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L'Algérie exporte zéro production audiovisuelle à l'étranger

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Alors que l'Algérie passe par une période économique difficile, le marché audiovisuel algérien reste le moins rentable d'Afrique. Au dernier MIP TV, on s'est rendu compte de la faiblesse de l'exportation audiovisuelle nationale. L'Algérie n'a réussi à vendre aucune production, même pas pour les pays maghrébins ou arabes. Et pour preuve, aucun stand algérien n'était installé au MIP TV, et pourtant, l'Afrique était bien présente à travers le Maroc avec son pavillon de 47,3 m². Même s'il était animé par Maroc export et des membres sélectionnés de l'Asesa qui ont présenté le savoir-faire en matière technologique des entreprises marocaines opérant dans le secteur de l'audiovisuel, le Maroc a produit moins de contenus durant ce Ramadhan et espérait vendre ses produits à d'autres pays. Le Sénégal, la Tunisie, l'Egypte et bien sûr l'Afrique du Sud, le Ghana et le Nigeria étaient également présents. Pour l'Algérie, il n'est pas encore temps de vendre des productions audiovisuelles, du moment où on est censé acheter et faire travailler les Tunisiens. Et pourtant, le MIP TV est une bonne affaire pour les Africains, pour preuve: la société Côte Ouest Audiovisuel a pu placer pas moins de 1000 heures de Long running soaps et télénovelas auprès des acheteurs d'Afrique francophone et anglophone, ainsi qu'auprès des opérateurs de vidéo à la demande (Vod). Un output deal de 500 films africains a d'ailleurs été conclu avec une plateforme internationale de Vod. Côte Ouest a aussi conclu deux accords de coproduction. L'un concerne la série «21» qui raconte l'histoire d'Aleka, une jeune Ivoirienne bon chic bon genre, emprisonnée le lendemain de ses 21 ans. Le 2ème accord de coproduction porte sur un sitcom de 26 minutes intitulé«Expecting Lagos».
L'intrigue se déroule au Nigeria, autour d'un futur père qui attache une grande importance à la venue au monde de son premier enfant. Créée en 1997, elle se présente aujourd'hui comme le leader de la distribution de droits audiovisuels en Afrique. Chaque année, elle distribue des contenus à quelque 177 chaînes TV réparties sur 42 marchés. Son catalogue de programmes comprend des feuilletons, des télénovelas, des longs métrages, des séries, des téléfilms et des dessins animés pour enfants. Une expérience à méditer pour les chaînes de télévisions algériennes qui ne savent produire que pour le marché local. Cette politique va finir par ruiner l'économie algérienne et surtout faire de l'audiovisuel algérien l'un des moins compétitifs de la planète. Et pourtant, ce ne sont pas les idées qui manquent ni les décors. L'Algérie demeure le premier pays à posséder des décors importants qui ne sont pas exploités pour la télévision et le cinéma.

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