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LA PETITE BIBLIOTHÈQUE DE L'ÉTÉ 2014 (IX)

La civilisation est la seule vérité de l'homme

Par
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Une salle de lecture de rêve à la bibliothèque Mazarine de ParisUne salle de lecture de rêve à la bibliothèque Mazarine de Paris

Tous les livres qui pensent et qui font penser sont, plus que des vertus contre le vice, des lumières pour les aveugles de la raison et du coeur.

Je me dois donc de rappeler un temps important dans l'histoire de la littérature algérienne de l'indépendance, et qui a formé une oeuvre exceptionnelle et collective produite par des auteurs algériens dont l'essentiel des ouvrages parus, plus ou moins complets, se trouve - Dieu fasse que je ne me trompe pas - dans les bibliothèques de tout le pays. J'évoque par ainsi la création, le lundi 28 octobre 1963, de la toute première Union des Écrivains Algériens. Là, en ce jour magique de l'héroïsme populaire national, nos écrivains se sont révélés à eux-mêmes par l'écoute et l'échange, en s'inspirant de l'expérience du passé, en analysant la nouvelle et sublime réalité politique, sociale et culturelle du présent, et en prenant conscience de la nécessaire vision de l'Avenir: car la civilisation, c'est la vérité de l'homme.
Parcourons quelques extraits de paragraphes de présentation d'ouvrages parus dans la rubrique Le Temps de lire (Saison 2013-2014).

5OÈME ANNIVERSAIRE DE L'UNION DES ÉCRIVAINS ALGÉRIENS (1963-2013) paru dans L'Expression du mercredi 30 octobre 2013, p. 20 (ici, quelques courts extraits): «Souvenir d'un temps littéraire heureux. Créée le lundi 28 octobre 1963, en pleine euphorie du premier anniversaire de l'Indépendance retrouvée, la Première Union des Écrivains Algériens a donc eu hier cinquante ans le lundi 28 octobre 2013. Hommage et joyeux vrai anniversaire aux écrivains algériens de tous les temps!
Le temps est passé et, sans doute, son ouvrage, quelle que soit sa qualité, reste là où il est, tel quel, historique, culturel, fondateur. Oui, la création de la Première Union des Écrivains Algériens était aussi une autre indépendance, celle de la culture nationale sous toutes ses formes d'expression, et par le Livre Algérien revivifié et enrichi sur son sol nourricier, ouvert sur le monde et admiré à l'étranger. «Oui, l'écrivain algérien est heureux!» pouvait-on, en ce temps d'allégresse, répondre à la peu innocente question posée par un journaliste de l'Agence France Presse. [...] Un Bureau exécutif de l'U.E.A. a été élu: Mouloud Mammeri (Président), Jean Sénac (Secrétaire général), Kaddour M'Hamsadji (Secrétaire général adjoint), Mourad Bourboune, Ahmed Sefta, Bachir Hadj Ali et Moufdi Zakaria (Assesseurs). Le Bureau a été chargé de préparer les Statuts de l'Union à laquelle, l'État a aussitôt attribué un siège magnifique et spacieux, l'ancien «Magasin Paul Colin» au 12, rue Dumont D'Urville (auj. rue Ali Boumendjel). [...] Je ne saurais détailler à moi seul les chemins suivis pour arriver à la création de l'Union des Écrivains Algériens (UEA). En bref, je peux dire qu'un petit groupe, contacté par des écrivains et militants chargés par le Pouvoir central socialiste de l'époque, s'est réuni à plusieurs reprises à Alger dans différents locaux et dans des arrière-salles de café, de salles de spectacles, de librairies, quelques semaines dans un minuscule appartement au 7, rue Lieutenant Mohamed Touileb (ex-Languedoc). [...] À cette Première Union ont adhéré officiellement cinquante-sept écrivains. Ce sont, tels que leurs noms figurent dans «La Charte» qu'ils ont signée:
Smail Ait-Djafer, Henri Alleg, Malek Haddad, Yasmine Amar, Djamal Amrani, M'hamed Aoune, Mohamed Arabdiou, Ahmed Azeggagh, Mahieddine Bachetarzi, Abdelhamid Baitar, Hamou Belhalfaoui, Abdelhamid Benzine, Mohamed Boudia, Rachid Boudjedra, Mourad Bourboune, Mohamed Brahimi El Mili, Abdallah Cheriet, Mohamed Chioukh, Roger Curel, Assia Djebar, Abderrahmane Djilali, Tewfik El Madani, Tewfik Farès, Laadi Flici, Anna Gréki, Nadia Guendouz, Malek Haddad, Bachir Hadj Ali, Mostefa Harkat, Ould Abderrahmane Kaki, Kateb Yacine, Boualem Khalfa, Djouneidi Khelifa, Salah Kherfi, Henri Kréa, Cheikh Mohamed Laid Khelifa, Mouloud Mammeri, Tarik Maschino, Messaoud Médjahed, Messaour Boulanouar El Kheir, Kaddour M'Hamsadji, Jamel Moknachi, Fadela M'Rabet, Abdallah Nakli, Amar Ouzegane, Jean Pelegri, Mohamed Salah Ramadhan, Abdekader Safiri, Mohammed Cherif Sahli, Ahmed Sefta, Jean Sénac, Ahmed Taleb, Mohand Tazerout, Mustapha Toumi, Mohamed Zinet, Abdelkader Farrah, Moufdi Zakaria.»

