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La star de TF1 dénonce le sondage ethnique du CSA

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Le sondage du CSA sur la diversité en France fait polémique en France. Cette fois c'est le présentateur du «13 Heures» de TF1 et de «Au coeur des régions» sur LCI, Jean-Pierre Pernaut qui a réagi violemment sur son compte Twitter certifié, en déclarant: «Concernant le JT de 13h, qui peut dire ou écrire des conneries pareilles?». Le journaliste du groupe TF1 dénonce un «mépris» envers son édition d'information, ajoutant que les propos tenus sont «honteux et lamentables s'ils viennent vraiment du CSA». Le présentateur star de TF1 reproche en réalité au gendarme de l'audiovisuel de baser son étude sur des statistiques ethniques, ne manquant pas de rappeler que le procédé est «totalement illégal» en France. Parmi les critères retenus par le CSA dans son baromètre annuel, figure en effet «l'origine perçue». Pour établir le degré de représentativité de la population, le CSA trie les personnes en cinq catégories («blancs», «noirs», «arabes», «asiatiques», «autres») selon la perception de leur origine. Les données recueillies sont ensuite compilées sous la forme de statistiques. Cela fait huit ans que, chaque année, le Conseil supérieur de l'audiovisuel publie «un baromètre destiné à évaluer la perception de la diversité de la société française à la télévision selon les critères du sexe, de l'origine, des catégories socioprofessionnelles, du handicap et de l'âge en prenant également en compte des critères qualitatifs (rôle positif, négatif ou neutre des personnes intervenant à l'écran)». Dans son nouveau baromètre, le CSA note «une amélioration de la représentation des personnes vues comme 'non blanches'' à la télévision». C'est la connotation de non-blanc qui a dérangé certains animateurs vedettes des grandes chaînes, notamment TF1 et M6. Ces dernières utilisent rarement les Blancs et les Maghrébins dans leurs programmes, contrairement à Canal+ et France Télévision qui utilisent beaucoup de journalistes et animateurs de couleur dans leurs programmes. Selon le Conseil supérieur de l'audiovisuel, les personnes perçues comme «non blanches» sont «plus représentées dans les fictions que dans les autres programmes (informations, magazines et documentaires).» Le CSA note, dans les fictions, «une faible proportion de personnages perçus comme 'non-blancs'' dans des rôles de héros.». Dans l'ensemble, le nombre de personnes vues comme «noires» est en hausse. Mais «les personnes vues comme 'arabes'', continue le CSA, sont moins nombreuses, leur proportion étant de 22% alors qu'elles représentaient 28% en 2015.» La proportion des personnes vues comme «asiatiques» a également diminué. Une proportion qui est dénoncée par les associations musulmanes et arabes en France et qui souhaitent une plus importante présence dans les médias et dans les télévisions. Depuis l'affaire Merah et surtout les attentats en France, les Arabes et musulmans sont encore mal vus dans les médias et sont de moins en moins invités sur les plateaux de télévision et encore absents comme animateurs ou présentateurs.

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