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La nouvelle génération "Cannes" du cinéma algérien

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La sélection à Cannes du film de Karim Moussaoui «En attendant les hirondelles» a signé définitivement la fin de la génération d'or du cinéma algérien: Merzak Allouache, Lakhdar Hamina et Ahmed Rachedi. Ainsi après la sélection du film «Kindil El Bahr» à «la quinzaine des réalisateurs», c'est au tour de Karim Moussaoui de décrocher une place dans la section «Un certain regard», décrochant une place de la Caméra d'or pour le premier film. Plus de 51 ans après le prix de la première mise en scène pour Lakhdar Hamina pour son film «Le vent des Aurès». Une nouvelle génération de cinéastes algériens a fait donc son apparition sponsorisée par le cinéma et les producteurs français, c'est le cas de de la génération Karim Moussaoui, Hassan Ferhani, Lyès Salem et Damien Ounouri. Cette dualité entre les anciens et les modernes va s'accentuer par le style et le rythme apportés par la nouvelle génération de cinéastes. Mais contrairement à Lyès Salem, qui s'est construit tout seul, Karim Moussaoui, Damien Ounouri et même Hassan Ferhani ont été produits sans l'aide du cinéma algérien. L'Algérie est le décor de leurs films sans être l'âme qu'ils respirent. Une nouvelle génération qui ne compte plus sur les entreprises cinématographiques algériennes locales et l'argent du ministère de la Culture pour s'affirmer dans le cinéma mondial. C'est plutôt la France qui les porte et les soutient. Le producteur du film «En attendant les hirondelles» Djaber Debzi, a obtenu pour son prochain film plusieurs aides étrangères des cinémas du monde, du CNC français, de Hubert Bals Fund (Festival de Rotterdam), Sanad (Abu Dhabi), Doha, Dubaï, Affak (Liban).  Même chose pour le film de Karim Moussaoui. La nouvelle génération de cinéastes algériens ne fait pas de film sur commande pour les grandes manifestations cinématographiques algériennes. Une génération qui fait des films engagés à la Merzak Allouache sur la période du terrorisme qui a marqué l'Algérie. Dans cette génération il y a l'exception Lyès Salem. D'ailleurs il y a une scène extraordinaire d'originalité qui a été filmée, mais qui a été supprimée du montage du film de Karim Moussaoui sélectionné à Cannes. Une scène qui a regroupé Lyes Salem, Hassan Ferhani, Karim Moussaoui et Idir Benaïbouche. Ce sont sans doute les producteurs français qui ont demandé à supprimer cette scène du film, de peur de mettre en valeur un autre cinéaste algérien: Lyès Salem. Cette scène aurait pu être une photo d'anthologie qui regrouperait la nouvelle génération du cinéma algérien. A suivre à Cannes et ailleurs.

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