LES COLOMBES DU PRÉSIDENT, Suivi de LA NUIT LE JOUR (Nouvelles) de Achour Cheurfi, éditions Dalimen, Alger, 2013, 153 pages: «Tout en travaillant au plus haut niveau des besoins les plus importants et les plus immédiats (voir ses dictionnaires et ses encyclopédies), Achour Cheurfi ne se désintéresse pas de la pure littérature puisqu'il vient de nous rappeler qu'il reste néanmoins foncièrement un littérateur en publiant le recueil de nouvelles Les Colombes du président suivi de La Nuit le Jour.... encore que... [...] En effet, dans cette oeuvre, il n'est pas exagéré de dire qu'il tente de montrer que le récit, par le thème et par l'écriture, contribue à faire comprendre le présent ou, du moins, à confirmer dans le présent, les observations faites dans le passé. C'est en quelque sorte, une réécriture de l'histoire (ici politico-sociale), une tranche de vie particulière, à un moment donné - et fut-elle prescrite cette période - dans le temps où se produit l'événement. Aussi, à aucun moment, me semble-t-il, Achour Cheurfi ne se déleste de son jugement de journaliste, de chercheur - et de poète non plus -, qu'il a pu avoir ici ou là dans telle ou telle nouvelle; il est demeuré attaché à l'idée d'observer et de poser juste l'objet à présenter: serait-il objet de progrès, de dérision ou de régression. [...] Quoi qu'il en soit, en lisant Les Colombes du président suivi de La Nuit Le Jour, nous ne pouvons nous empêcher de méditer sur cette fameuse expression populaire «Haff teîch (littéral. ´´Trompe, tu en vivras´´), soit ´´Trompe, tu te feras valoir´´» qui est assez analogue à «Un vacarme bien accommodé donne de l'éclat» dont Achour Cheurfi évoque lui également l'efficacité à laquelle croit le Mouhafedh, un de ses personnages, en ces termes: «Il faut chercher un bruit nouveau autour duquel l'événement doit être articulé, fidèle en cela à la plus insipide des traditions qui veut qu'un vacarme nouveau donne de l'éclat à un grand événement.»

COLLECTION: J'ÉTUDIE L'HISTOIRE DE MON PAYS. HISTOIRE COLONIALE (1- Aux origines de la colonisation. 2- L'incident de l'éventail. 3- La préparation de la guerre d'agression Et de conquête coloniale. 4- Les révoltes armées 1830-1920) de Mahrez Afroun, éditions Houma, Alger, 2013: «L'intention de l'auteur est d'assumer le rôle d'un informateur éclairé, disposant d'une documentation historique riche et fiable et surtout exigeant beaucoup de lui-même afin de transmettre à la jeunesse, en quelque lieu qu'elle se trouve, une série de réponses justes à une série de questionnements qui souvent lui viennent ou lui reviennent à l'esprit, et l'intriguent, la passionnent ou la découragent par la complexité du thème abordé en classe ou ailleurs. L'état actuel des questions ne cesse d'être «revu», «corrigé», «repensé», tant il est vrai que l'analyse critique de ce que nous ont livré de faits authentiques certains auteurs de la colonisation, nous troublent encore et réclament de notre part un point de vue plus critique de ce qui est, de ce que l'on sait et de ce qui nécessite des recherches approfondies et souhaitables pour circonscrire la certitude extrêmement significative de la vérité historique. Car il y a bien des manières d'écrire l'histoire et de vicier le devoir de vérité historique! [...] De toute façon, Mahrez Afroun entend soumettre à la jeune intelligence, à sa mémoire donc, la mémoire conservatrice d'un passé rappelé ici, écrit ou réécrit plutôt que mémorisé à l'état brut. La représentation du passé, c'est-à-dire la reconnaissance du souvenir, consiste alors à une réflexion de soi sur des événements historiques consignés soit par la mémoire soit par les écrits, et dont la réflexion générale aboutit à une comparaison, à une indiscutable analogie des faits et des points de vue autorisée, permettant une forte conviction que tel fait historique est vrai ou faux. [...] Conclusion: l'écriture, la lecture, le livre sont une seule et même chose pour connaître et comprendre, pour se former à l'état de l'identité nationale ouverte au progrès et à l'amour de l'autre, cela va sans dire pour les têtes bien faites, mais cela va mieux en le leur répétant. Ne dit-on pas que «La répétition est un acte pédagogique» et que «Edh-dhikrâ tanfaou l- mou'minîne, la répétition [le rappel] procure de l'avantage aux croyants»?»

(À suivre: La Petite bibliothèque de l'été 2014 dans Le Temps de lire du mercredi8 octobre prochain.)

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