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Recherche désespérément films algériens pour financer l'Etat

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Peut-on dire que le cinéma algérien est représenté par le court métrage? Non, un cinéma est toujours représenté par le long métrage et surtout pas avec des documentaires. Or, depuis quelques années, l'Algérie produit moins de longs métrages en raison du manque de budget. Tous les films qui ont été financés par l'Etat algérien, l'ont été grâce à une situation économique intéressante dans le passé. Certains films ont bénéficié de budget conséquent mais qui n'ont pas rapporté le succès escompté. Plus de 1000 milliards de centimes ont été dépensés par l'Etat durant 10 ans sans en rapporter quelques millions. La politique de subvention appliquée depuis plus d'une dizaine d'années par le ministère de la Culture, a coulé le cinéma algérien aujourd'hui. Pour faire un film, on est obligé de coproduire avec les Français et devenir minoritaire dans la production. Aujourd'hui les caisses du Fdatic, le fonds d'aide à la production, sont vides et l'absence d'un circuit d'exploitation a complètement affaibli les institutions du cinéma. Quel avenir pour le cinéma sans l'aide de la télévision? L'Entv ne participe plus à la production des films cinéma depuis plus de
15 ans. Cette situation a été encouragée par l'indépendance du ministère de la Culture dans la gestion de ses productions. L'Aarc, qui a bénéficié d'une aide conséquence en argent de l'Etat, a dépensé des milliards dans des films et des documentaires qui ne lui ont rien rapporté. Sa participation au marché du film à Cannes a été un fiasco. L'Algérie n'a vendu aucun film, hormis la coproduction algéro-palestinienne. Même le dernier film de Rachid Bouchareb «La voie de l'ennemi» a été un bide commercial, alors que la participation algérienne a été minime. Il est clair que le cinéma algérien qui n'a jamais encouragé un cinéma commercial et a copié sur le cinéma d'auteur, d'art et d'essai français, s'est laissé piéger par la crise économique du pays. La fin des subventions a signé l'arrêt du cinéma algérien. L'avenir du 7e art algérien est presque incertain. L'échec des derniers films présentés dans le cadre de Constantine 2015 comme El Hanachia, El Boughi ou encore Ben Badis et Le patio ont signé définitivement la fin de la création algérienne. Les cinéastes algériens en fin de carrière n'avaient plus rien à montrer. Alors que la nouvelle génération comme Karim Moussaoui, Narimen Mari, Sofia Djema ou encore Damien Ounouri ont choisi d'aller voir ailleurs en sollicitant les aides internationales, notamment françaises et arabes. Damien Ounouri qui prépare une fresque historique «La reine d'Alger» a déjà obtenu des aides internationales, ceci au moment où le ministère de la Culture reste incapable de terminer le projet L'Emir Abdelkader, qui a été un véritable gouffre financier avec plus de 150 milliards de centimes dépensés sans avoir tourné une minute du film. Il est donc temps de revoir la politique cinématographique et orienter le financement vers des films qui rapportent des fonds à la caisse du Fdatic.

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