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LA PETITE BIBLIOTHÈQUE DE L'ÉTÉ 2013 (VI SUITE ET FIN)

Lire: une forme supérieure du bonheur

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La Bibliothèque nationale d'Algérie (Alger-Hamma)La Bibliothèque nationale d'Algérie (Alger-Hamma)

Le temps de lire, c'est prendre, en toute liberté, le temps enchanté de vivre heureux.

En effet, le livre offre à l'homme doué de raison, diverses chances d'être lui-même.
Y aurait-il, pour l'homme d'aujourd'hui - en quelque lieu qu'il se trouve -, dégradé par le dérèglement de la vie sociale, un meilleur remède que la lecture d'un livre intelligent et généreux pour alléger son ennui, sinon pour échapper aux morsures d'un monde déshumanisé?...
Je sais, beaucoup savent, que souvent la lecture est «une tache surnaturelle de clarté» qui incommode l'esprit non exercé au plaisir de la découverte, comme la marche fatigue le physique trop longtemps à l'arrêt fixe. Et qui n'a-t-il pas, une ou deux fois dans ses chemins de vie professionnelle ou personnelle, été surpris par les empreintes de ses ignorances lorsque le besoin de savoir pour comprendre a soudain cogné à sa tête et que dans sa tête a résonné le vide? C'est alors le coup de l'heure de vérité. En vain, on n'arrive pas aisément ni toujours à se mettre à jour. Le monde fuit; on le voit fuir, s'éloigner, chaque fois encore plus loin, et se dresse, un jour ou l'autre, une image insoutenable, ce que l'on n'imagine pas, une jungle épaisse comblée de mauvaises ombres... Et nul ne la voit vraiment que celui qui sait se mettre à jour des informations en lisant, en lisant, pour savoir et comprendre!
Mais nous voilà au terme de notre été livresque, sous l'intitulé La Petite bibliothèque de l'été 2013. Après quelque liberté de temps de lire, pendant quelque repos - toujours mérité -, nous retournons au réel, à la vie réelle, à la vie active. Je cède, sous mon bonheur d'avoir «accueilli» de nombreux lecteurs dans La Petite bibliothèque de l'été 2013, à l'espoir de continuer la chronique hebdomadaire Le Temps de lire,- espoir que donne la piété sincère, à l'âge de quatre-vingts ans accomplis le 8 août dernier, et que confirment les amitiés dont je suis entouré...
POUR L'AFRIQUE de Mustapha Toumi (SNED, Alger, 1969, 247 p.): «Mustapha Toumi, Allah yarhamouhou, lui de même s'émerveille de ce que son expression artistique dans les domaines auxquels il s'est essayé avec succès, a enfin connu des prestiges d'existence, de liberté et de respect de la personne humaine. Il me faut signaler et regretter l'absence de textes de Mustapha Toumi, par exemple, dans Espoir et parole - textes algériens recueillis par Denise Barrat, Paris, 1963 ou dans Diwan algérien de J. Lévi-Valensi et J.-E. Bencheikh, Alger, 1967. En attendant la publication des poèmes et des articles de Mustapha Toumi, le lecteur trouvera, je le souhaite, quelque peu, la personnalité de cet Algérien sensible et absolu dans Pour l'Afrique.»
LES INSURGÉS DE L'AN 1, Margueritte (Aïn-Torki), 26 avril 1901 de Christian Phéline (Casbah Éditions, Alger, 2012, 270 p.): «Christian Phéline a essayé d'instruire la révolte de Margueritte (auj. Aïn Torki) dans son livre Les Insurgés de l'An 1, Margueritte (Aïn-Torki), 26 avril 1901, - en couverture, est reproduite une photo subjective du «Marabout Yacoub [Mohamed ben el Hâdj Ahmed], instigateur des troubles de Margueritte, au moment de son arrestation, en 1901». [...] Notons que Aïn-Torki (La fontaine du Turc), située à 40 km du chef-lieu de Aïn Defla et relevant de la daïra de Hammam Righa, a, vers 1885, porté le nom de Margueritte (sic). Ce dernier, commandant en Algérie la subdivision militaire de Miliana, s'est illustré contre les populations civiles, lors du soulèvement des Ouled Sidi Cheikh, en 1864. Six ans plus tard, nommé à la tête des 1er et 3e Chasseurs d'Afrique, Jean-Auguste Margueritte - étant alors le plus jeune général de division - meurt de ses blessures dans la bataille de Sedan contre la Prusse en 1870. [...] Il existe un ouvrage intitulé Qui se souvient de Margueritte? de notre regretté et ami Laadi Flici, éd. ÉNAL, Alger, 1984. 124 p. Dans la même année, j'ai eu le bonheur de le présenter dans le grand quotidien national El Moudjahid (où il a été publié précédemment en 22 parties du 10 mars 1983 au 27 août 1983, sous le titre général «Chronique du temps qui passe» et dans mon émission Le Temps de lire à la radio Chaîne III, le 14 juillet 1984. [...] Vous lirez Les Insurgés de l'An 1 (la symbolique est claire) de Christian Phéline avec la passion indispensablement soulagée...»
