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Samira Hadj Djilani sur les traces de HHC

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La présidente de Rapcit, réseau associatif féminin des professionnels du cinéma et de la télévision, Samira Hadj Djilani, a annoncé dans un communiqué cette semaine, le lancement officiel d'un festival national récompensant les programmes audiovisuels algériens.
Bien sûr, cette démarche louable intervient suite au vide laissé par l'ex-DG de l'Entv, Hamraoui Habib Chawki, qui avait instauré durant plus de 5 ans la manifestation du Fennec d'or, qui récompensait les meilleures productions audiovisuelles algériennes. Le Fennec d'or, l'équivalent des Sept d'or en France (qui a disparu), doté d'une récompense d'une valeur d'un million de DA, avait été lancé en février 2004 et avait récompensé les plus grands noms de l'audiovisuel algérien, dont certains sont morts aujourd'hui, comme Djamel Fezzaz qui avait reçu le Prix du meilleur réalisateur pour son feuilleton El Ouassya (Le Testament). Ce feuilleton qui avait également obtenu le Prix de la meilleure musique, a été attribué à Noubli Fadhel et celui de la meilleure interprétation féminine à Farida Saboundji.
Le Fennec d'or s'était installé dans le paysage audiovisuel algérien comme un véritable rendez-vous des stars. La cérémonie, qui était organisée au TNA, était aussi bien suivie en Algérie, qu'en Tunisie et au Maroc.
Au point d'installer au bout de la 5e et dernière édition, un Prix maghrébin. Les Fennecs d'or avaient également récompensé des figures du cinéma algérien, à l'image du cinéaste algérien Amar Laskri et de plusieurs figures audiovisuelles du Monde arabe, comme l'acteur égyptien Izzat Al-Alaïli, la Syrienne Susan Nadjmeddine, le Libanais Karmen, la Tunisienne Dorra Bouchoucha.
Les Fennecs avaient créé une compétition parfois rude entre les artistes et notamment les réalisateurs et les producteurs. Une bataille avait débuté entre Djaâfar Gassem et Lakhdar Boukhers avec le duo audiovisuel permanent durant les années 2000, Djemaï family et Hadj Lakhdar. Cette compétition audiovisuelle, la première au Maghreb et la deuxième en Afrique du Nord, après le Festival de la télévision du Caire. Mais après le départ de HHC de l'Entv, la manifestation a été abandonnée par les responsables de la communication et de la culture en Algérie. Alors que l'autre manifestation créée par HHC, le Festival du film arabe d'Oran avait été récupéré par le ministère de la Culture, qui l'a institutionnalisé. Depuis, aucun autre producteur ou responsable n'a cru relancer le festival audiovisuel.
Il a fallu attendre 10 ans pour que Samira Hadj Djilani ex- directrice du bureau d'Alger de Khalifa TV, qui n'a pas souhaité lancer sa chaîne de télévision, reprenne l'initiative et l'appelle le Générique d'or. Une appellation qui devrait changer en raison de l'importance de la manifestation dans le paysage audiovisuel algérien.

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