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L'arrestation des patrons de MBC, Rotana et ART affaiblit l'Arabie saoudite

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Les dernières arrestations de princes, ministres actuels et anciens, en Arabie saoudite ont soulevé une grande question, celle du positionnement de l'Arabie saoudite en matière d'audiovisuel dans la région sensible du Monde arabe. L'arrestation de trois importants patrons de groupes audiovisuels, remet l'Arabie saoudite dans une position très délicate. Et ces trois responsables ne sont pas des moindres, dont le prince Al Waleed Ben Talal, petit-fils du premier roi d'Arabie saoudite Ibn Saoud. C'est l'une des plus grandes fortunes du monde que le président du Kingdom Holding Company qui détient des parts importantes dans plusieurs sociétés, comme Twitter ou la 21st Century Fox, mais aussi patron de Rotana. Sur la liste, il y a aussi Al Waleed Al Ibrahim, le P-DG du groupe MBC et fondateur d'Al Arabiya, ou encore Saleh Kamel, fondateur du groupe Dalla Al Baraka, un des plus grands conglomérats du Moyen-Orient et surtout ex-patron du groupe audiovisuel ART. Ces arrestations interviennent également en pleine guerre médiatique entre le Qatar et l'Arabie saoudite. Par correction, la chaîne Al Jazeera ne s'est pas trop attardée sur les purges en Arabie saoudite comme pour ne pas tirer sur l'ambulance. Mieux encore, la démission de Saâd El Harriri, le Premier ministre libanais a transféré la crise de l'Arabie saoudite vers le Liban. Lui aussi est à la tête d'un groupe audiovisuel que son père Rafik El Hariri a créé dans les années 2000. A l'arrestation des principaux patrons des groupes audiovisuels saoudiens, s'ajoute la démission du principal patron d'un groupe audiovisuel opposé aux chiites de la chaîne Al Manar au Liban et qui appartient au Hizbollah. La crise politique au Machrek va vraisemblablement déteindre sur la situation géopolitique dans la région du Golfe. La bataille d'influence entre les sunnites conduits par l'Arabie saoudite et les chiites conduits par l'Iran, va aboutir à une véritable guerre des images. Dans le contexte actuel, les Qataris qui sont affaiblis par le blocus émirati et saoudien, semblent tenir bon avec le média qui demeure à l'heure actuelle, le plus influent de la région. Par ailleurs, cette situation confuse dans le Golfe et au Liban a donné des ailes aux chaînes d'information continu, d'expression arabe européennes, comme France 24, BBC Arabic ou encore Euronews arabic. Ces chaînes suivent avec grand intérêt la déstabilisation audiovisuelle dans la région. Le maintien en prison des trois grands ténors des médias arabes saoudiens, que sont cheikh Salah Al Kamel, puissant patron du groupe Dalla Al Baraka, bien connu dans le Maghreb, Waleed Ibrahim, propriétaire du groupe MBC ou encore El Walid Ben Tallal, va affaiblir le programme médiatique saoudien dans la région et surtout touchera les rênes du pouvoir à Riadh.

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