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L'échec non déclaré de l'audiovisuel algérien

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L'audiovisuel algérien demeure une expérience ratée dans le paysage médiatique algérien. Pourquoi l'audiovisuel n'a-t-il pas eu la même réussite que la presse écrite? Après l'avènement du pluralisme politique en Algérie en 1989, la presse écrite a été lancée dans les années 1990 et a réussi à s'imposer comme la seule démocratie en Algérie. Tous les rapports des chancelleries occidentales ont salué le bond important effectué par la presse écrite en Algérie, durant la décennie noire. L'Algérie est devenue la seule référence de liberté d'expression dans le Monde arabe avec le Liban. La majorité des journaux arabes libres, comme El Hayat, Al Chark El awsat ou encore El Qods étaient installés à Londres pour échapper à la censure de leurs pays respectifs. En Algérie, la majorité des journaux est installée dans le pays face à deux ennemis potentiels: la violence terroriste et la menace de la justice activée par le pouvoir. Le journal Liberté était devenu un quotidien influent, qui a poussé le Premier ministre Belaïd Abdesslam à quitter le gouvernement. Mais contrairement à la presse écrite, l'audiovisuel algérien n'a pas le même succès. Pis encore, il a offert une image négative de l'audiovisuel privé. Alors qu'en parallèle la majorité des journalistes algériens qui a été formée par la télévision unique a réussi par son expérience dans les télévisions arabes comme MBC, Al Arabiya et surtout Al Jazeera. Il a fallu attendre 2004 pour voir apparaître les premières chaînes privées, mais le pouvoir n'a pas souhaité libérer le champ audiovisuel, comme pour la presse écrite. Le lancement des chaînes privées Beur TV et Khalifa TV a été fait sur la base d'initiatives privées d'hommes d'affaires et de visionnaires. Mais la politique les a rattrapées. Résultat des courses: un paysage audiovisuel moribond et des télévisions privées qui se cherchent. La valeur ajoutée des journalistes de la presse écrite n'a pas été retrouvée, mais a ouvert l'espace à certains nouveaux talents cachés. Si les chaînes Ennahar TV et Echourouk TV ont réussi, c'est essentiellement en raison du succès de leurs quotidiens. C'est un peu avec la pub de l'Anep qui était destinée à la presse écrite que les télévisions privées survivent. Elles ont réussi à rassembler une certaine vision qui n'était pas basée, comme les chaînes de télévision arabes, sur le panarabisme. Contrairement à Al Jazeera, les télévisions algériennes n'ont pas adopté le modèle qatari qui était basé sur la multiplication des nationalités plus d'une quarantaine et misé sur des journalistes et des rédacteurs en chef qui n'étaient pas formés et qui n'avaient aucune feuille de route.

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