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Les ambitions cachées de Luc Besson en Algérie

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Luc Besson est un géant du cinéma, mais jamais reconnu dans son pays. Depuis le lancement de son aventure commerciale américaine, il n'a de cesse de perdre du poids. Au point de jeter la clé sous le paillasson. Après l'échec du film Valerian, EuropaCorp doit se serrer la ceinture. La société de production et de distribution de Luc Besson, qui s'est déjà séparée de son pôle de production TV fin 2017, a annoncé lundi dernier qu'elle allait supprimer 22 emplois sur les 79 de sa principale filiale en France. En touchant à ses effectifs, la société de production et de distribution arrive au bout de ses marges de manoeuvre pour rester indépendante. Et pourtant, il y avait comme projet de créer un studio de cinéma dans l'Ouest algérien plus précisément à Sidi Bel Abbès. Mais le projet est tombé à l'eau faute d'autorisation. Les ambitions de Luc Besson en Algérie ont toujours été affichées, mais l'absence de véritable interlocuteur a bloqué les grandes ambitions du Tycoon du cinéma français en Algérie. En 2001, lors de la présentation de Taxi avec Samy Nacery, il est le seul producteur à ne pas venir en Algérie, alors qu'il a manifesté son voeu de réaliser des choses. Le cinéaste le plus complet du cinéma français a été le seul à lorgner l'Algérie. Depuis, le géant du cinéma d'action en France ne cesse de connaître les déconvenues. A la fin novembre, rien ne va plus au niveau financier et à EuropaCorp, sa société de production. La société a enregistré au premier semestre de son exercice décalé 2017-2018 une perte de 70,6 millions d'euros, plus que doublée par rapport à la même période, un an auparavant. Sur son dernier exercice complet, les pertes avaient atteint 120 millions. Ces mauvais résultats sont à mettre sur le compte des contre-performances d'EuropaCorp sur le marché américain, notamment de Valerian mais aussi d'autres films. Valerian et la Cité des mille planètes, sur lequel Luc Besson misait gros, aurait généré 225 millions de dollars de recettes mondiales, mais avait coûté 160 millions de coûts nets de production et 70 millions de frais marketing, n'ont pas arrangé les choses. De plus, la sortie depuis 3 ans de deux opus de Star Wars n'arrangeait pas les choses. Du coup, Luc Besson est obligé de réduire ses effectifs, EuropaCorp arrive au bout de ses marges de manoeuvre pour rester indépendant. Il a fait appel au chinois Fundamental, pour prendre 28% du capital, ce qui lui a permis de renflouer les caisses. Luc Besson, reste toutefois le premier actionnaire avec 31%. Les activités de production TV, dernière partie rentable, ont déjà été vendues pour 10 millions d'euros. D'autres cessions avaient été faites avant, notamment des multiplexes, vendus à Pathé Gaumont fin 2016, et le catalogue musical de la société. Après cette coupe sévère, EuropaCorp mise sur la suite de Lucy et d'autres productions pour rebondir et reprendre du poil de la bête.

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