sur différents instruments devant une salle comble et comblée.

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