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L'Algérie et l'Egypte refusent de diffuser les feuilletons à la gloire des Ottomans

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Au Ramadhan passé, la télévision publique avait préféré acheter un scénario que d'acheter une série. Ce Ramadhan, la chaîne Echourouk va investir dans un feuilleton algérien mais tourné en Turquie avec des décors somptueux. Cette politique de production n'obéit pas à une stratégie bien établie, mais suit une trajectoire bien remplie en matière de sujet. Pourtant les Turcs restent depuis quelques années les leaders dans la production de feuilletons. Tout a commencé en 2008 dans les pays arabes avec la diffusion de Noor, Kivanç Tatlitug, le Brad Pitt turc, et la plantureuse Songül Öden sont devenus les idoles du public arabe et par la même occasion algérien. La série a acquis une aura internationale spectaculaire avec un final suivi par 85 millions de téléspectateurs, augurant des succès des séries made in Turkey. D'après une étude d'Euronews menée dans 16 pays arabes, 74% de leur population regardent au moins une série turque. Ce choix est le résultat notamment des thèmes comme l'égalité entre hommes et femmes ou le travail féminin, en abordant des tabous, tels les enfants nés hors mariage, ces feuilletons montrent que l'ouverture est compatible avec les valeurs islamiques traditionnelles. Pour le Monde arabe, la Turquie est un peu l'Occident, les héroïnes turques favorisent l'émancipation de la femme, tout en gardant le cachet musulman.La Turquie produit à un rythme effréné entre 50 à 60 séries par année. Selon le rapport du cabinet Deloitte, 60% des séries durent 90 ou 120 minutes. Ce rythme soutenu demande aux équipes un travail quotidien de 16 heures, créant une main- d'oeuvre bon marché. Mais le plus étonnant dans cette histoire est que la Turquie utilise ce succès pour rappeler à certains pays comme l'Egypte et surtout l'Algérie, leur passé glorieux d'Empire ottoman. L'Egypte et l'Algérie, qui ont vécu une forte présence turques sont d'ailleurs les deux seuls pays qui ont refusé d'acheter les séries références à la puissance ottomane. L'Egypte n'a pas supporté la concurrence des Turcs dans le paysage audiovisuel arabe et surtout le choix du langage syrien pour ses feuilletons. Selon une étude Eurodata, 36% des séries importées sont américaines, tandis que la Turquie est derrière, avec 32%. Les feuilletons turcs s'exportent aujourd'hui dans plus de 140 pays. La valeur de leurs exportations est passée de 10 à 300 millions de dollars entre 2008 et 2016. Et d'ici 2023 [année du centenaire de la République], elle espère générer 2 milliards de dollars via l'export de produits culturels. Cette «Istanbulywood» de l'audiovisuel turc a poussé ces derniers à s'allier avec la Russie pour faire face à la production américaine. Lors du 4e Forum mondial sur le dialogue interculturel, qui s'est déroulé à Bakou (Azerbaïdjan), les ministres de la Culture des deux pays ont annoncé «la coproduction d'une adaptation télé d'une oeuvre du célèbre auteur russe Anton Tchekov».

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