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Drahi met la main sur les revues de cinéma

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«Nous tuons la marque Ciné Live, que j'avais cocréée en 1997. Elle n'a plus de valeur aujourd'hui, contrairement à Studio» Laurent Cotillon, directeur du Film français

Quel avenir pour les revues de cinéma, face aux sites Web et aux télévisions de la TNT? C'est la question que l'on se pose quand on découvre que les deux concurrents historiques de la presse cinéma, Première et Studio, font désormais partie de la même famille. Depuis la semaine dernière, le groupe Le Film français (LFF Média) est propriétaire du mensuel Studio Ciné Live, mis en vente par Altice Média. Le groupe avait déjà acquis l'an dernier Première auprès du Belge Rossel. Ce rachat va provoquer un chamboulement dans la périodicité des deux magazines. Le Film français avait mis fin à la concurrence frontale entre les deux titres en passant Première en bimestriel. Maintenant que Studio Ciné Live lui appartient, Première va passer en mensuel. Les 20 000 abonnés de Studio Ciné Live vont être rebasculés sur Première. L'ex-magazine d'Altice Média, né de la fusion en 2009 entre les revues Studio et Ciné Live, ne disparaît toutefois pas.
Le mythique magazine, créé en 1987, va donc renaître sous la forme d'un trimestriel haut de gamme et devra voir le jour à la prochaine cérémonie des César, en février. La nouvelle formule, lancée en novembre 2016 par Le Film français, a été bien accueillie en kiosque malgré sa radicalité. Les ventes au numéro ont progressé de 8,8%, à 20 000 ventes. Les abonnements, eux, ont reculé de 17% (30.000 ventes). Le site Web est reparti sur une pente ascendante avec un doublement des visites en un an (4 millions par mois). Premiere.fr va être refondu en novembre.
Le premier numéro s'était penché sur Terminator 2, 37°2 le matin ou New York 1997. «La nostalgie est une vraie valeur dans le cinéma. C'est un sillon que nous voulions creuser depuis longtemps». La revue reprend le logo de Première dans les années 1980, exploite les archives du magazine et republie les célèbres fiches des films à collectionner du titre.
Le Film français a reçu l'accord des principaux réseaux de salles, comme Gaumont-Pathé, MK2, UGC, Cinéville, Kinépolis ou CGR. Le groupe Le Film français, dont le chiffre d'affaires avoisine les 10 millions d'euros, comporte une branche spécialisée dans la communication et l'événementiel auprès des distributeurs. Il détient depuis 2016 Dixit, un groupe d'édition pour les professionnels du secteur.
Ceci intervient après le départ de Bernard Mourad, fidèle de Patrick Drahi et ancien président d'Altice Media Group et ancien directeur général adjoint de SFR Media (L'Express, Libération, BFM TV, RMC, I24...) en charge du développement France et international, il a avait quitté ses fonctions en 2016 pour rejoindre l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron.

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