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Le terrorisme, source d'inspiration du cinéma algérien

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Le terrorisme est devenu, ainsi, la première source d'inspiration dans le cinéma algérien et pourtant l'Etat algérien n'encourage pas beaucoup sa production, contrairement aux films sur la Révolution. En 2012, le réalisateur Merzak Allouache a dénoncé la censure de son scénario par le comité de Fdatic: «Le repenti». En réalité, le jury du Fdatic avait apprécié l'idée de son scénario, mais c'est la thématique du repenti, qui intervient en pleine promotion de la politique de Réconciliation nationale, qui a gêné le ministère de la Culture à l'époque. Depuis 2001, aucun film sur le terrorisme n'est apparu à la Télévision nationale. En revanche, de nombreux réalisateurs ont écrit des films à cette période-là, parfois avec la politique du «Qui- tue qui?». C'est le cas du film de Djamila Sahraoui «Barakat», qui a bénéficié d'une aide du Fdatic, mais qui n'a jamais été distribuée en Algérie. En effet, Djamila Sahraoui qui a réalisé des documentaires critiquant le pouvoir, a réussi à s'imposer sur le circuit d'aide aux cinéastes femmes à Dubai, au CNC français puis à Doha Institute. Le soutien d'un producteur français est toujours utile pour une aide étrangère arabe. La majorité des réalisateurs a compris l'importance de la fusion des aides des producteurs arabes et européens. C'est ainsi que Djamila Sahraoui a réussi à berner tout le monde en réalisant son film Yemma. Une histoire tragique qui réunit quatre personnages dans un décor unique et qui a portant associé plusieurs partenaires étrangers. Dubai, Doha, Paris, Tunis, Belgique et même la Francophonie. Parler de la décennie noire et du terrorisme est un créneau aussi pour les cinéastes arabes et africains, comme pour le Tunisien Nouri Bouzid qui a réalisé un excellent film sur la montée du fondamentalisme en Tunisie à travers «Making Of». Quelques années plus tard, le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako, utilise le même procédé des films sur le terrorisme qu'a utilisé Merzak Allouache pour réaliser Timbuktu, quelques mois seulement après l'entrée des terroristes de l'AqmiI dans la ville sacrée malienne. Aujourd'hui, la nouvelle génération de réalisateurs algériens à l'image de Karim Moussaoui, qui a vécu le terrorisme dans son quartier à Sidi Moussa, est en train de poser sa caméra sur les résidus du terrorisme en Algérie. Mais les films le plus représentatifs de la période de la décennie noire en Algérie demeuent les films de Belkacem Hadjadj, «El Manara» et «Rachida» de Yamina Bachir Chouikh. Son mari Mohamed a essayé de revenir sur le courage des femmes dans «Douar Enssa», mais sans succès. Les Algériens en avaient marre de voir des films sur le terrorisme et le montrent bien. D'autres films accompagnent cette période noire de l'Algérie avec des films comme «L'étoile d'Alger» de Rachid Benhadj, «L'héroïne» Cherif Aggoune ou encore «Mémoires de scène» de Rahim Laloui. Ainsi la période de la décennie noire est devenue le thème le plus récurrent dans la dernière production cinématographique algérienne, mais ce ne sont pas tous les réalisateurs qui ont le talent de le porter à l'écran.

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