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Les professionnels du 7e art vont -ils enfin s'organiser?

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Depuis quelque temps, les professionnels du cinéma national s'organisent. En Algérie, après avoir dissous l'Arpa, association des professionnels et réalisateurs algériens, une Union des artistes est née, regroupant plus de comédiens que de réalisateurs. L'objectif étant de s'organiser et se soumettre au nouvel espace cultuel et artistique. Malgré la présence de nombreux techniciens et réalisateurs, la profession tarde à s'organiser. Depuis plus d'une décennie, le paysage cinématographique algérien ne regroupe que trois associations connues: L'association «Projecteur» à Béjaïa, l'association «A nous les écrans» à Alger, et l'association «Lumières» qui regroupe l'essentiel des anciens techniciens et comédiens du Caaic et de l'Enpa. Mais depuis la mort de son président, Amar Laskri, l'association «Lumières» s'est transformée en société de production réalisant des spots et des documentaires.
L'objectif d'une association c'est d'organiser des manifestations et faire la promotion du 7e art. Cependant deux associations ont réussi à ce titre à s'installer: l'association «Projecteur» en créant le RCB qui en est à sa 15e édition et l'association «A nous les écrans» qui a lancé les Journées cinématographiques d'Alger (JCA). C'est très peu pour l'Algérie qui reste un grand pays et qui, surtout, possède une population de 40 millions d'habitants. A l'intérieur du pays, la majorité des associations gravite autour des maisons de culture, incapable d'organiser un événement, faute d'un financement de l'APC ou de la wilaya. Le manque de soutien des collectivités locales a conduit à un marasme cinématographique et surtout associatif pesant.
Dans le Monde arabe on n'est pas en reste. Si le Maroc et la Tunisie demeurent les seuls pays structurés dans le domaine du cinéma et des associations dédiés au 7e art, l'Egypte, grande nation de cinéma, perd du terrain suite aux manques d'aides et de soutiens financiers, Seuls les présidents d'associations de critique et de cinéma qui ont une entrée au sein du pouvoir résistent encore. Certains pays arabes ont compris que pour organiser la profession, il faut penser profit et échange. C'est ainsi qu'un Institut arabe du film a été créé cette année à Paris pour permettre aux professionnels du cinéma dans le Monde arabe -techniciens, cinéastes, producteurs, critiques, etc. de promouvoir leur travail, coordonner leurs efforts, apprendre à se connaître et enfin organiser des prix annuels - à la façon des Oscars ou des Césars- pour le Monde arabe. Pour les organisateurs, une telle structure n'est forte que par ses membres. Un cinéaste algérien, membre de cet institut, a demandé aux professionnels algériens de se joindre à l'Arab Film Institute pour que des voix algériennes se fassent entendre en nombre, au sein de cette initiative régionale. Pour cela un organisme «relais» en Algérie sera désigné pour faciliter les adhésions (qui s'élèvent à 40 dollars par membre), soit 4500 DA par an. A suivre...

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