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Guerre des mots entre consultants sur les télés privées

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L'élimination de l'Equipe nationale a créé d'énormes tensions entre les différentes télévisions privées depuis une semaine. Le présentateur de la chaîne qatarie, Hafidh Derradji, est allé plus loin en déclarant sur le canal Echourouk News que la création de chaînes privées a influé énormément sur l'opinion publique et sur l'avenir de certains responsables et déteint sur le football national. Depuis la défaite 3 à 1 en Zambie, les chaînes de télévision, notamment la chaîne El Haddaf TV avec le duo Bencheikh, Madjer mais également la chaîne Ennahar TV avec ses journalistes très critiques envers le sélectionneur espagnol ou encore la chaîne Echourouk News avec son journaliste polémique Mustapha Mazouzi. Sur l'Entv, le débat avec Ighil Méziane et Sami Noureddine était plus beaucoup plus calme et diplomatique. Sur les autres chaînes, la majorité des intervenants et consultants se lâchent sur les joueurs, le sélectionneur et même le président de la FAF. Malgré sa distance de l'Algérie et parfois ses conflits avec certains intervenants, Hafidh Derradji est resté égal à lui-même, critiquant l'attitude parfois partisane de certains intervenants sans parfois les nommer. Le meilleur exemple c'est cette réplique qu'a lancée Hafidh Derradji à Rabah Madjer, après le but de la Zambie contre l'Algérie, le commentateur de beIN Sports s'est rappelé que lors d'une émission, la veille Madjer avait déclaré que personne ne battra l'Algérie à Constantine et que l'EN sortira largement vainqueur de cette confrontation. c'était une grave erreur d'appréciation.
En réalité, chaque consultant ou commentateur travaille pour un camp. Hafidh Derradji reste fidèle à hadj Raouraoua l'ancien président de la FAF, tout comme Maâmar Djebbour de la Chaîne III, qui critique souvent la politique de Zetchi. Pour sa part, Rabah Madjer, qui est officiellement conseiller à la FAF, défend Kheireddine Zetchi et sa politique, alors que Mustapha Mazouzi, journaliste controversé, défend le ministre du MJS, El Hadi Ould Ali et égratigne parfois le président de la FAF quand il le faut. Enfin Ennnahar TV, qui a participé à l'élection de Zetchi à la FAF en lui ouvrant grandes les portes de ses studios, se place sur la ligne du pouvoir qui souhaite le limogeage du sélectionneur national Lucas Alcaraz. Enfin, Bencheikh a le droit de critiquer tout le monde, sauf le MCA et le nouveau président du Doyen, Kaci Saïd, chez qui il est salarié. Chaque chaîne de télévision privée tire profit de cette proximité entre les consultants et ceux qui détiennent le pouvoir de décision. Devant cet état de fait, le téléspectateur algérien qui était habitué à la langue de bois de l'ex-Unique, se retrouve perdu dans cette multitude d'avis controversés et cette guerre des mots entre les consultants, dont le seul souci c'est comment augmenter et arrondir leurs cachets.

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