LES AMIS DES FRÈRES de Rachid Khettab (Éd. Dar Khettab, Boudouaou-Alger, 2012, 432 p.): «Rachid Khettab nous propose effectivement un rappel historique indispensable. Il le présente comme, à la fois, le don de soi d'un Algérien et celui de tout le peuple, celui d'hier et celui d'aujourd'hui, celui des vivants, celui des moudjâhidine et celui des chouhadâ dont le souvenir est sacré. Ce résultat de recherche est non seulement un sincère hommage rendu aux «Justes» qui, de toute nationalité et de toute conscience religieuse ou non, des femmes et des hommes, se sont dressés contre l'injustice de la France coloniale en Algérie et l'ont fait sans hésitation, mais il est également et surtout l'expression des Algériens en guise de reconnaissance à tous leurs Frères et parmi eux «Les Français». C'est-à-dire ceux que Jean-Paul Sartre évoqua dans sa Lettre au tribunal, «... Les Français qui aident le F.L.N. ne sont pas seulement poussés par des sentiments généreux à l'égard d'un peuple opprimé et ils ne se mettent pas non plus au service d'une cause étrangère, ils travaillent pour eux-mêmes, pour leur liberté et pour leur avenir. Ils travaillent pour l'instauration en France d'une vraie démocratie.»
LES NOCES DU RETOUR de Youcef Tounsi (APIC Éditions, Alger, 2013, 167 p.): «Les nouvelles recueillies sous le titre Les Noces du retour ne seront sans doute qu'une lecture divertissante pour les uns mais, j'en suis sûr, elles seront pour beaucoup d'autres une véritable source de réflexions judicieuses... Car, en littérature, la nouvelle est une oeuvre de fiction qu'elle soit ou non inspirée d'un fait vécu. Bref, l'art, la technique, la clarté des idées et finalement le talent de l'auteur créent l'envie de lire, Les Noces du retour de Youcef Tounsi. Les lecteurs du Temps de lire sauront en juger.»
LES FRANÇAIS D'ALGÉRIE de Pierre Nora, (Hibr Éditions, Alger, 2013, 343 p.): «Ma conclusion est simple, et je l'extrais un peu au hasard des «Cinquante ans après», titre de la préface de Pierre Nora à son livre Les Français d'Algérie, page 27. Cet extrait mérite ici ou ailleurs, sans aucun doute, un commentaire, et d'autant qu'en ce mois sacré de Ramadhâne 1434, éminemment spirituel, social et éducatif, des pitreries, annoncées comme émissions populaires, culturelles et artistiques, dans certaines de nos télévisions, nous soulèvent le coeur à l'heure de l'Iftâr, déprimant le mérite, - et «zapper» c'est encore plus navrant. Je propose, en conséquence, à mes lecteurs ce court paragraphe écrit par Pierre Nora s'adressant aux Français: «Il est presque impossible aujourd'hui, pour qui n'a pas vécu ces sept interminables années, de comprendre l'intensité des passions investies dans l'affaire algérienne. Un demi-siècle plus tard, l'indépendance paraît un acquis naturel, une évidence historique à laquelle seuls s'opposent quelques gros colons récalcitrants et une poignée de militaires prêts à tout pour conserver leur conquête...»
LES HÉROS DE LA FOI - Madresset El Falah - de Lahcène Belhoucine (Hibr Éditions, Alger, 2013, 158 p.): «Tout l'ouvrage est consacré à la connaissance dans le détail du mouvement Badissi des ulémas tels cheikh Tayeb El Mehadji (né en 1881, premier précurseur du réformisme religieux à Oran) et son neveu cheikh Miloud El Mehadji de l'Association El Falah. Tous les deux, ils ont fondé, en 1937, affiliée à l'Association des ulémas musulmans algériens (AOMA), la Madrassa éponyme, dans le Hay «M'dina J'dida» à Oran. L'objectif premier a été d'enseigner la langue nationale et des sciences islamiques afin «de lutter contre le colonialisme en Algérie et veiller à la préservation de l'identité nationale face aux pensées colonialistes visant l'effacement de la personnalité du peuple. [...] Le livre est aussi, selon Lahcène Belhoucine «un simple rappel à la Mémoire des oubliés de notre histoire contemporaine.» Des photos spécifiques à cette immense Saga des Héros de la Foi - Madrasset El Falah, ponctuent, intégrées aux articles et aux portraits des illustres acteurs vivants ou martyrs ou décédés récemment, le mouvement El Falah des Chouyoûkh, partisans et sympathisants fidèles à l'esprit du cheikh Ben Badis, glorieux fondateur du réformisme musulman en Algérie.»

Mercredi prochain, in châa Allah, nous entreprendrons la saison 2013-2014 de notre chronique Le Temps de Lire... avec la présentation du roman Les Anges meurent de nos blessures de Yasmina Khadra.

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