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Les films arabes et africains empêchés d'aller vers la Palme d'or

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Aucun film arabe ou africain ne concourt cette année pour la Palme d'or, puisqu'aucun film du continent africain et de la péninsule arabique ne figure dans la sélection officielle; en revanche deux films maghrébins sont présents en compétition dans la section «Un certain regard» mais pour la Caméra d'or: l'Algérien Karim Moussaoui avec son film «En attendant les hirondelles» et la Tunisienne Kaouther Ben Hania qui a été sélectionnée pour son film «La Belle et la meute», qui raconte la tentative désespérée d'une jeune femme violée à la suite d'un contrôle policier, de porter plainte. Comme les années précédentes, les films venant d'Afrique et du Monde arabe sont empêchés d'aller en compétition pour la Palme d'or. Pour le moment, seule l'Algérie a décroché officiellement une Palme d'or avec le film de Mohamed Lakhdar Hamina en 1975: Chronique des années de braise. Le réalisateur algérien détient aussi le record de trois sélections officielles au festival de Cannes avec trois films: «Le vent des Aurès en 1966», Chronique.... Et la dernière image en 1986 et un prix de la première oeuvre. L'Egypte, le Maroc et la Tunisie n'ont jamais décroché une sélection officielle. Le festival de Cannes a néanmoins accordé une palme à l'Egyptien Youssef Chahine pour l'ensemble de sa carrière et le Franco-Tunisien Abdelatif Kechiche a obtenu une Palme d'or avec un film totalement français dans le fond et la forme: «la vie d'Adèle». Ce dernier affirme, dans l'édition du 5 avril de Nice-Matin, qu'il a été empêché de présenter son dernier film à Cannes. Son dernier film «Mektoub, My Love» adaptation de «La blessure, la vraie» de François Bégaudeau aurait perdu le financement de France télévisions, grand partenaire du festival de Cannes. Tous les films produits par les chaînes de télévisions Canal +, Arte ou France télévisions sont favoris pour la sélection de leur film en sélection officielle. Cette année, pas de film égyptien, ni de film marocain. L'année dernière, le film «Clash» de l'Égyptien Mohamed Diab, sur la révolution arabe était en compétition dans une section de Cannes; même chose pour le film «Divines» de la Franco-Marocaine, Houda Benyamina, qui avait obtenu la Caméra d'or. Les cinémas marocain et égyptien sont absents cette année à Cannes. Sont-ils médiocres à ce point pour ne pas être sélectionnés au Festival de Cannes En réalité, l'absence des cinémas africains et du Maghreb résulte de l'absence d'un producteur français accompagnant le projet. Cette situation pose un grand problème d'indépendance pour certains réalisateurs maghrébins, au point où Yousri Nasrallah a dû s'associer au sioniste Bernard-Henry Lévy pour voir son film sélectionné à Cannes. Pour marquer leur présence, les réalisateurs du continent ont eu droit à un cadeau de compensation: participer à des manifestations parallèles au festival telles que «la Quinzaine des réalisateurs», «la Semaine de la critique» ou «l'Acid».

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